Bureaux d’emploi : Des services modernes, efficaces et réactifs en perspective
La nécessité de doter les bureaux d’emploi d’équipements de pointe et digitaux, ainsi que d’améliorer la qualité des services, est au centre des priorités nationales en matière d’emploi et de formation professionnelle. Un diagnostic lucide de la situation actuelle a été souligné, ainsi que l’importance de renforcer les compétences des agents des bureaux d’emploi à travers la formation continue.

La nécessité d’équiper les bureaux d’emploi avec des technologies avancées et numériques, d’améliorer la qualité des services et de traiter les demandes d’emploi, ainsi que d’assister ou d’accompagner les démarches, en particulier celles des diplômés au chômage, sont des priorités nationales en matière d’emploi et de formation professionnelle. La clé du renouveau social et de l’intégration professionnelle réside ici.
La Presse —Face à la persistance du chômage, notamment parmi les diplômés de l’enseignement supérieur, les bureaux d’emploi se trouvent à un tournant. Autrefois considérés comme de simples guichets administratifs, ils doivent aujourd’hui redevenir de véritables passerelles vers l’insertion professionnelle.
Cette ambition nécessite une modernisation profonde, tant des outils que des pratiques et des ressources humaines, pour répondre de manière plus adéquate aux attentes des demandeurs d’emploi. Dans ce contexte, une réunion de travail s’est récemment tenue au ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle pour faire le point sur la mise en œuvre des objectifs des bureaux d’emploi, du travail indépendant et des espaces d’initiative durant l’année écoulée.
Les participants ont également discuté des priorités pour l’année 2026, ainsi que de diverses propositions visant à améliorer la gouvernance des directions régionales de l’Agence nationale de l’emploi et du travail indépendant (Aneti).
Le défi est clair. Il s’agit de dresser un diagnostic précis de la situation actuelle et de poser les fondations d’une réforme plus ambitieuse des services publics de l’emploi.
Amélioration des prestations offertes
Lors de cette rencontre, la nécessité de mettre en œuvre les recommandations relatives à l’amélioration des prestations des bureaux d’emploi, tant au niveau central que régional, a été soulignée. Cette amélioration ne peut se limiter à des réaménagements administratifs, mais doit surtout transformer la relation entre l’agent et le demandeur d’emploi.
Sur le terrain, de nombreux diplômés au chômage soulignent un manque d’écoute, un accompagnement souvent standardisé et peu adapté à leurs profils, ainsi que des procédures jugées longues et déconnectées des réalités du marché du travail. Ces dysfonctionnements nourrissent un sentiment de frustration et d’abandon chez une jeunesse déjà vulnérable en raison de l’absence de perspectives professionnelles claires.
Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre des objectifs des bureaux d’emploi, les responsables gouvernementaux ont récemment souligné l’importance d’améliorer les services des bureaux d’emploi au niveau central et régional et la nécessité de renforcer les compétences des employés, ainsi que de moderniser les outils et méthodes d’orientation et d’accompagnement des demandeurs d’emploi.
Vers le renforcement des compétences
Conscient de ces défis, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaouad, a mis en avant l’importance de renforcer les compétences des agents des bureaux d’emploi, notamment par le biais de la formation continue et du développement des savoir-faire en orientation, en accompagnement personnalisé et en conseil professionnel.
La modernisation des outils et méthodes de travail a également été présentée comme un levier essentiel pour offrir des services plus efficaces, plus transparents et mieux adaptés aux besoins réels des demandeurs d’emploi. Au-delà des chiffres et des objectifs fixés à l’horizon 2026, une véritable transformation culturelle est attendue : des bureaux d’emploi plus modernes, plus réactifs, soutenus par des agents attentifs, capables d’accompagner les diplômés au chômage dans la construction de parcours professionnels réalistes, qu’il s’agisse d’un emploi salarié ou d’un projet de travail indépendant.
Dans un contexte économique et social marqué par les incertitudes, la réforme des bureaux d’emploi se présente ainsi comme un levier stratégique pour restaurer la confiance entre l’administration et les citoyens, et surtout pour redonner espoir à toute une génération en quête d’opportunités, de dignité et de reconnaissance.

