Tunisie

Commentaire : L’idée et le concept en question

En Tunisie, il existe un besoin d’un nouveau discours qui rompe avec les idées reçues et les recettes préétablies pour garantir les conditions de succès de la transformation. Le concept démocratique, concrétisé par la Constitution de 2022, inclut la création du Conseil national des régions et des districts, permettant à la base de contribuer aux choix et décisions politiques du pays.


En Tunisie, comme dans de nombreux pays, il existe une abondance d’idées, mais le véritable enjeu réside dans le concept. Les idées représentent une vision globale et abstraite, tandis qu’un concept constitue le cadre essentiel pour donner du sens à ces idées afin qu’elles deviennent une réalité. Bien que l’on puisse avoir des milliers d’idées, peu d’entre elles se transforment en véritables concepts.

Pour assurer la réussite de cette transformation, la Tunisie a besoin d’un nouveau discours porteur d’espoir, de changement et, surtout, de crédibilité. Ce discours doit rompre définitivement avec les idées reçues et les solutions préétablies.

Chaque pays possède sa propre réalité, ses aspirations légitimes à la liberté et son droit inaliénable à défendre sa souveraineté. Ainsi, le concept représente le développement naturel et légitime de l’idée, constituant une construction intellectuelle qui rend l’idée réalisable et compréhensible.

Dans la vision politique de Kaïs Saïed, les termes « idée » et « concept » se rapportent à sa perception unique de la gouvernance et de la souveraineté nationale. Pour lui, l’idée centrale est le retour du pouvoir au peuple souverain. Il estime que les structures politiques intermédiaires ont trahi la révolution de 2011 et qu’il est temps de redonner au peuple sa place centrale pour qu’il puisse exprimer son choix final.

La finalité de tout système politique est de servir le citoyen et d’être entièrement à sa disposition. Il est également crucial de libérer les esprits pour qu’ils puissent apporter une contribution efficace à la construction d’une nouvelle Tunisie où il fait bon vivre. Ce concept, la démocratie par la base, a été materialisé par la Constitution de 2022 et la mise en place d’une seconde chambre parlementaire : le Conseil national des régions et des districts. Ce dispositif permet à la base de participer pleinement aux choix et décisions politiques du pays.

De plus, le Président de la République souligne constamment la nécessité de mener une guerre de libération nationale pour préserver la dignité des Tunisiens, où qu’ils se trouvent, à travers la consolidation d’un État social viable.

Une autre réalisation significative du Président Kaïs Saïed est la préservation de l’unité de l’État tunisien. Avant le 25 juillet 2021, près de quarante institutions fonctionnaient de manière indépendante, sans coordination aucune entre elles ou avec les autres institutions de l’État, ce qui représentait un véritable danger pour l’unité de l’État, ses décisions et sa souveraineté.

La création de ces institutions dites constitutionnelles visait à affaiblir l’État et à semer le désordre de manière intentionnelle. Face à cette anarchie héritée de la décennie noire, le Président de la République a pris position en faveur de la renaissance de l’État tunisien.