Les sons d’une forêt en feu font revivre l’esprit d’un génie suisse

Temps fort du festival Culturescapes, qui se déroule jusqu’au 1er décembre, le Burnt Instruments Orchestra (BIO) s’oppose à la destruction de la forêt amazonienne. Une manière d’insuffler l’esprit et le génie de Walter Smetak dans sa Suisse natale. Pendant la rédaction de cet article, 80’000 hectares de forêt amazonienne ont brûlé. Et la même superficie sera en feu pendant que vous le lirez. Cette échelle de destruction quotidienne est devenue si banale qu’elle ne fait plus l’actualité. Néanmoins des initiatives artistiques hors du commun, telles que Culturescapes, s’efforcent de faire prendre conscience des menaces actuelles et constantes, qui pèsent non seulement sur la nature mais aussi sur les populations, autochtones ou non, dépendantes de ressources naturelles en voie de destruction. Le bois brûlé est également le matériau utilisé par Marco Scarassatti et Lívio Tragtenberg pour construire les sculptures musicales de leur Burnt Instruments Orchestra. Le duo de compositeurs…

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Un centre sur l’origine de la vie sur Terre et dans l’univers

Le prix Nobel Didier Queloz et l’astrophysicien Sascha Quanz vont étudier les origines de la vie dans un nouveau centre à Zurich. Qu’en attendent exactement les deux chercheurs suisses? Le Centre for the Origin and Prevalence of Life devrait ouvrir ses portes l’année prochaine à l’École polytechnique fédérale de Zurich (ETH). Des collaborations avec l’université britannique de Cambridge sont également prévues. SWI swissinfo.ch a rencontré les maîtres d’œuvre de ce nouveau campus. SWI swissinfo.ch: Didier Queloz, vous avez reçu le prix Nobel pour la découverte de la première exoplanète. Quelle chance y a-t-il que la vie existe en dehors de la Terre, peut-être sur une exoplanète, ou sur Mars? Didier Queloz: Je suis absolument convaincu qu’il y a de la vie ailleurs dans l’univers. Pour la simple raison qu’il y a beaucoup trop d’étoiles et beaucoup trop de planètes. Donc considérer la vie comme propre à la Terre uniquement, ce serait trop rare pour être possible. En tant que…

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Anticiper la science pour le bien de l’humanité

Une fondation genevoise lance un outil cartographiant les futures percées scientifiques. Il vise à aider le monde politique et le public à anticiper leurs effets. Cet outil numérique offre un aperçu de 216 percées scientifiques attendues au cours des 25 prochaines années. Près de 550 scientifiques issus du monde entier ont contribué au projet. Le «radar des percées scientifiques» a été dévoilé lors du premier sommet de la fondation Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA) la semaine passée. Selon le radar, dans 25 ans, de puissants ordinateurs quantiques seraient capables de résoudre des problèmes aujourd’hui inaccessibles. Ils pourraient effectuer de complexes simulations chimiques permettant d’accélérer la découverte de nouveaux produits pharmaceutiques. Dans 10 ans, des entreprises privées pourraient être en mesure d’extraire de la Lune des métaux et minéraux manquant sur Terre. Dans cinq ans, le progrès de l’intelligence artificielle (IA) pourrait permettre une…

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La calligraphie en quête d’une résonance actuelle

Le calligraphe japonais Souun Takeda organise sa première exposition européenne en solo à Zurich. L’artiste prouve qu’à l’ère du numérique, l’art du «shodo» ne se résume pas à de l’encre sur du papier. Celles et ceux qui pensent que la calligraphie japonaise se résume à des caractères noirs peints sur du papier blanc seront surpris: l’exposition de Souun Takeda à Zurich présente de nombreuses œuvres ressemblant à des peintures abstraites, des acryliques colorées vivement étalées sur la toile. «La calligraphie étant plutôt un style traditionnel, un ‘kata’, je me sentais à l’étroit», dit le calligraphe. Lorsque, pour s’amuser, il utilisait les crayons de ses enfants pour dessiner, il était fasciné par leur énergie. Mais il va aussi dans la direction opposée et renonce parfois complètement à la couleur: pour l’œuvre 道 («Chemin»), par exemple, Souun Takeda a écrit un «kanji» (caractère) sur un papier de riz encore humide au moyen d’un jet d’eau – une nouvelle technique dans…

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Comment «décoloniser» l’aide au développement?

