Agression américano-sioniste contre l’Iran : leçons de la Tunisie du 25 juillet
Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé vigoureusement les agresseurs et a exhorté les hommes libres du monde à s’attacher à la légalité internationale. La Tunisie a favorisé le recours au discours de la raison pour stigmatiser les agresseurs lors de l’agression américano-sioniste sur l’Iran.
Loin des réactions émotives et en rejetant les analyses des chroniqueurs et des pseudo-spécialistes de la géostratégie, le ministère des Affaires étrangères a clarifié sa position dans un communiqué dénonçant fermement les agresseurs. Il a également appelé les hommes libres du monde à s’attacher, avec détermination, à la légalité internationale et aux institutions qui la défendent, même si Trump les prive de ressources et que Netanyahu bombarde et tue des personnels médicaux.
La Presse — Une fois de plus, la Tunisie se distingue par des positions alliant courage et réalisme, plaidant pour que la voix de la raison prévale sur les dérives, quelle qu’en soit l’origine et les auteurs. En réaction à l’agression américano-sioniste contre l’Iran, la Tunisie a privilégié un discours de raison, rejetant l’émotion, pour stigmatiser les agresseurs et leur rappeler que l’injustice est une voie sans issue et que la souveraineté des peuples prime sur toutes considérations, ne devant jamais faire l’objet de calculs politiques ou géostratégiques, malgré les interventions des experts et chroniqueurs depuis samedi dernier.
Concernant la position de la diplomatie tunisienne, exprimée de manière posée alors que les réactions émotives commençaient à laisser place à une réflexion mesurée, il est évident que le communiqué du ministère des Affaires étrangères s’est appuyé sur un riche patrimoine et un vocabulaire fidèle aux principes qui fondent la diplomatie tunisienne depuis près de sept décennies. Lorsque feu le leader Habib Bourguiba prenait des positions au Conseil de sécurité et dans les instances africaines et arabes (malgré quelques erreurs que l’on préfèrerait oublier), celles-ci correspondaient aux attentes des nations en quête de paix, de liberté, de dialogue, et de respect des spécificités culturelles ainsi que des appartenances idéologiques ou intellectuelles des peuples.
Dans le communiqué du ministère, on perçoit l’esprit et la culture promus par le Président Kaïs Saïed, visant à restaurer la noblesse de notre diplomatie, permettant à nos diplomates de jouer leur rôle d’apaisement des tensions, quelle que soit leur intensité, et d’amener les parties en conflit à des négociations, basées sur le respect de la souveraineté des peuples dans toutes ses dimensions, notamment en ce qui concerne la liberté de décision nationale, loin des pressions et des promesses douteuses.
Pour la Tunisie, une constante fondamentale guide ses positions diplomatiques : la suprématie de la légalité internationale, même si certains pays, tant en Occident que dans le monde arabe, semblent y renoncer, allant jusqu’à qualifier les partisans de cette légalité de naïfs, dépassés par les évolutions modernes et accrochés à des idées ne séduisant même plus leurs propres auteurs.
Aujourd’hui, notre pays, fidèle à ces fondamentaux et plus déterminé que jamais à participer à l’émergence d’un nouvel ordre mondial juste, équilibré et solidaire, persiste, sous la direction éclairée de son Président, à rappeler au monde que les idéaux et valeurs essentiels de paix, de justice et de tolérance ne peuvent, sous aucune justification, être bafoués ou piétinés par quiconque prétendant exécuter une mission divine.

