Évasion de Mornaguia : procès des 5 détenus prévu le 13 janvier.
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a reporté, vendredi dernier, l’examen de l’affaire concernant l’évasion de cinq « détenus terroristes classés dangereux » de la prison civile de Mornaguia au 13 janvier courant. Quatre de ces fugitifs avaient été capturés le 7 novembre 2023 après s’être retranchés au mont Boukornine, tandis que le cinquième, Ahmed Melki, avait été arrêté le 5 novembre dans la région d’Ettadhamen.
La Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le Tribunal de première instance de Tunis a reporté, vendredi dernier, l’examen de l’affaire de l’évasion de cinq « détenus terroristes classés dangereux » de la prison civile de Mornaguia au 13 janvier courant. Ce report a été décidé afin de poursuivre l’interrogatoire des autres accusés, selon une source judiciaire qui s’est exprimée samedi auprès de l’agence Tunis Afrique Presse (TAP).
Cette affaire remonte à octobre 2023, lorsque cinq détenus particulièrement dangereux s’étaient évadés de la prison de Mornaguia. Parmi eux, des personnes impliquées dans des crimes terroristes majeurs : Nader Ghanmi, Ameur Belazi, Ahmed Melki (surnommé « Le Somalien »), Raed Touati et Alaeddine Ghazouani, d’après les avis de recherche émis à l’époque par le ministère de l’Intérieur.
Quatre de ces fugitifs avaient été capturés le 7 novembre 2023 après s’être réfugiés au mont Boukornine (gouvernorat de Ben Arous), tandis que le cinquième, Ahmed Melki, avait été arrêté le 5 novembre dans la région d’Ettadhamen (gouvernorat de l’Ariana).
Les prévenus retenus dans cette affaire ont comparu devant la Chambre criminelle via le système de visioconférence, depuis la salle d’audience de la prison civile de Mornaguia.
Le tribunal avait déjà examiné l’affaire en décembre dernier avant de la reporter au vendredi 9 janvier, à la demande de la défense qui souhaitait obtenir plus de temps pour préparer ses plaidoiries. Les demandes de mise en liberté provisoire déposées pour certains accusés ont été rejetées par la cour.
Dès le 31 octobre 2023, la ministre de la Justice avait ordonné à l’Inspection générale du ministère de conduire des enquêtes administratives approfondies pour établir les responsabilités. Les autorités sécuritaires et le Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme ont également été saisis.
À ce titre, le juge d’instruction du Pôle a émis, le 16 novembre 2023, des mandats de dépôt à l’encontre de neuf agents pénitentiaires de différents grades, impliqués dans ce dossier d’évasion.

