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	<title>Archives des ivg - 1001Infos</title>
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		<title>Contraception naturelle : de plus en plus de femmes ne choisissent pas les hormones.</title>
		<link>https://1001infos.net/belgique/contraception-naturelle-de-plus-en-plus-de-femmes-ne-choisissent-pas-les-hormones/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Louise, 26 ans, a utilisé un stérilet hormonal à 18 ans, puis est revenue à des méthodes naturelles après des effets secondaires. Une étude de l'Université d'Anvers indique que beaucoup de Belges estiment ne pas avoir eu un choix contraceptif éclairé.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/belgique/contraception-naturelle-de-plus-en-plus-de-femmes-ne-choisissent-pas-les-hormones/">Contraception naturelle : de plus en plus de femmes ne choisissent pas les hormones.</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Louise, 26 ans, a commencé à utiliser le stérilet hormonal à 18 ans, mais a souffert d&rsquo;effets secondaires et a décidé de revenir « au naturel » depuis six ans. Selon une étude qualitative réalisée par l&rsquo;Université d&rsquo;Anvers, beaucoup de Belges estiment ne pas avoir pu faire un choix contraceptif réellement éclairé au début de leur parcours.</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --><br />
« Pour moi, les contraceptions hormonales, ça a été une véritable catastrophe », confie Louise, 26 ans, à l’AFP. À 18 ans, elle se tourne vers le stérilet hormonal, qu&rsquo;elle rejette, puis opte pour un implant, avant de souffrir d’effets secondaires tels que prise de poids, changements d’humeur, dépression, etc. Depuis six ans, elle a décidé de revenir « au naturel », en calculant son cycle et en s’abstenant pendant la période fertile.</p>
<p>En Belgique, une étude qualitative sur la contraception réalisée par l’Université d’Anvers révèle que de nombreuses femmes partagent les préoccupations de Louise concernant l’impact des hormones sur leur corps. Elles mentionnent des effets négatifs sur l’humeur, les émotions et la libido.</p>
<p>Cette étude souligne également que de nombreuses Belges estiment ne pas avoir eu la possibilité de faire un choix contraceptif réellement éclairé au début de leur parcours. La pilule leur a souvent été prescrite comme solution « standard », sans une véritable discussion sur ses avantages, ses risques ou sur les alternatives possibles.</p>
<p>En France, un nombre croissant de femmes abandonne les méthodes classiques de contraception. Selon l’enquête « Contexte des sexualités en France » de l’Inserm, 7,5 % d’entre elles ont recours à des pratiques naturelles en 2023, contre 4,6 % en 2016.</p>
<p>Parmi ces méthodes, on trouve la méthode du calendrier ou « Ogino », qui repose sur le calcul de la période fertile ; la méthode de la température, qui nécessite un relevé quotidien à heure fixe, et la méthode « Billings », qui implique l’observation quotidienne de la glaire cervicale pour identifier les différentes périodes du cycle. La symptothermie, qui combine ces deux dernières approches, est également utilisée.</p>
<p>Marion Bouchat est conseillère en symptothermie depuis deux ans. Elle accompagne principalement des couples et des femmes d’une trentaine d’années sur une période de six cycles. Elle leur enseigne à observer leur cycle menstruel et à devenir autonomes dans l’utilisation de cette méthode naturelle.</p>
<p>« La plupart des femmes qui viennent me voir cherchent une méthode naturelle, donc sans hormones et sans stérilet », constate-t-elle. « D’autres, c’est pour comprendre leur corps. Et souvent, c’est une combinaison des deux. »</p>
<p>La méthode peut être utilisée pour la contraception, mais aussi pour favoriser une grossesse en identifiant exactement la période fertile et en détectant d’éventuels déséquilibres hormonaux.</p>