Sur un point, les voix du Sud et celles des milieux conservateurs d’Occident convergent: l’aide au développement est colonialiste. Mais leurs opinions divergent quant à la façon de changer ce système. Ils font partie du paysage, ces dépliants et affiches mettant en scène un enfant noir en larmes, avec en bas un coupon qui en appelle aux dons. Mais pour Dylan Mathews, membre de l’ONG Peace Direct, engagée sur le terrain avec des militants pacifistes, il s’agirait d’une forme de racisme structurel. Nombre d’ONG internationales utilisent ces stéréotypes – des enfants africains dans la misère – pour récolter de l’argent. De quoi donner aussi le sentiment que le Nord peut «sauver» le Sud, selon lui. Avec d’autres ONG officiant dans le Sud, Peace Direct a interrogé plus de 150 personnes actives dans l’humanitaire et l’aide au développement, dans le cadre d’une consultation en ligne sur plusieurs jours. Des recommandations ont ensuite été compilées dans un rapport, afin de montrer…

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Kunsthaus de Zurich: un «musée contaminé» par la collection Bührle?

Alors que l’extension du Kunsthaus de Zurich vient d’être inaugurée, un livre critique sévèrement le traitement de la collection Bührle qui y est exposée: le marketing primerait sur l’exactitude historique. Lorsqu’on évoque Emil Bührle, des expressions comme «historiquement chargé» ou «passé sombre» apparaissent rapidement. À partir des années 1930, le fabricant d’armes suisse a tiré une partie de ses bénéfices de ses affaires avec l’Allemagne nazie. Il a profité du travail forcé, tout en achetant des œuvres d’art à grande échelle, y compris des tableaux volés à des propriétaires juifs par les nazis, qu’il a dû restituer après la guerre. Néanmoins, les chefs-d’œuvre impressionnistes de la collection de l’armurier ont fait de Zurich une attraction touristique. Au début, tout se passait bien: le gouvernement zurichois rouge-vert prévoyait de transférer les tableaux de la Fondation Bührle au Kunsthaus Zürich sous forme de prêt. En 2012, l’électorat a approuvé le projet…

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Coupe du monde : Vieilles gloires, sondages et clientélisme… La FIFA mène sa barque pour imposer son Mondial biennal

La bataille fait rage entre les pros et anti-Mondial biennal. Et chaque camp a des arguments à faire valoir

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«Même pour Gladys, qui est Zambienne, apporter de l’aide est un défi»

Il est suisse, mais il a grandi dans la campagne africaine, et elle est zambienne. Il y a plusieurs années, le couple s’est lancé dans l’aide au développement. Un documentaire montre que malgré leur ancrage local, ils rencontrent des obstacles typiques. Dans un village isolé du nord de la Zambie, Thomas Furrer, un Suisse qui a grandi dans la campagne camerounaise, dirige une ferme avec sa femme zambienne Gladys Shonga-Furrer. Il s’agit d’un projet d’aide au développement. L’exploitation est destinée à créer des emplois et à stimuler l’économie de la région. Le projet a été souhaité et lancé par le chef local. Le couple peut compter sur l’aide financière de la Suisse. La philanthrope Cornelia Gantner a non seulement soutenu le projet mais, en tant que réalisatrice, elle a également réalisé un documentaire sur Gladys Shonga-Furrer. Dans une interview accordée à SWI swissinfo.ch, Cornelia Gantner explique pourquoi les gens du pays aussi ont besoin de beaucoup de patience en…

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