Tunisie

Énergie : la Tunisie doit accélérer ses projets face à un déficit record.

Une réunion organisée mardi par la commission des plans de développement et des grands projets du Conseil national des régions et des districts (CNRD) a permis de mettre l’accent sur la nécessité d’accélérer la réalisation des projets énergétiques structurants et prioritaires. Chouchane a rappelé que le déficit énergétique en Tunisie « s’est aggravé de manière notable », pour atteindre environ 6,3 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2025, soit près de 65 % des besoins nationaux.


Une réunion s’est tenue mardi, organisée par la commission des plans de développement et des grands projets du Conseil national des régions et des districts (CNRD). Elle a mis en avant la nécessité d’accélérer la réalisation des projets énergétiques structurants et prioritaires pour faire face aux défis du système énergétique.

Consacrée à l’examen de « la transition énergétique et les concessions et le plan de développement 2026-2030 », cette réunion a eu lieu en présence de Wael Chouchane, secrétaire d’État chargé de la transition énergétique auprès de la ministre de l’Industrie, des mines et de l’énergie, ainsi que des cadres du ministère et des représentants des institutions concernées.

Chouchane a rappelé que le déficit énergétique en Tunisie « s’est aggravé de manière notable », atteignant près de 6,3 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2025, soit environ 65 % des besoins nationaux, selon un communiqué du CNRD.

Ce déficit est notamment dû à la baisse de la production nationale et à l’augmentation du coût du gaz naturel, ce qui impacte le budget de subvention de l’énergie, qui a atteint des niveaux très élevés, avoisinant 9 % du budget de l’État.

Chouchane a souligné que la transition énergétique est un levier essentiel pour soutenir la croissance économique et réduire les émissions de carbone.

Il a précisé que la feuille de route pour la période 2026-2030 sera centrée sur l’accélération des projets d’énergies renouvelables et le renforcement des programmes d’efficacité énergétique, tout en soulignant le potentiel du secteur.

Le secrétaire d’État a également mentionné le rôle du système des concessions dans le développement des investissements dans le secteur de l’énergie, ajoutant que ce mécanisme a permis de créer environ 300 postes permanents en 2023.

Il a également abordé le projet ELMED, dont la capacité de production est estimée à environ 600 MW pour un coût d’environ 840 millions d’euros.

Il a estimé que ce projet pourrait renforcer la production d’électricité et offrir de nouvelles perspectives à la Tunisie, notamment vers le marché européen.

Chouchane a également passé en revue les principaux programmes d’efficacité énergétique, notant qu’ils représentent un pilier fondamental pour limiter la demande en énergie, réduire les coûts de production et alléger la pression sur le budget de l’État.