Tunisie

Aïd el Adha : les prix des moutons augmentent cette année

Cette année, les moutons de l’Aïd vont se vendre en moyenne à 1 100 dinars, contre 1 000 dinars l’année dernière, selon les estimations des professionnels du secteur. Maïdani Dhaoui, président du syndicat des agriculteurs (Synagri), a souligné que l’alimentation des ovins représente entre 50 et 70 % du coût total d’élevage, avec un prix d’une balle de foin à près de 46 dinars.


Cette année, les moutons destinés à l’Aïd devraient se vendre à un prix supérieur à celui de l’année précédente. Un animal qui se négociait en moyenne à 1 000 dinars en 2022 pourrait atteindre 1 100 dinars, voire plus, selon les prévisions des professionnels du secteur.

Sur les ondes de Mosaïque FM, Maïdani Dhaoui, président du syndicat des agriculteurs (Synagri), a précisé que cette légère augmentation était le reflet des difficultés persistantes rencontrées par les éleveurs, confrontés à la hausse continue des coûts de l’élevage et des charges de production.

La filière ovine subit également une diminution du cheptel, résultant directement de la réduction de l’alimentation naturelle due à plusieurs années de sécheresse.

Alors que l’alimentation des ovins représente entre 50 et 70 % du coût total d’élevage, le prix d’une balle de foin de 14 à 16 kg est aujourd’hui proche de 46 dinars, et les dépenses saisonnières pour les fourrages peuvent atteindre jusqu’à 1,6 million de dinars, a indiqué le président du syndicat. Cette hausse des charges rend la gestion du cheptel de plus en plus compliquée pour les éleveurs.

Selon Maïdani Dhaoui, les mesures temporaires, telles que l’importation de viande pour stabiliser le marché et limiter la spéculation, n’ont pas suffi à redresser un secteur en crise, et les éleveurs appellent désormais à des solutions structurelles et radicales pour relancer durablement la filière.

Parmi les recommandations avancées, il s’agit, plutôt que de dépendre de l’importation de viande, de fournir un soutien financier aux professionnels du secteur, en accordant des crédits sans intérêt aux petits éleveurs pour leur permettre d’acquérir des brebis productrices, contribuant ainsi à reconstituer progressivement le cheptel ovin national.