Tunisie

À Nabeul, la tempête Harry ne révèle pas des vestiges oubliés.

La Tunisie a connu des intempéries lundi et mardi, entraînant des pluies diluviennes, des inondations généralisées et la fermeture des écoles et établissements publics dans une large partie du pays. Selon les services de météorologie, plusieurs régions du nord, de l’est et du centre-est ont enregistré des cumuls de pluie records depuis plus de 70 ans, avec des précipitations dépassant les normes habituelles pour un mois de janvier.

Image : capture d’écran

La Tunisie a été touchée lundi et mardi par un épisode d’intempéries hors du commun, entraînant des pluies torrentielles, des inondations généralisées, des pertes en vies humaines et des perturbations considérables dans la vie sociale et économique du pays.

Selon les services météorologiques, plusieurs régions au nord, à l’est et au centre-est ont enregistré des niveaux de pluie inédits depuis plus de 70 ans, avec des précipitations dépassant les normes habituelles d’un mois de janvier. Tous les gouvernorats du Grand Tunis, ainsi que Monastir, Nabeul, Sousse et leurs alentours ont constaté des niveaux d’eau exceptionnels, provoquant des crues soudaines tant dans les zones urbaines que rurales.

Ces fortes pluies, en lien avec la tempête nommée Harry par les services météorologiques européens, ont perturbé les transports, inondé des quartiers entiers et entraîné la fermeture des écoles et établissements publics dans une grande partie du pays. Les tribunaux ont été contraints de suspendre leurs audiences et de nombreux services ont été temporairement arrêtés.

Le bilan humain s’alourdit, avec au moins cinq décès confirmés et plusieurs personnes portées disparues, notamment des pêcheurs emportés par les eaux en furie. Les autorités ont signalé des sauvetages complexes réalisés par les équipes de la protection civile, qui ont également procédé à des centaines d’évacations et d’interventions pour dégager les voies et soutenir les sinistrés.

Dans la région de Nabeul, la violence des éléments naturels a également révélé des vestiges anciens enfouis sous le sable, tels que des colonnes et des pans de murailles sur les plages du Cap Bon. Des spécialistes du patrimoine ont été sollicités pour examiner ces structures, susceptibles d’être liées à l’ancienne cité de Néapolis, ensevelie il y a près de deux millénaires.

Les autorités publiques, en alerte face aux conditions météorologiques, ont renforcé les opérations de secours et d’assistance. L’armée a été déployée pour soutenir les équipes de protection civile dans les zones les plus touchées, tandis que les citoyens sont invités à la prudence en raison de prévisions météorologiques encore instables.

Cet épisode de pluie exceptionnel souligne la vulnérabilité des infrastructures face aux phénomènes climatiques extrêmes et soulève des appels à accroître les capacités de prévention, de gestion des eaux et de protection du patrimoine.