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L’Association des Amis du Belvédère (AAB) a organisé, samedi 14 février 2026, un atelier placé sous le thème « L’Art et la Nature », au cœur du parc du Belvédère à Tunis. En une décennie, le nombre de palmiers est passé de 2 500 à environ 500 pieds, illustrant l’ampleur des dégâts.
L’Association des Amis du Belvédère (AAB) a organisé, le samedi 14 février 2026, un atelier ayant pour thème « L’Art et la Nature », au sein du parc du Belvédère à Tunis. À travers cette initiative, l’association vise à sensibiliser sur l’importance écologique de la préservation de ce site emblématique, qui englobe non seulement le jardin zoologique mais s’étend sur près de 110 hectares.
### Sensibiliser par la créativité
Sur les ondes de la Radio Nationale, Emna Cherfi, responsable des événements de l’AAB, a précisé que l’association multiplie les activités éducatives et culturelles, en ciblant particulièrement les enfants.
Elle a indiqué que l’objectif est de faire découvrir la richesse écologique et patrimoniale du parc au travers d’ateliers alliant expression artistique et éducation environnementale. « L’art constitue un levier efficace pour transmettre des valeurs de respect et de protection de la nature », a-t-elle affirmé.
### Un patrimoine fragilisé par les incivilités
Cependant, malgré cette dynamique citoyenne, la situation reste préoccupante. Emna Cherfi a alerté sur les nombreuses dégradations dont souffre le parc : accumulation de déchets, dégradation des équipements publics, destruction de bancs et de poubelles.
Elle a souligné la responsabilité humaine dans ce contexte, rappelant que, malgré les efforts constants de la Municipalité de Tunis en matière de collecte des ordures, d’importantes quantités de détritus sont retrouvées quotidiennement sur le site.
### Le palmier, victime du changement climatique
En outre, le parc subit également les conséquences du changement climatique. La sécheresse persistante a affaibli de nombreux arbres, tandis que le charançon rouge du palmier a décimé une grande partie de cette espèce emblématique.
En dix ans, le nombre de palmiers est passé de 2 500 à environ 500 pieds, illustrant l’ampleur des destructions. Ce déclin frappant met en évidence l’urgence d’une mobilisation collective pour sauvegarder ce poumon vert de la capitale.

