Au nom du fils , du gendre et du frère

I – On ne voit que lui à coté de l’homme fort, le cheikh : son gendre, Bouchlaka. Un vaut rien, poursuivi par des affaires qui traînent.

Il l’emmène dans ses voyages et ne manque aucune réunion avec les ambassadeurs et les grands de ce monde.
Le cheikh forme le petit pour prendre sa succession.
Il fait des jaloux au sein d’Ennahdha et des furieux dans le pays contre ses pratiques, son sourire, ses grimaces et son ventre qui grossit.
Il nous rappelle les Chiboubs, les Trabelsis et les Matris, mais eux se contentaient de ramasser l’argent.
Bouchlaka est plus gourmand, il veut les deux : l’argent et le pouvoir pour protéger son argent.
Les gendres de Ben Ali ont, en partie, causé sa perte.
Le gendre du cheikh lui causera des ennuis, car il ne peut compter indéfiniment sur son leadership et ses pouvoirs. L’avenir nous le dira.

L’histoire du gendre avec le cheikh, nous rappelle celle de l’ancien président BCE avec son fils qui fut un désastre.
Il a réussi à détruire Nidaa, le premier parti qui visait à créer l’équilibre face aux islamistes.
Le bougre a rendu un énorme service à Ennahdha qui lui a renvoyé l’ascendeur. Ils lui ont assuré une retraite dorée au Qatar. Prends tout, dégage, on ne veut plus te voir; lui aurait-on dit.
Il a salit la mémoire de son père qui après avoir eu de belles funérailles, tombera aux oubliettes de l’Histoire.on oublie.

II – Venons-en à KS le nouveau venu président.
Le nom du frère de celui qui occupera Carthage, est dans tous les médias. Un certain Naoufel Saied.

Des rumeurs circulent. On dit que c’est lui qui a tout organisé, que son frère lui doit sa réussite, qu’il est son éminence grise.
ll ne sera pas au devant de la scène, mais c’est à lui que reviendra la charge de nommer les conseillers du président.
Un homme de l’ombre !

Si les rumeurs sont justes, la Tunisie n’est pas sortie de l’auberge. Espérons qu’on ne s’est pas débarrassé des gendres (les Trabelsis), du fils (wild El Béji) pour se taper un gendre (Bouchlaka) et un frère (Naoufel).

Conseil pour le frère de KS : retenir la leçon algérienne.
L’image de Said, frère de Boutaflika, tète baissée, humilié, escaladant les marches du tribunal, ne doit pas le quitter.
Said moisit dans une prison en Algérie.
Je ne souhaite pas le même sort à Naoufel.

Je lui dirais simplement que les peuples, peuvent être dupés pour un certain temps, qu’ils sont patients, mais leur revanche est terrible.

Tahar Labbassi

Lire : La Ligue de Tunisie pour la Culture et la Pluralité, matrice islamo-révolutionnaire de Kaïs Saïed