<p>Marion souligne que la symptothermie peut également aider à mieux comprendre sa santé globale, ses émotions, son énergie ou son fonctionnement au travail. « Certaines me font part de leur utilisation pour prendre en compte les énergies de leur cycle au travail, en se disant : &lsquo;ok, ce type de tâche, je vais plutôt le faire la semaine prochaine.' »</p>
<p>Elle note aussi que cette méthode améliore la communication au sein des couples, certains partenaires s&rsquo;impliquant activement dans le suivi du cycle.</p>
<p>Ce regain d’intérêt est attribué à un « climat d’hormonophobie », d’après Geoffroy Robin, gynécologue au CHU de Lille, qui a été déclenché notamment par la révélation en 2012 de risques accrus liés aux pilules de 3e et 4e générations, et qui est renforcé par des informations trompeuses.</p>
<p>En vingt ans, l’utilisation de la pilule a chuté chez les femmes de 18 à 49 ans, passant de plus de 50 % en 2005 à 26,8 % en 2023, selon l’enquête de l’Inserm. Sur les réseaux sociaux, les méthodes naturelles sont présentées comme un moyen fiable de se « libérer » d’une contraception hormonale « qui nous pourrit la santé ».</p>
<p>Cécile Thomé, sociologue et chargée de recherche au CNRS, évoque aussi un mouvement plus large de bien-être et de développement personnel, soutenu par des promesses de « maîtriser son corps et accéder à une meilleure connaissance de soi-même ».</p>
<p>« J’avais envie de retrouver mon corps à son état naturel, pour vérifier que tout marche bien », raconte Elodie Monnier Legrand, cheffe d’entreprise de 30 ans. Après dix ans de pilule contraceptive, elle se dote d’une bague connectée à plus de 200 euros pour suivre sa température et s’abonne à une application censée identifier sa période fertile.</p>
<p>Cependant, après un an et demi, Elodie tombe enceinte deux fois de suite. Éprouvée par deux IVG, elle exprime des regrets sur le manque de fiabilité de cette méthode qui « aurait pu offrir une solution alternative hyper intéressante ».</p>
<p>Si ces méthodes fonctionnent pour certaines femmes, elles comportent des limites et ne devraient être envisagées que par celles « qui acceptent un risque de grossesse », selon l’Inserm.</p>
<p>Ces pratiques ne sont pas efficaces pour les femmes ayant des cycles irréguliers, soit « une femme sur cinq », selon le Dr Robin. De plus, divers facteurs peuvent fausser l’analyse de la température ou des glaires cervicales : infections, mycoses, médicaments (antihistaminiques, paracétamol…), ou changements d’horaires de travail.</p>
<p>Marion Bouchat ne partage pas cet avis. « Dans le cas des cycles irréguliers », soutient-elle, « c’est intéressant car cela permet de comprendre ce qui se passe et d’y voir plus clair, donc d&rsquo;agir de manière pertinente. »</p>
<p>Concernant les femmes souffrant de problèmes de thyroïde, elle précise qu&rsquo;un médicament doit être trouvé pour compléter le traitement. « Il faut que ce soit bien dosé, que la thyroïde soit stabilisée. Une fois stabilisée, on peut faire de la symptothermie. […] J’ai eu une cliente qui a pu ajuster son dosage en constatant que son cycle n’était pas le bon. Elle a montré cela à son médecin, donc il y a un intérêt. »</p>
<p>« Les problèmes de santé ne sont pas une contre-indication », affirme la conseillère. « Il suffit que la femme ait un cycle naturel. »</p>
<p>La pilule est efficace à 99,7 % en théorie, mais environ 93 % en pratique, tandis que la symptothermie a une efficacité théorique de 99,6 % et une efficacité pratique de 98,5 %.</p>
<p>« Mon rôle en tant que conseillère », précise Marion Bouchat, « est de permettre aux femmes de faire des observations fiables, pour repérer et détecter quand une observation ne l’est pas. »</p>
<p>Juliette, 28 ans, qui a suivi une formation avec sa sage-femme début 2025 et qui bénéficie désormais d’un suivi régulier, déclare : « Je ne me serais pas lancée seule. Ça demande de la régularité, mais ça me convient vraiment bien. » Elle assure n’avoir jamais eu « de frayeur ».</p>
