Forum International de l’Alliance des Nations Unies : réhabilitation de la solidarité en Tunisie
Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a prononcé, hier, le discours de la Tunisie lors du débat général de la 11e session du Forum international de l’Alliance des Nations unies pour les civilisations, qui se tient à Riyad les 14 et 15 décembre 2025. Nafti a souligné la nécessité de passer d’une simple « alliance entre les civilisations » à une « alliance pour l’humanité », plaçant la dignité humaine et les droits de l’Homme au sommet des priorités.
Le chef de la diplomatie a présenté la vision exprimée par le Président de la République, Kaïs Saïed, qui estime que la période actuelle nécessite de transitionner d’une simple « alliance entre les civilisations » à une « alliance pour l’humanité », plaçant ainsi la dignité humaine et les droits de l’Homme au cœur des priorités et faisant de l’humain le centre des politiques publiques.
La Presse — Dans le cadre de sa participation à la 11e session du Forum international de l’Alliance des Nations unies pour les civilisations qui se tient à Riyad les 14 et 15 décembre 2025, Mohamed Ali Nafti, ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, a prononcé hier le discours de la Tunisie lors du débat général.
Le ministre a, selon un communiqué du département publié hier soir, souligné au début de son intervention que la tenue du forum sous le thème « Alliance des civilisations : deux décennies de dialogue au service de l’humanité — promouvoir une nouvelle ère de respect et de compréhension mutuels dans un monde multipolaire » représente une étape charnière pour évaluer le parcours de l’Alliance sur vingt ans et examiner les perspectives de renforcement de son rôle face aux changements mondiaux rapides.
Ces transformations nécessitent une plus grande ouverture à de nouvelles approches capables de répondre aux sources de polarisation et d’approfondir la compréhension mutuelle entre les peuples, notamment dans un contexte marqué par la montée des discours basés sur la peur et le repli identitaire, ainsi que par l’intensification des crises culturelles et identitaires.
Nafti a également rappelé ce qui a été affirmé lors du Colloque international organisé par la Tunisie le 17 novembre dernier sur le thème « L’activation du rôle de l’Alliance des Nations unies pour les civilisations dans le soutien à la paix et à la sécurité internationales », à savoir que les défis actuels ne peuvent être dissociés des contextes culturels et intellectuels formant les représentations collectives, et que surmonter la fragilité internationale nécessite la réhabilitation des valeurs de solidarité humaine et la protection du système de l’action multilatérale contre toutes les formes de double standard et de sélectivité.
Dans ce contexte, le ministre a développé la vision du Président de la République, Kaïs Saïed, qui suggère que la période actuelle demande à passer d’une simple « alliance entre les civilisations » à une « alliance pour l’humanité », intégrant la dignité humaine et les droits de l’Homme au sommet des priorités, et faisant de l’être humain le centre des politiques publiques.
Une alliance qui incarne les valeurs universelles sur lesquelles reposent la charte des Nations unies et la Déclaration universelle des droits de l’Homme, favorisant l’égalité entre les peuples, les rapprochant les uns des autres et garantissant leur droit au développement, à la liberté et à la souveraineté.
Nafti a insisté sur le fait que l’approche de l’Alliance en matière de dialogue interculturel ne saurait être complète sans aborder la question palestinienne, considérée comme la blessure la plus profonde du système de justice internationale.
Il a affirmé que les violations persistantes dans les territoires palestiniens occupés et les souffrances humanitaires infligées aux civils imposent une position internationale claire, rétablissant la primauté du droit international humanitaire et garantissant au peuple palestinien l’exercice de ses droits inaliénables, notamment la création de son État indépendant sur l’ensemble de son territoire, avec Al Qods Al Charif comme capitale.
Le communiqué précise que le ministre a indiqué que l’Alliance dispose aujourd’hui d’une opportunité historique pour reconstruire les voies de communication entre les peuples, développer de nouveaux outils de dialogue culturel et renforcer le rôle des jeunes et des femmes en tant que force capable de dépasser les héritages du passé et d’établir de nouvelles conceptions des relations internationales.
Il a également souligné l’importance d’intégrer la dimension numérique dans les efforts de l’Alliance, étant donné l’impact direct de l’environnement numérique sur la formation de l’opinion publique, que ce soit par la promotion des valeurs de tolérance ou, à l’inverse, par la propagation des discours de haine et de désinformation.
À cet égard, il a souligné la nécessité de développer de nouveaux mécanismes pour sécuriser l’espace numérique et y renforcer l’interaction civilisationnelle.
Nafti a conclu son discours en réaffirmant l’engagement de la Tunisie à soutenir le processus de l’Alliance et à collaborer avec tous les partenaires internationaux pour établir un ordre mondial plus juste et équilibré, fondé sur le respect de la diversité culturelle, la promotion du dialogue et la contribution à la préservation de la paix et de la sécurité internationales.
Le communiqué final du Forum de l’Alliance des Nations unies pour les civilisations, adopté par consensus, a également salué le colloque international organisé par la Tunisie le 17 novembre 2025 sur le thème « L’activation de l’Alliance des Nations unies pour les civilisations dans le soutien à la paix et à la sécurité internationale ».

