Tunisie

Diaspora tunisienne : nouvelles règles de nationalité française en 2026

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, tous les candidats à la nationalité française devront démontrer une maîtrise du français correspondant au niveau B2 et, pour certains, réussir un examen civique obligatoire. Les demandes de nationalité déposées avant janvier 2026 ne sont pas soumises à ces nouvelles obligations.


À partir du 1er janvier 2026, la procédure d’acquisition de la nationalité française sera modifiée par deux évolutions majeures, qui concernent spécifiquement la diaspora tunisienne en France ainsi que tous les candidats à la nationalité française.

La Direction générale des étrangers en France a annoncé que l’obtention de la nationalité nécessitera dorénavant un niveau de maîtrise du français équivalent au B2 et, pour certains candidats, la réussite d’un examen civique obligatoire. Ces mesures visent à renforcer l’intégration des demandeurs en garantissant une meilleure connaissance de la langue et des valeurs républicaines.

Le premier changement significatif concerne le rehaussement du niveau de langue. Tous les candidats à la nationalité française, qu’ils sollicitent une naturalisation, une réintégration ou une acquisition par déclaration (mariage, ascendant, frère ou sœur d’un Français), devront démontrer une maîtrise du français à l’oral et à l’écrit correspondant au niveau B2 du Cadre européen commun de référence pour les langues.

Cette exigence pourra être validée par un diplôme français ou un test linguistique reconnu internationalement, tel que le DELF ou le DALF. Ce niveau supérieur remplace les standards précédents et représente une étape importante pour les Tunisiens vivant en France désireux d’entamer la procédure à partir de 2026.

Le second changement concerne l’examen civique, qui s’applique uniquement aux demandeurs par naturalisation ou réintégration. Ce test, sous forme de QCM de 40 questions, évalue la connaissance des institutions françaises, des droits et devoirs, ainsi que de l’histoire et de la société françaises. Pour réussir, le candidat doit obtenir au moins 32 réponses correctes en 45 minutes.

Des aménagements ou des dispenses sont prévus pour les personnes présentant un certificat médical ou rencontrant certaines difficultés particulières. Comme auparavant, un entretien en préfecture reste obligatoire pour tous les demandeurs, qu’ils passent par décret ou par déclaration.

Ces nouvelles mesures concernent directement la diaspora tunisienne résidant en France, qui est l’une des communautés les plus nombreuses de demandeurs de nationalité. Tous ceux qui soumettront une demande à partir de janvier 2026 devront se conformer à ces nouvelles règles, tandis que les renouvellements ou demandes antérieures ne seront pas soumis à ces obligations. Selon les autorités françaises, ces évolutions s’inscrivent dans un objectif plus large d’intégration et de maîtrise linguistique, en accord avec la loi sur l’immigration et l’intégration récemment adoptée.

Pour les Tunisiens vivant en France, cette réforme implique une préparation accrue. Il ne suffira plus de justifier d’un niveau élémentaire de français, mais il faudra atteindre un niveau B2 et, le cas échéant, se préparer à l’examen civique. Les sources officielles, dont la Direction générale des étrangers en France et le site service-public.fr, fournissent toutes les informations détaillées sur les modalités et les conditions d’aménagement pour ceux qui en ont besoin.

En résumé, à partir de 2026, l’acquisition de la nationalité française sera plus exigeante sur le plan linguistique et civique. Pour la diaspora tunisienne, ces deux changements représentent à la fois un défi et une opportunité : mieux maîtriser la langue et les valeurs françaises afin de faciliter l’intégration et sécuriser l’accès à la nationalité.