<p>La majorité des femmes ayant abandonné la contraception hormonale expriment une satisfaction quant à leur décision, selon l’étude réalisée par l’Université d’Anvers, et celles qui utilisent des méthodes naturelles rapportent généralement des expériences positives.</p>
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		<item>
		<title>États-Unis : Suspension de l&#8217;envoi postal de la pilule abortive par une cour d&#8217;appel</title>
		<link>https://1001infos.net/international/etats-unis-suspension-de-lenvoi-postal-de-la-pilule-abortive-par-une-cour-dappel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 02 May 2026 07:04:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Une cour d’appel fédérale a suspendu l’acheminement postal de la mifépristone, suite à une demande de Danco Laboratories, permettant un délai pour saisir la Cour suprême.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/international/etats-unis-suspension-de-lenvoi-postal-de-la-pilule-abortive-par-une-cour-dappel/">États-Unis : Suspension de l&rsquo;envoi postal de la pilule abortive par une cour d&rsquo;appel</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Une cour d’appel fédérale américaine a provisoirement suspendu vendredi l’acheminement postal de la mifépristone, la pilule utilisée dans la majorité des interruptions volontaires de grossesse aux Etats-Unis. Danco Laboratories « demande un sursis administratif temporaire d’une semaine à l’exécution de l’ordonnance de la chambre […] afin de lui laisser le temps de saisir la Cour suprême des Etats-Unis », indique un document déposé auprès du tribunal.</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --><br />
Une cour d’appel fédérale américaine a temporairement suspendu vendredi l&rsquo;envoi postal de la mifépristone, le médicament utilisé dans la majorité des interruptions volontaires de grossesse aux États-Unis.</p>
<p>Avec son arrêt historique de juin 2022 qui a annulé la garantie fédérale du droit à l’avortement, la Cour suprême conservatrice a redonné aux États le pouvoir de légiférer dans ce domaine. Depuis, une vingtaine d’États ont interdit l’IVG, qu’elle soit médicamenteuse ou chirurgicale, ou ont mis en place de strictes réglementations.</p>
<p>Danco Laboratories, l’une des deux entreprises fournissant ce médicament aux États-Unis, « demande un sursis administratif temporaire d’une semaine à l’exécution de l’ordonnance de la chambre […] afin de lui laisser le temps de saisir la Cour suprême des États-Unis », selon un document déposé auprès du tribunal.</p>
<p>Cette décision de justice répond à une demande de la Louisiane, qui a mis en place l’une des législations les plus restrictives en matière d’avortement du pays. Cet État républicain conteste la levée par l’Agence américaine des médicaments (FDA) en 2023 de l’obligation pour les patientes d’obtenir la mifépristone en personne, invoquant des risques potentiels qui ont pourtant été écartés par le consensus scientifique.</p>
<p>La cour d’appel contredit ainsi la décision d’un tribunal de première instance qui avait suspendu cette affaire en avril, fixant notamment un délai de six mois à la FDA pour rendre compte de son analyse sur la sûreté de ce produit.</p>
<p>La procureure générale de Louisiane, Liz Murrill, a exprimé sa satisfaction sur X suite à la décision de la cour d’appel, saluant une « victoire pour la vie ! ». L&rsquo;organisation chrétienne conservatrice Alliance Defending Freedom (ADF) a également salué la suspension nationale de l’expédition de médicaments abortifs pendant que l’appel se poursuit.</p>
<p>« La télémédecine a été la dernière option pour beaucoup de candidates à l’avortement, ce qui est précisément la raison pour laquelle les responsables de Louisiane veulent l’interdire », a réagi Nancy Northup, présidente de l’ONG Center for Reproductive Rights. Elle a ajouté : « Il ne s’agit pas de science mais de rendre l’avortement aussi difficile, cher et inaccessible que possible. »</p>
