Tunisie

Guerre contre l’Iran : Macron dément Trump, « Non, la France ne participera pas ! »

Emmanuel Macron a affirmé que la France ne participerait à aucune opération militaire visant à ouvrir le détroit d’Ormuz. Un responsable militaire français a confirmé que l’utilisation d’actifs militaires français pour rouvrir le détroit par la force est exclue.


Démentant les rumeurs concernant une possible participation de Paris aux efforts américains visant à ouvrir de force le détroit d’Ormuz, le président français Emmanuel Macron a affirmé que son pays ne s’engagerait dans aucune opération militaire de ce type.

Cette clarification fait suite aux récentes déclarations du président américain qui ont laissé penser à une intervention française au détroit. En effet, Donald Trump avait déclaré, le lundi 16 mars, avoir eu un entretien téléphonique avec Macron, lui attribuant une note de « 8 sur 10 » pour son soutien à la mobilisation des alliés en vue de sécuriser la navigation dans le détroit, tout en suggérant une possible participation française à ces efforts.

En réponse aux propos de Trump, lors d’un Conseil des ministres consacré aux conflits au Moyen-Orient, Emmanuel Macron a rappelé le refus de la France d’un engagement militaire direct. « La France n’est pas partie au conflit », a-t-il insisté et, par conséquent, « la France ne participera jamais aux opérations d’ouverture ou de libération du détroit d’Ormuz dans le contexte actuel ».

Cependant, le président français a précisé que Paris ne rejetait pas l’idée de jouer un rôle ultérieur dans la protection de la navigation : « Une fois la situation apaisée et les bombardements principaux cessés, la France sera prête, aux côtés d’autres nations, à assumer la responsabilité d’un système d’escorte de navires ».

D’après des responsables français, Paris continue de travailler à la formation d’une coalition internationale visant à sécuriser le détroit après une stabilisation de la situation sécuritaire, à condition que cela se fasse sans participation américaine.

Ces initiatives surviennent alors que le rôle des puissances européennes a été relativement affaibli face à l’escalade de la confrontation militaire entre les États-Unis et l’entité occupante d’une part, et l’Iran d’autre part, provoquant des perturbations de la navigation et une augmentation des prix du pétrole.

Dans ce contexte, des sources rapportent que la France a effectué, la semaine précédente, des consultations avec plusieurs pays européens et asiatiques, ainsi qu’avec l’Inde et des États du Golfe, pour envisager un plan de déploiement de navires de guerre afin d’escorter les pétroliers et les navires commerciaux à travers le détroit.

Un responsable militaire français a, pour sa part, confirmé que son pays « se distancie des opérations américaines et sionistes », soulignant que Washington mène des opérations auxquelles la France ne participe aucunement.

Il a précisé que l’utilisation d’actifs militaires français pour rouvrir le détroit d’Ormuz par la force est exclue, ajoutant que toute mission potentielle de protection de la navigation nécessiterait d’abord un cessez-le-feu ou une désescalade, ainsi que des négociations préalables avec l’Iran, dans le cadre d’une mission internationale conjointe.