Tunisie

27,5 milliards de dinars en circulation : Ridha Chkandali s’oppose à deux lois

Ridha Chkandali a mis en garde, mardi soir, contre les conséquences de certaines réformes législatives, estimant qu’elles ont favorisé une forte augmentation de la masse monétaire circulant hors du système bancaire. Il affirme que deux lois seraient « la principale cause » de l’explosion des paiements en espèces en dehors des circuits organisés, évoquant un montant « colossal » de 27,5 milliards de dinars.


L’économiste Ridha Chkandali a averti, mardi soir, des conséquences de certaines réformes législatives qu’il qualifie de « mal étudiées », estimant qu’elles ont entraîné une forte augmentation de la masse monétaire circulant en dehors du système bancaire.

Dans une publication sur sa page officielle Facebook, il déclare que deux lois seraient « la principale cause » de l’explosion des paiements en espèces en dehors des circuits organisés, mentionnant un montant « colossal » de 27,5 milliards de dinars.

Il évoque spécifiquement la nouvelle législation relative aux chèques, à la facturation électronique, ainsi que l’abrogation de la disposition interdisant les transactions en espèces au-dessus de 5 000 dinars.

Selon lui, le principal préjudice de cette situation touche le Trésor public, à cause de la croissance de l’économie informelle et de la perte de recettes fiscales potentielles.

De plus, l’universitaire souligne que la baisse des dépôts bancaires entraîne un recul de la liquidité disponible dans les banques, restreignant ainsi leur capacité à assurer leur rôle fondamental de financement du secteur privé par le crédit.

En conclusion, Ridha Chkandali estime que ces mesures pourraient nuire à l’économie tunisienne et appelle le Parlement à réévaluer certaines lois « avant qu’une catastrophe ne se produise ».