<p>Selon Danco, cette décision « sans précédent » causerait un « chaos immédiat » et une confusion pour les pharmacies et les patients.</p>
<p>De plus, l’influente organisation de défense des droits civiques ACLU a prévenu : « Pour d’innombrables personnes, en particulier celles qui habitent dans les zones rurales, subissent des violences de leur partenaire ou vivent avec un handicap, perdre l’accès à la télémédecine signifiera perdre l’accès à cette médication vitale tout court. »</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/international/etats-unis-suspension-de-lenvoi-postal-de-la-pilule-abortive-par-une-cour-dappel/">États-Unis : Suspension de l&rsquo;envoi postal de la pilule abortive par une cour d&rsquo;appel</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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		<title>Lyon : « On n’est pas là pour être douce et docile » &#8211; Les lesbiennes contre l’extrême droite</title>
		<link>https://1001infos.net/france/lyon-on-nest-pas-la-pour-etre-douce-et-docile-les-lesbiennes-contre-lextreme-droite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 07:37:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce samedi à Lyon, la Collective lesbienne révolutionnaire (Colère) organise sa sixième marche pour la journée internationale de la visibilité lesbienne, avec comme mot d’ordre « Luttons contre le fascisme. » Le lendemain, le 26 avril, Aliette Espieux organise une marche contre l’avortement et l’euthanasie.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/france/lyon-on-nest-pas-la-pour-etre-douce-et-docile-les-lesbiennes-contre-lextreme-droite/">Lyon : « On n’est pas là pour être douce et docile » &#8211; Les lesbiennes contre l’extrême droite</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Ce samedi, à Lyon, la Collective lesbienne révolutionnaire (Colère) organise une marche, la sixième dans la ville, à l’occasion de la journée internationale de la visibilité lesbienne, avec comme mot d’ordre « Luttons contre le fascisme. » Le lendemain, dimanche 26 avril, Aliette Espieux organise une marche contre l’avortement et l’euthanasie.</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --></p>
<p>« Être simplement vu.es, entendu.es, ou représenté.es ne suffit plus. » Ce samedi, à Lyon, la Collective lesbienne révolutionnaire (Colère) organise sa sixième marche en ville, à l&rsquo;occasion de la journée internationale de la visibilité lesbienne. Le slogan principal ? « Luttons contre le fascisme. »</p>
<p>Le jour suivant, le dimanche 26 avril, Aliette Espieux organise également une marche, cette fois-ci contre l&rsquo;avortement et l&rsquo;euthanasie. Elle avait déjà rassemblé plus de 3 000 personnes dans les rues de Lyon en février dernier, à la suite de la mort du militant nationaliste Quentin Deranque. Ce cortège avait été marqué par des slogans racistes et homophobes, et certains participants avaient réalisé des saluts nazis.</p>
<p>« C’est quand même fou de se dire qu’en 2026, on laisse des personnes remettre en question le droit à l’IVG et le droit des femmes à disposer de leur corps librement », réagit Dorothy*, membre de Colère. Pour elle, l&rsquo;organisation de cette marche anti-IVG à la date du 26 avril n&rsquo;est pas un « détail », le lien est même « très vite fait ».</p>
<h2>Une montée du fascisme visible à Lyon</h2>
<p>Colère a été créée en 2021, lors d&rsquo;un premier rassemblement sous le slogan « lesbiennes contre le patriarcat ». Ce jour-là, une cinquantaine de militants d’extrême droite avaient violemment attaqué le cortège. « C’était la première Dyke March à Lyon, raconte la militante. Nous voulions prendre place dans l’espace public, créer des espaces de rassemblement et affirmer une position féministe des lesbiennes, pour mettre fin au patriarcat. » Elle ajoute : « Avec ces attaques, nous avons compris que notre simple existence dérangeait. C’était une illustration de la portée politique de nos identités : juste en étant là, visible, en existant, nous dérangions. »</p>
