En réponse au ministre de l’Intérieur

Le ministre de l’intérieur

Qui a mobilisé les hommes de la Tunisie et leurs armes au service des recrues de l’ennemi sioniste ? Et quand vous débarrasserez-vous du complexe du juif ?

Pour détourner l’attention du cœur du crime, on a dit que le groupe des sionistes était à 4 km de la maison du martyr Abou Jihad. D’abord, la distance, plus ou moins éloignée, ne nous intéresse pas, bien qu’ils étaient à proximité, dans le sens touristique, comme vous le confirmez, à moins que vous ne considériez les choses sous un angle sécuritaire où les distances se mesurent en centimètres ou sur des valeurs géo-sécuritaires. C’est effectivement une opération sécuritaire mais lisse. Il ne s’agit pas de la demeure en soi, mais du sol tunisien en long et en large, comme il ne s’agit pas d’un leader, mais de toute la cause, y compris celle de tous les martyrs.

Ecoutez les déclarations de la veuve du martyr au sujet de la zone de sécurité dans laquelle il a été assassiné.

Il n’est pas vrai non plus qu’ils n’avaient pas de passeports sionistes, ils sont de fait sionistes et ne peuvent ne pas l’être. Le sionisme est une politique, une culture, une doctrine, une fonction … L’affaire n’est pas qu’ils vous avaient montré des passeports sionistes ou qu’ils les avaient gardé en poche, comme des talismans. Et sans tenir compte des passeports, ils ne peuvent être apatrides. Tout le monde sait qu’un régime spécial est adopté pour ces voyages, en coordination avec les agences de voyages et les ministères du tourisme, des affaires étrangères et de l’intérieur. Tout le monde sait que ce n’est pas une affaire de religion et de judaïsme, mais de politique qui concerne la majorité des Juifs, l’histoire de l’Etat-national juif, la loi de la judaïté de l’État, la loi sioniste de retour (à la terre promise) et la loi de l’allégeance à la culture, qui s’appliquent à tous les juifs où qu’ils soient. N’oublions pas la loi sioniste de conscription appliquée à ceux que vous avez reçus, les lois criminalisant les campagnes de boycott et les projets de lois considérant l’antisionisme comme de l’antisémitisme. Et plus encore …

En poussant davantage, nous pensons qu’une strangulation sécuritaire sioniste s’exerce sur la Tunisie avec différents moyens de pression locaux, régionaux et internationaux évidents ; nous l’avons proclamé plus d’une fois dans la rue, et même dans vos bureaux officiels, à chaque fois que nous vous demandions l’autorisation de manifester et que vous nous la refusiez. Selon notre entendement, c’est donc du tourisme sécuritaire et du tourisme politique exploratoire et prospectif pour créer des filières de propagation, de liaisons et d’implantation des intérêts, dans le vrai sens du terme, qui pourraient prochainement apparaître dans le projet de l’accord économique du siècle dans le bassin méditerranéen, s’il n’est pas sabordé par la résistance. Et elle le coulera.

Il est également clair que les politiques de sécurité adoptées tout au long de ces mois sont soumises aux diktats de l’axe du terrorisme, de la dépendance et de la normalisation islamo-sioniste, conformément aux intérêts de la sécurité nationale sioniste. Nous l’avons particulièrement relevé lors du pseudo Sommet arabe. Nous l’avons dit dans la rue, parmi les gens. Il est probable que certaines parties, anciennes ou récentes, intervenant dans la sécurité nationale de l’Etat tunisien, sont responsables de ce qui se passe dans le cadre de certains plans et certaines politiques, et ont leurs propres calculs, dont ceux relatifs à la gouvernance. C’est évident, puisque cela se produit.

Comme nous l’avons démontré précédemment, c’est donc une guerre de normalisation et une guerre d’infiltration sécuritaire. En clair, il s’agit d’une transaction financière et de la démolition de la doctrine militaire et sécuritaire nationale tunisienne. Autrement dit, de d’argent pour une reddition. Notre cher Gouvernement tunisien estime nécessaires les vagues de normalisation autant que les vagues de protestation contre la normalisation, et il a normalisé avec les deux. Désormais, il considère l’honorable résistance à la normalisation comme un marché, une opportunité et un atout pour soutirer de l’argent à l’axe wahhabo-sioniste mondial et pour consolider son pouvoir.

De par la nature du sujet, nous nous attendions à ce que le ministère de l’intérieur conseille à René Trabelsi de divaguer en tenant un propos contraire à la réalité, à la vérité, aux normes, à la décence, à la diplomatie, à la loi et à la Constitution … Il est, bien sûr, non concerné par tout cela et n’a pas le droit d’intervenir en matière de sécurité nationale, de politique étrangère et de discours civil, rationnel, pacifique et civilisé de l’État. Auparavant, nous nous attendions à ce que le gouvernement ordonne au ministère de l’intérieur de travailler sur le communiqué et le non-communiqué et de marteler la campagne médiatique de déni et d’abrutissement.

Ceux qui œuvrent à la judaïsation politique de la Tunisie et à sa sionisation idéologique échoueront. Et ceux qui, par une manipulation ratée des esprits, veulent faire croire qu’aucun sioniste n’est entré ni sorti et qu’un fantôme sioniste sans identité est passé par là, sont semblables à ceux qui disent que c’est le Mossad sioniste. Lors des agressions et des crimes terroristes sionistes, celui-ci, en effet, pénètre le territoire et le quitte clandestinement. Les faits sont ensuite découverts et dévoilés. Là, nous vous mettons au défi de tenir une conférence de presse au ministère de l’Intérieur pour révéler votre stratégie quant à la lutte contre le sionisme, de façon structurale et non informationnelle.

En notre qualité de chercheur et en tant que patriote, nous affirmons que le complexe du juif est le cœur de la disparition de l’entité occupante et qui l’obnubile, et nous assurons que la cellule des cerveaux des services de renseignement sionistes a déjà échoué et échouera encore à pénétrer la conscience de la grande majorité du peuple tunisien.

Tôt ou tard, nous libérerons notre patrie.

Par Salah Daoudi