La Suisse en fait-elle assez pour geler les avoirs russes?

Les pressions sur la Suisse se renforcent pour l’inviter à mettre plus de zèle dans la traque et le gel des avoirs russes sous sanctions. Mais peut-elle vraiment en faire davantage? 6,3 milliards de francs, est-ce suffisant? La Suisse, premier centre de gestion de fortune offshore de la planète, qui est également leader du négoce de matières premières, a gelé jusqu’ici 6,3 milliards de francs et identifié 11 propriétés appartenant à des oligarques russes. Mais des voix critiques, dans le pays comme à l’étranger, en attendent davantage. L’Association suisse des banquiers (ASB) estime jusqu’à 200 milliards de francs les avoirs de clients russes détenus dans les banques suisses, en majorité épargnés par les sanctions. Ce qui explique que ces seuls 6,3 milliards soient gelés. En politique nationale, les partis de gauche jugent que la Suisse devrait en faire davantage pour geler les avoirs. Les socialistes (PSS), par exemple, ont réclamé sans succès la création d’une taskforce…

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Credit Suisse aurait hébergé des milliards pour des clients sulfureux

Selon une enquête menée par 48 médias et publiée dimanche, Credit Suisse aurait hébergé pendant des décennies des milliards de francs pour le compte de dictateurs, de réseaux criminels et espions. Le numéro deux bancaire helvétique conteste les faits. Après les Panama Papers, une nouvelle enquête d’un consortium international de médias s’attaque au monde de la finance. Baptisée «Suisse Secrets», elle met en cause Credit Suisse. Les recherches, basées sur une fuite d’informations, ont été menées par le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung en collaboration avec les chaînes de télévision NDR et WDR ainsi qu’avec plusieurs autres partenaires médiatiques internationaux, dont le journal britannique The Guardian et le français Le Monde. Ces médias ont analysé des données de Credit Suisse fournies par une source anonyme. «Au mépris des règles de vigilance s’imposant aux grandes banques internationales, l’établissement a hébergé des fonds liés au crime et à la corruption plusieurs…

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Léger recul de la Suisse dans le classement mondial de la corruption

La Suisse est perçue comme un pays relativement «propre» en matière de corruption dans le secteur public, mais elle pourrait en faire plus pour éradiquer cette pratique, selon l’organisation Transparency International. Le secteur public helvétique est considéré comme particulièrement exposé au népotisme, tandis que le secteur privé est propice à la corruption et au blanchiment d’argent. Comme chaque année, la Suisse réalise globalement un bon score dans l’indice de perception de la corruption 2021, publié mardi par Transparency International. Elle recule néanmoins de la troisième à la septième place, en obtenant un point de moins qu’en 2020. «En matière de lutte contre la corruption dans le secteur public, la Suisse est une fois de plus loin d’être irréprochable et se fait même dépasser par d’autres pays», déclare Martin Hilti, directeur de la branche suisse de l’organisation. Une mesure de la corruption perçue dans 180 pays Créé en 1995, l’indice de perception de la corruption…

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