<p>La collective a perduré, organisé des festivals, structuré ses luttes, tout en demeurant indépendante de l’État – et donc des subventions –, refusant notamment d’entrer dans « une logique de concessions ». « Nous ne sommes pas là pour faire plaisir, pour être douces et dociles, sans faire trop de bruit – comme ce que l&rsquo;on attend des femmes », souligne Dorothy. « Bien sûr, nous sommes une organisation féministe, mais pas que. Nous luttons pour une transformation radicale de la société, contre le capitalisme, contre le fascisme. Car nos conditions de vie sont politiques et nous ne pouvons pas dissocier le droit d’exister des autres combats, plus globaux. Tout est lié. Il faut le rappeler constamment. »</p>
<p>Ainsi, si Lyon était déjà le terrain de nombreux groupuscules d’extrême droite, depuis la mort de Quentin Deranque, « on sent une montée du fascisme dans l’espace public », résume Dorothy. Une série d’intimidations ciblées a suivi ce décès : vandalisme sur les locaux de Solidaire, sur la librairie autogérée de l’UCL, sur la mosquée Koba à La Croix Rousse, ainsi que des menaces à la bombe contre la CGT et les locaux de LFI. Des menaces de mort ont également été proférées contre la députée Anaïs Belouassa-Cherifi et d’autres militants. « Face à ce constat, nous appelons les lesbiennes à s’organiser collectivement pour lutter par tous les moyens contre le fascisme », indique l’appel à manifester de la collective.</p>
<h2>Des existences « à l’intersection de deux oppressions »</h2>
<p>La politisation des mouvements lesbiens ne date pas d&rsquo;hier. Dorothy évoque les travaux de la sociologue Ilana Eloit, qui a documenté l&rsquo;émergence du sujet politique lesbien en France dans les années 1970, lorsque les lesbiennes ne trouvaient plus leur place, notamment dans les milieux féministes. De l&rsquo;autre côté de l&rsquo;Atlantique, un groupe de lesbiennes émerge à la même époque : les Lesbian Avengers.</p>
<p>« Les lesbiennes ne militaient jamais pour défendre leur propre cause », confie Kelly Cogswell à <span class="text-italic">La Déferlante</span>, au sujet de la création de ce collectif. « Après avoir lutté pour les droits des femmes, des gays, des travailleurs et des travailleuses, nous étions agacées par la misogynie et la lesbophobie de ces groupes politiques. Nous aussi, nous voulions être visibles », ajoute-t-elle. Ce sont les Lesbian Avengers qui ont organisé la première Dyke March de l’Histoire, le 26 avril 1993, à Washington, dans un contexte marqué par des violences homophobes.</p>
<p>« Si les lesbiennes sont parfois perçues comme radicales, c’est surtout parce qu’elles sont de toutes les luttes, prêtes à être en première ligne pour défendre les causes sociales, pas seulement la leur », souligne Dorothy. Elle rappelle : « Nous sommes à l’intersection de deux oppressions : le patriarcat et les LGBTphobies. »</p>
<h2>« Eux, ils ont l’argent, nous, on a le nombre »</h2>
<p>« La menace contre nos existences aujourd’hui est bien réelle », s&rsquo;inquiète Dorothy. Elle met en lumière les projets de milliardaires comme Pierre-Edouard Stérin, qui souhaitent mettre le Rassemblement national au pouvoir. « Il y a un vrai danger. Et ce sont les minorités qui sont les premières cibles », souligne la militante. « Il faut arrêter de dire qu’on n’a jamais essayé l’extrême droite au pouvoir. Nous savons très bien ce que cela implique. Et c&rsquo;est désastreux au quotidien. » En Italie, les premières mesures de Giorgia Meloni ont visé les personnes LGBT, notamment les droits des lesbiennes. En France, un maire RN récemment élu dans le Nord a déjà annulé la marche des fiertés prévue dans sa commune en juin.</p>
<p>Cependant, la lesbophobie ne doit pas attendre l&rsquo;extrême droite au gouvernement. Dorothy cite le cas de Caroline Grandjean, harcelée parce que lesbienne, qui avait fait plusieurs signalements sans que l’État ne la protège et qui s’est suicidée. « Nous vivons des violences et de la discrimination au quotidien, mais nous avons l’impression que nos vies ne comptent pas autant que celles des autres. C’est pour ça qu&rsquo;il faut continuer de lutter. »</p>
