Express
Le Secrétaire d’Etat chargé de la Transition énergétique a affirmé l’importance du secteur privé dans le développement des énergies renouvelables en Tunisie lors d’une réunion consacrée à l’investissement. La valeur ajoutée brute directe du tourisme à l’économie tunisienne est estimée à 7.844,5 millions de dinars en 2024, représentant 5,2 % de la valeur ajoutée totale générée par l’économie nationale.

Énergies renouvelables
Le secteur privé appelé à renforcer l’investissement
Le Secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique a réitéré l’importance du rôle du secteur privé dans le développement des énergies renouvelables en Tunisie, lors d’une réunion dédiée à l’investissement, aux programmes nationaux et aux mécanismes d’incitation prévus dans le cadre de la stratégie énergétique nationale.
Wael Chouchane a récemment rencontré les membres du bureau exécutif de l’Organisation tunisienne des énergies propres, en présence de cadres supérieurs du ministère, de l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie ainsi que de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz.
Cette rencontre a servi à examiner les stratégies pour accroître la contribution du secteur privé à l’investissement dans le domaine des énergies renouvelables.
Les discussions ont également abordé plusieurs dossiers en lien avec la stratégie énergétique nationale ainsi que les différents programmes actuellement mis en œuvre par le ministère et ses institutions, notamment le programme « Prosol Elec » et le programme « Prosol Elec Économique » destiné aux ménages à revenu moyen.
En outre, le système des autorisations et les possibilités de son amélioration ont été évoqués, en particulier face à l’intérêt croissant des investisseurs pour ce mécanisme. La production d’électricité pour l’autoconsommation à destination des petites et moyennes entreprises a également été discutée, avec un accent particulier sur les principales mesures et incitations prévues par la loi de finances pour l’année 2026.
Enfin, l’accent a été mis sur le rôle central du secteur privé dans le développement des énergies renouvelables au sein de la production nationale d’électricité et dans la mise en œuvre des programmes de transition et d’efficacité énergétiques, en vue de réduire le déficit énergétique et de renforcer la transition de la Tunisie vers des sources d’énergie propres.
Tourisme
La contribution directe à l’économie tunisienne en hausse
« La valeur ajoutée brute directe du tourisme (Vabdt) à l’économie tunisienne est estimée à 7.844,5 millions de dinars (MD), ce qui représente 5,2 % de la valeur ajoutée totale générée par l’économie nationale en 2024, contre 5,1 % au cours de l’exercice 2023 (7.343 MD) », informe l’Institut National de la Statistique (INS) dans une note sur le « Compte Satellite du Tourisme 2023-2024 », publiée récemment. « Si on y ajoute les impôts nets des subventions (227,5 MD), le produit intérieur brut direct (Pibdt) de l’industrie touristique tunisienne s’établirait à 8.072 MD, soit une contribution de 5,1 % au PIB total en 2024, contre 7.529 MD en 2023 (ce qui représente 5 % du PIB) », selon la même source.
Concernant les dépenses touristiques intérieures (DTI), elles ont augmenté, passant de 14.634 MD en 2023 à 16.122,6 MD en 2024, dont 11.817,6 MD (soit 73,3 % du total) sont attribués aux visiteurs internationaux ou non-résidents.
Ces dépenses sont principalement allouées à l’hébergement (37 %), aux produits non spécifiques — services, y compris les services médicaux, et biens, y compris les achats — (22 %), aux services de transport (18 %) et à la restauration et aux boissons (15 %).
Microcrédit
Quatre institutions sommées de réduire leurs taux
L’Autorité de Contrôle de la Microfinance (ACM) a émis quatre nouvelles injonctions à des institutions de microfinance, leur ordonnant de réduire leurs taux d’intérêt nominaux annuels de 525, 350, 300 et 450 points de base. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la mission de surveillance de l’ACM sur la tarification appliquée par le secteur, après deux premières injonctions émises au troisième trimestre 2025, imposant des réductions de 350 et 325 points de base à deux autres institutions.
Selon l’ACM, ces baisses ne sont pas arbitraires. Elles découlent d’une analyse approfondie des déterminants de tarification, consignée dans un rapport détaillé remis à chaque institution. L’étude a révélé que trois des quatre établissements appliquaient des frais disproportionnés par rapport aux services fournis, répercutés sur les clients via des taux jugés excessifs et inéquitables. La baisse imposée a été calculée en convertissant l’excédent de coûts en points de pourcentage, aboutissant à une réduction de 5,25 %, 3,5 % et environ 3 % pour les trois institutions concernées.
La quatrième institution, bien qu’ayant maîtrisé efficacement ses charges opérationnelles, a été sanctionnée pour ne pas avoir répercuté sa performance financière exceptionnelle sur ses clients. Ses taux de sortie ont été jugés disproportionnés par l’ACM. Elle a ainsi été sommée de réduire immédiatement le taux d’intérêt nominal annuel appliqué aux microfinancements destinés aux activités génératrices de revenus de 4,5 %, correspondant à l’excès de rendement de ses capitaux propres et de ses actifs, estimé et converti par l’Autorité.
Ces mesures visent à garantir une tarification équitable dans le secteur de la microfinance, tout en protégeant les clients contre des coûts de financement excessifs.

