Affaire Ahmed Souab : procès reporté au 23 février, libération refusée.
La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a annoncé le report de l’affaire concernant l’avocat et ancien juge administratif Ahmed Souab, l’audience étant fixée au 23 février prochain. Selon une source judiciaire, la cour a rejeté la demande de mise en liberté déposée en faveur de l’accusé.
La chambre criminelle près la Cour d’appel de Tunis a annoncé, ce jeudi, le report de l’affaire impliquant l’avocat et ancien juge administratif Ahmed Souab. À la suite d’une demande formulée par le collectif de défense, l’audience a été programmée pour le 23 février prochain. D’après une source judiciaire citée par l’agence Tunis Afrique Presse (TAP), la cour a également rejeté la demande de mise en liberté présentée en faveur de l’accusé.
Ce dossier fait suite à un premier verdict rendu le 31 octobre 2025 par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme. Le Tribunal de première instance de Tunis avait condamné Ahmed Souab à une peine totale de cinq ans de prison ferme, accompagnée de trois années de surveillance administrative.
La sentence se décompose en quatre ans d’emprisonnement pour avoir délibérément divulgué des données susceptibles de mettre en danger des personnes protégées, ainsi qu’une année pour menace liée à un crime terroriste.
L’affaire a débuté le 21 avril 2025, date à laquelle l’ancien magistrat a été interpelé. Ce dernier avait été arrêté suite à des déclarations publiques faites devant la Maison de l’Avocat à Tunis, lors d’une audience relative à l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État ».
Une vidéo de son intervention, enregistrée deux jours auparavant, avait conduit le juge d’instruction du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme à ordonner son placement en détention pour divers chefs d’accusation.
Selon les détails fournis à l’époque par le parquet, l’instruction vise plusieurs infractions graves. Ahmed Souab est notamment poursuivi pour menace de commettre des actes terroristes dans le but de contraindre une personne à agir ou à ne pas agir, ainsi que pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui et menaces passibles de sanctions pénales.

