À Addis-Abeba, la Tunisie demande un financement pour la santé en Afrique du Nord.
La Tunisie a appelé à la mise en place de mécanismes de financement innovants et à la consolidation d’une souveraineté pharmaceutique africaine lors du 39e Sommet ordinaire de l’Union africaine. Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a participé au dialogue de haut niveau sur le financement de la santé et la sécurité sanitaire, tenu du 12 au 15 février à Addis-Abeba.
La Tunisie, qui préside la région Afrique du Nord en matière de santé, a appelé à la création de mécanismes de financement innovants et à la promotion d’une souveraineté pharmaceutique africaine, lors du 39e Sommet ordinaire de l’Union africaine.
Le ministre de la Santé, Mustapha Ferjani, a participé aux événements parallèles organisés dans le cadre du sommet, notamment au dialogue de haut niveau sur le financement de la santé et la sécurité sanitaire, qui s’est tenu du 12 au 15 février à Addis-Abeba, en présence de plusieurs ministres africains de la Santé ainsi que de partenaires techniques et financiers internationaux.
Invité par le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC), le ministre a également pris part à la réunion de la Commission régionale de pilotage (ReSCO), qui rassemble les représentants des différentes régions du continent, avec la Tunisie à la présidence de la zone Afrique du Nord.
Lors de son discours, conformément aux orientations du Président de la République Kaïs Saïed, Mustapha Ferjani a réaffirmé l’engagement de la Tunisie envers le renforcement de la sécurité sanitaire en Afrique.
Il a souligné la nécessité d’accroître la production locale de médicaments et de vaccins afin de diminuer la dépendance extérieure et d’assurer un accès équitable aux traitements.
Le ministre a également insisté sur l’importance de renforcer la coopération avec l’Africa CDC et l’Agence africaine du médicament, pour harmoniser les normes réglementaires et garantir la qualité des produits pharmaceutiques sur le continent.
Dans ce même esprit, il a plaidé pour un partage accru des expertises et le développement des compétences en faveur des pays africains, dans une approche intégrée fondée sur le principe « Une seule Afrique, une seule santé ».
Enfin, le responsable tunisien a proposé la création d’une coalition de coordination entre les principaux acteurs du secteur de la santé, accompagnée d’un tableau de bord de suivi et d’évaluation, pour garantir l’application effective des recommandations dans des délais définis.
Cette participation confirme le positionnement de la Tunisie comme un acteur engagé dans le renforcement d’un système de santé africain plus résilient, autonome et solidaire.

