Ghannouchi au crépuscule de sa vie

L’islam politique dans sa version Tunisienne semble à bout de souffle . Des signes manifestes attestent de son effritement progressif , avec un risque accru d’implosion et de désintégration .

Ce qui est certain , c’est que l’époque « Ghannouchienne  » tire à sa fin . Le gourou inamovible , qui a dominé son troupeau pendant plus d’un demi siècle , est fini . Ses menaces de recourir à la rue , de provoquer un chaos généralisé et d’inonder l’Europe de migrants sonnent comme le cri d’une bête en agonie . C’est le chant du Cygne de celui qui sait que son heure est venue .

Son dernier baroud d’honneur , le gourou l’a livré aujourd’hui lorsque de gros noms ont démissionné et que d’autres menacent d’en faire autant . Il suffisait finalement au Chef de l’état de secouer un peu le cocotier pour que cette secte , qui se targuait d’être impénétrable , prenne l’eau de toutes parts et que les rats tapis dans sa soute sautent dans l’eau .

La réunion du Conseil de la Choura qui devait débattre de la marche à suivre face à la nouvelle donne du 25 Juillet , a vite glissé vers un réquisitoire contre le gourou et sa politique .

La réunion a donc été annulée et le patriarche , affaibli et assailli de toutes parts , transféré d’urgence vers une clinique .

Dix années de gouvernance frériste ont suffit pour que les Tunisiens se rendent à cette évidence : La Confrérie qui se drape des oripeaux religieux n’est qu’une grosse supercherie , un canular monté par des puissances étrangères qui veulent pérenniser notre aliénation et notre sous-développement .

À l’intérieur personne n’a volé au secours du vieux qui coule , sa redoutable capacité de mobiliser les masses n’est en fin compte qu’un pétard mouillé , une supercherie de plus .

Ben Ahmed Sobhi