Tunisie

Drogue à l’école : Saïed s’oppose aux poisons de la jeunesse

Le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu hier, au Palais de Carthage, MM. Khaled Nouri, ministre de l’Intérieur, Noureddine Nouri, ministre de l’Éducation, ainsi que Sofiene Bessadek, secrétaire d’État chargé de la Sécurité nationale. Le Président a regretté que la Tunisie, qui aurait dû être exempte d’analphabétisme, connaisse une hausse du décrochage scolaire, ajoutant que l’atteinte portée à la faculté de pensée libre a engendré un « analphabétisme masqué », plus dangereux encore que l’incapacité à lire et à écrire.


Face à la propagation inquiétante de la drogue dans les établissements scolaires, le Président Kaïs Saïed appelle à une mobilisation générale. Il met l’accent sur la nécessité d’une sécurité renforcée, d’une sensibilisation quotidienne et d’une réforme en profondeur du système éducatif.

Hier, au Palais de Carthage, le Président de la République, Kaïs Saïed, a reçu Khaled Nouri, ministre de l’Intérieur, Noureddine Nouri, ministre de l’Éducation, et Sofiene Bessadek, secrétaire d’État chargé de la Sécurité nationale.

Lors de cette réunion, le Chef de l’État a souligné l’importance de protéger les élèves contre le fléau de la drogue, qui s’est étendu à l’intérieur et aux alentours des écoles et des lycées. Il a insisté sur la nécessité d’assurer des patrouilles sécuritaires permanentes, avertissant que ce phénomène, qui s’aggrave chaque jour, cherche à désagréger la société. L’action, a-t-il ajouté, ne doit pas se résumer à une approche strictement sécuritaire ou à la lutte contre les réseaux de trafic ; elle doit impliquer tous les efforts, notamment en consacrant chaque jour une partie des cours à la sensibilisation aux dangers de ces poisons. Il a précisé que l’unique antidote réside dans l’éducation des esprits et une instruction civique qui préserve l’État, son unité et la cohésion de la société au sein des familles, des établissements éducatifs et au-delà.

Le Président de la République a rappelé l’importance cruciale du secteur de l’éducation et de l’enseignement, qu’il considère comme un secteur de souveraineté. Il a noté qu’il n’est pas fortuit que la Constitution prévoit la création d’un Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, qui sera bientôt établi pour entamer ses travaux et corriger les choix erronés adoptés dans ce domaine. Il a indiqué qu’aucune erreur dans ce secteur ne peut être rectifiée avant au moins deux décennies. De plus, il a exprimé son regret face à la hausse du décrochage scolaire en Tunisie, qui aurait dû être dépourvue d’analphabétisme. Il a ajouté que l’atteinte à la liberté de pensée a engendré un « analphabétisme masqué », plus dangereux que l’incapacité à lire et à écrire.