<p>Colère appelle donc toutes les organisations féministes, antiracistes et antifascistes à rejoindre le cortège. Ce samedi, Colère sera présente dans les rues. Pas pour être vues. Pour peser.</p>
<p>*Le prénom a été modifié.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/france/lyon-on-nest-pas-la-pour-etre-douce-et-docile-les-lesbiennes-contre-lextreme-droite/">Lyon : « On n’est pas là pour être douce et docile » &#8211; Les lesbiennes contre l’extrême droite</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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		<title>Le don de sperme en Belgique : une loi pas compatible avec d&#8217;autres pays.</title>
		<link>https://1001infos.net/belgique/le-don-de-sperme-en-belgique-une-loi-pas-compatible-avec-dautres-pays/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 07:59:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Fin février, le conseil des ministres a validé la fin de l’anonymat pour les donneurs de sperme, permettant aux enfants de plus de 16 ans de demander leur identité.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/belgique/le-don-de-sperme-en-belgique-une-loi-pas-compatible-avec-dautres-pays/">Le don de sperme en Belgique : une loi pas compatible avec d&rsquo;autres pays.</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Fin février, le conseil des ministres validait la fin de l’anonymat pour les donneurs de sperme, permettant à tout enfant de plus de 16 ans de demander l’identité de son donneur. Selon Maxime Fastrez, président du collège royal des gynécologues francophones, « la future loi belge n’est pas compatible avec les lois des pays dans lesquels nous nous fournissons ».</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --><br />
Fin février, le conseil des ministres a validé la fin de l’anonymat pour les donneurs de sperme. Concrètement, chaque enfant âgé de plus de 16 ans peut maintenant demander à connaître l’identité de son donneur. Toutefois, le milieu médical soulève deux préoccupations majeures concernant cette nouvelle législation.</p>
<p>« Je pense que nous sommes tous d’accord pour que l’anonymat soit levé », mais « comment va-t-on encadrer les jeunes qui vont vouloir connaître l’identité de leur géniteur ? Comment encadrer les géniteurs et leur famille puisque tout le monde pensait que c’était anonyme ? », s&rsquo;interroge Maxime Fastrez, président du Collège royal des gynécologues francophones et professeur à l’ULB.</p>
<p>« Nous nous inquiétons du futur manque de gamètes si cette loi était approuvée dans l’état dans lequel elle est proposée ». En effet, « les centres de PMA aujourd’hui font appel pour plus de 80% des inséminations avec donneurs à des banques étrangères, principalement au Danemark et en Espagne », précise-t-il.</p>
<p>« En Espagne, le donneur doit rester anonyme, c’est la loi. Et au Danemark, c’est laissé à l’appréciation du donneur. Donc, la future loi belge n’est pas compatible avec les lois des pays dans lesquels nous nous fournissons. Si cette loi passe en l’état, nous ne pourrons plus avoir recours aux donneurs de sperme étrangers ».</p>
<p>Les centres ne pourront alors plus réaliser les 6000 inséminations annuelles, « principalement pour les mamans seules et les couples de femmes », ajoute Maxime Fastrez. « Nous n’avons pas de banque de sperme belge suffisamment fournie pour répondre à la demande et la promotion du don est interdite en Belgique ».</p>
<p>Au-delà de la demande pour un meilleur encadrement du don en Belgique, la question se pose de savoir si le secteur pourrait collaborer avec d’autres pays pour éviter une pénurie. « Dans l’état actuel de la loi, avec les contradictions entre les différents pays européens, si on doit faire appel à d’autres pays pour le don de sperme, le prix des bacs de sperme va augmenter considérablement suivant le principe de l’offre et de la demande », déplore Maxime Fastrez.</p>
