Gouvernance et santé publique : axe central du projet présidentiel
La stratégie nationale de santé 2030 mise en œuvre par Kaïs Saïed vise à faciliter l’accès aux prestations de santé tout en améliorant la qualité des soins, notamment par la numérisation et le renforcement des soins primaires. Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé, il y a six mois, un financement de 125,16 millions de dollars pour améliorer l’accès à des services de santé résilients et de qualité en Tunisie.

La Tunisie nouvelle investit dans des secteurs capables de stimuler la croissance économique, mais met également un accent particulier sur les enjeux sociaux. Kaïs Saïed a ainsi concentré ses efforts sur la réforme du système de santé, s’appuyant sur la stratégie nationale de santé 2030.
La Presse — Cette stratégie comprend un programme concret visant à améliorer l’accès aux différentes prestations de santé, tout en garantissant une meilleure qualité des soins grâce à une digitalisation efficace et à un renforcement des soins primaires, notamment à travers la médecine familiale et la télémédecine.
Un volet significatif de cette stratégie concerne la lutte contre les maladies chroniques et infectieuses, tout en modernisant les infrastructures de santé et en assurant une répartition équitable des services à travers le territoire. La bonne gouvernance doit aussi intégrer la santé dans toutes les politiques publiques.
Il est important de rappeler qu’autres axes figurent dans ce programme, cher au Président Kaïs Saïed, qui a décidé d’accélérer la mise en œuvre du plan de sauvetage suite aux graves insuffisances qui ont mis en danger la santé des Tunisiens, privés à l’époque de vaccins et de traitements indispensables pour lutter contre la pandémie de Covid-19, qui a causé la mort de milliers de personnes.
Parmi les axes de ce programme, on mentionnera l’impératif de réorganiser les soins de santé primaires (Cssp), le développement de dossiers médicaux électroniques, ainsi que la modernisation des services d’urgence, tout en renforçant la recherche et l’innovation en santé pour rester à la pointe des avancées.
Le programme met aussi l’accent sur la lutte contre les maladies non transmissibles (MNT), responsables de 86 % des décès, et prône la généralisation des campagnes de vaccination et de prévention, comme celle visant à réduire la quantité de sel dans le pain.
En ajoutant la généralisation de la couverture sanitaire et la réduction des inégalités régionales, ainsi qu’une équité sociale dans l’accès aux prestations, la Tunisie vise une amélioration notable de la justice et de la gouvernance au bénéfice de tous les citoyens.
Un autre aspect crucial de ce projet est la modernisation du système d’information sanitaire à travers une infrastructure réseau interconnectant les acteurs, permettant ainsi le développement d’une plateforme de prise de rendez-vous à distance et d’un dossier médical unique, ce qui représente un gain de temps considérable pour toutes les parties impliquées.
La viabilité des initiatives de la Tunisie dans le domaine de la santé est confirmée par l’approbation, il y a environ six mois, par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale, d’un financement de 125,16 millions de dollars, incluant un don de 17,16 millions de dollars du Fonds de lutte contre les pandémies, pour améliorer l’accès à des services de santé résilients, de qualité et mieux préparés aux urgences. L’objectif est de garantir à tous les Tunisiens, en particulier aux plus vulnérables, l’accès à des soins de qualité en temps utile.
En conclusion, la Tunisie nouvelle est résolue à réussir la modernisation de son système de santé afin de le rendre plus efficace, équitable et accessible à tous, en optimisant la prévention et en digitalisant le système d’information, tout en tenant compte des défis posés par les maladies chroniques, qui sont préjudiciables à la santé publique et aux finances de l’État.

