Tunisie

FMI : Les conséquences de la guerre dépendront de sa durée.

L’impact de la guerre au Moyen-Orient sur l’économie mondiale dépendra de sa durée et des dommages causés aux infrastructures et aux industries de la région, a déclaré mardi le premier directeur général adjoint du FMI, Dan Katz. Des milliers de vols ont, en effet, été annulés entre samedi matin et mardi au Moyen-Orient, certains espaces aériens ayant été fermés, tout comme des aéroports de la région.


Si les réflexions et les pronostics concernant les conséquences de la guerre au Moyen-Orient ont rapidement émergé au moment de son déclenchement, les experts demeurent prudents et estiment qu’il est prématuré de se prononcer de manière définitive.

L’impact de ce conflit sur l’économie mondiale dépendra de sa durée et des dommages infligés aux infrastructures et aux industries de la région, notamment si les hausses des prix de l’énergie se révèlent éphémères ou durables, a indiqué mardi Dan Katz, premier directeur général adjoint du FMI.

Lors d’une conférence intitulée « Future of Finance » à Washington, Katz a souligné que le conflit « a certainement le potentiel d’avoir un impact considérable sur l’économie mondiale à travers une série d’indicateurs, qu’il s’agisse de l’inflation, de la croissance, etc. Mais il est encore trop tôt pour avoir une conviction ferme sur l’impact probable de ce conflit ».

Katz a également précisé que les conséquences économiques découleront des évolutions géopolitiques et de la durée du conflit. Cependant, les répercussions de la guerre se font déjà ressentir à plusieurs niveaux.

Le baril de Brent, référence mondiale, a ainsi franchi lundi la barre des 80 dollars, atteignant son niveau le plus élevé depuis juillet 2024. Des analystes prévoient qu’il pourrait éventuellement dépasser les 100 dollars.

La guerre a également engendré une vague d’incertitude sur les marchés financiers, qui ont enregistré une forte baisse depuis lundi, sous l’effet de la flambée des prix du gaz et du pétrole.

Par ailleurs, le blocage du détroit d’Ormuz perturbe la circulation de nombreux navires dans la zone. Les plus grands armateurs mondiaux, y compris le groupe italo-suisse MSC, le danois Maersk, le français CMA CGM, l’allemand Hapag Lloyd et le chinois Cosco, ont ordonné à leurs navires de se mettre à l’abri, alors que le trafic maritime est paralysé.

Le déclenchement de la guerre a également provoqué des perturbations dans le trafic aérien et, par conséquent, dans le secteur du tourisme : des milliers de vols ont été annulés entre samedi matin et mardi au Moyen-Orient, certains espaces aériens ayant été fermés, de même que certains aéroports de la région.