<p>Aujourd’hui, une paillette de sperme coûte environ 600 € : « On ne peut pas savoir à combien elles seront quand elles seront en pénurie, mais on peut imaginer 2000-3000 € », anticipe-t-il. « Et ce que nous craignons aussi, c’est le développement d’un marché parallèle qui échappe complètement à tout encadrement et loi, ce qui serait un échec ».</p>
<p>En avril dernier, il a été révélé qu’au moins sept centres de fertilité en Belgique avaient dépassé la limite légale de six familles par donneur de sperme au sein de leur établissement. Cette situation peut parfois conduire à des drames, notamment lorsque les donneurs sont porteurs d’une maladie.</p>
<p>Pour éviter ces situations, le ministre de la Santé, Frank Vandenbroucke, a déclaré qu’un registre centralisé aurait dû être mis en place dès 2007, ce qui n’a pas été le cas avant 2024. « Le secteur de la PMA réclamait de longue date une base de données qui permette justement de vérifier combien de fois le sperme d’un donneur avait été utilisé », réagit Maxime Fastrez.</p>
<p>« Il y a quelques années, une bonne partie de notre patientèle était une patientèle française puisque les inséminations chez les couples de femmes et mamans seules étaient interdites en France. Puisque cette base de données était inexistante, on ne savait pas combien de familles avaient été engendrées avec des mamans en France, en Belgique et ainsi de suite, d’où la surutilisation à l’insu des centres de PMA qui étaient de bonne foi, je pense ».</p>
<p>La loi belge légalise l’interruption volontaire de grossesse (IVG) jusqu’à 12 semaines, sous conditions. Cependant, la loi est toujours source de débats aujourd’hui. Le secteur souhaite étendre l’âge limite pour pratiquer l’IVG à 18 semaines.</p>
<p>Il souhaite également revoir le délai de 6 jours de réflexion imposé à toutes les patientes et sortir la pratique de l’IVG du Code pénal. « Nous souhaitons que l’IVG soit considéré comme une pratique de santé. Elle devrait donc être inscrite dans la Constitution pour être un droit protégé », souligne Maxime Fastrez.</p>
<p>Néanmoins, cette inscription dans la Constitution semble faire l’objet d’un marchandage politique. En octobre 2025, par exemple, le PS déclarait soutenir la fin du Sénat « à condition que l’on inscrive le droit à l’IVG dans la Constitution ». « Nos propositions étaient déjà sur la table au moment de la création de la Vivaldi », se souvient le professeur de l’ULB. « Et la Vivaldi nous a dit qu’il n’y avait pas vraiment de consensus scientifique. Nous avons donc créé un comité de 35 experts qui s’est réuni, a pondu un rapport qui a été publié en mars 2023. C’est un rapport d’experts issus d’un consensus de 7 universités qui possèdent une faculté de médecine en Belgique. Et au moment de la formation de l’Arizona, on a de nouveau nié l’existence de ce consensus ».</p>
<p>Après la décision « unilatérale » de l’Hôpital universitaire de Bruxelles (HUB) de ne plus rémunérer les gardes prestées par les étudiants au sein de son réseau, une large majorité des étudiants ont menacé ce lundi de ne plus assurer leurs gardes.</p>
<p>Maxime Fastrez assure que ces étudiants ne seront pas abandonnés. « Ce n’est pas une affaire de l’hôpital mais de l’université. Nous avons reçu une interdiction de la part de l’ONSS de rémunérer les étudiants qui font des gardes de nuit », informe-t-il. « Je voudrais les rassurer, on ne les abandonne pas. On considère que le travail de nuit doit être rémunéré, mais on doit trouver des solutions avec l’université ».</p>
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		<title>Aux Pays-Bas, la pilule abortive se commande en ligne, bientôt en Belgique ?</title>
