Annulé…à qui la faute ?

La Tunisie affronte cette crise du Corona, une crise sans précédent, avec une économie exsangue et des finances publiques sévèrement affaiblies.

Entre autres évènements ayant aggravé ces difficultés il faut mentionner l’annulation par le FMI du reliquat du dernier crédit obtenu par la Tunisie en 2016. En effet la Tunisie avait obtenu en 2016 auprès du FMI un crédit de 2,8 milliards de Dollars (8,2 milliards de Dinars) dans le cadre d’un programme de réformes sur lesquelles la Tunisie s’était engagée. Mais la Tunisie n’a obtenu sur ce crédit que 1,6 milliards de Dollars. Le reliquat de 1,2 milliard de Dollars (3,5 milliards de Dinars) a d’abord été suspendu par le FMI en janvier. Il a maintenant été annulé. Vous avez bien lu ANNULÉ. Définitivement.

Ce reliquat a été annulé parce que la Tunisie n’a pas tenu ses engagements de réaliser les réformes. Il s’agit bien d’une « sanction » essuyée par la Tunisie. Il faut rappeler à cet effet que les crédits du FMI sont de loin les moins chers en termes de taux d’intérêt (2% par rapport à 8% sur le marché financier international). La perte pour la Tunisie est donc énorme. Et cette perte ne se chiffre pas seulement en termes de différentiel de taux d’intérêt. Elle est de loin plus importante.

Deux questions doivent être posées:

1- À qui la faute

2- Que faudrait-t-il faire

Ezzeddine Saidane