		<link>https://1001infos.net/belgique/aux-pays-bas-la-pilule-abortive-se-commande-en-ligne-bientot-en-belgique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Apr 2026 04:30:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le site Thuisabortus aux Pays-Bas permet de commander une pilule abortive jusqu'à 9 semaines de grossesse sans consultation médicale. En Belgique, l'avortement est légal jusqu'à 12 semaines.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/belgique/aux-pays-bas-la-pilule-abortive-se-commande-en-ligne-bientot-en-belgique/">Aux Pays-Bas, la pilule abortive se commande en ligne, bientôt en Belgique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Le site Thuisabortus, disponible aux Pays-Bas, permet de commander une pilule abortive jusqu’à 9 semaines de grossesse sans voir un médecin dans un cabinet ni se rendre dans une clinique. Actuellement, en Belgique, un avortement peut légalement être pratiqué jusqu’à 12 semaines après la conception, et l’interruption de grossesse par voie médicamenteuse peut avoir lieu jusqu’à un maximum de 7 semaines de la conception.</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --><br />
La procédure est simple : il suffit de remplir un formulaire, de fournir des informations sur sa santé et sa grossesse, puis d&rsquo;attendre qu&rsquo;un médecin examine les réponses. Si aucun facteur de risque n&rsquo;est décelé, une ordonnance pour la pilule abortive est envoyée. Il ne reste plus qu&rsquo;à se rendre en pharmacie pour la récupérer. Dans certains cas, une échographie peut être exigée avant d&rsquo;obtenir la prescription.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi que fonctionne le site Thuisabortus, désormais accessible aux Pays-Bas, qui permet de commander une pilule abortive jusqu&rsquo;à 9 semaines de grossesse sans avoir à consulter un médecin en cabinet ou à se rendre dans une clinique pratiquant des avortements.</p>
<p>Derrière cette initiative se trouvent des médecins réunis par Peter Leusing, généraliste et sexologue. Ces professionnels de la santé affirment se fonder sur les recommandations de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé, qui propose de rendre la pilule abortive disponible pour les femmes jusqu&rsquo;à 12 semaines, sans nécessité de l&rsquo;intervention d&rsquo;un médecin.</p>
<p>Cette initiative suscite un intérêt particulier, selon Delphine Chabbert, directrice de la Fédération Laïque de Centres de Planning Familial (FLCPF), qui la juge « intéressante parce qu’elle pose des bonnes questions ». Dès son lancement, le site Thuisabortus a reçu de nombreuses demandes : « Cela montre qu’il y a une demande importante pour des formes d’accès à l’interruption volontaire de grossesse (IVG) plus simples, plus rapides et plus discrètes », constate-t-elle.</p>
<p>Un système tel que celui-ci pourrait être bénéfique pour « des femmes dans des situations particulières, comme celles qui sont très isolées, vivant en milieu rural, en grande précarité ou qui craignent pour la confidentialité », ajoute-t-elle, en rappelant également que des études, notamment en Angleterre, ont montré que les pilules abortives ne présentent pas de risque pour la santé des femmes avortant.</p>
<p>Néanmoins, Delphine Chabbert nuance que ce type de projet n&rsquo;est pas une priorité en Belgique. Actuellement, dans le pays, un avortement peut légalement être pratiqué jusqu&rsquo;à 12 semaines après la conception, soit 14 semaines après les dernières règles. En ce qui concerne l&rsquo;interruption de grossesse par voie médicamenteuse, cet acte peut se faire jusqu&rsquo;à un maximum de 7 semaines de conception. En Belgique, la pilule du lendemain est en vente libre dans les pharmacies, sans ordonnance. Elle doit être prise au plus tard dans les 72 heures suivant une relation sexuelle non protégée ou à risque, et empêche le déclenchement d&rsquo;une grossesse.</p>
<p>Selon les chiffres de la FLCPF, chaque année, 400 à 500 femmes se retrouvent hors délai légal en Belgique et se dirigent à l&rsquo;étranger pour avorter, notamment aux Pays-Bas, où la limite pour une IVG est de 22 semaines de grossesse, voire 24 semaines dans certains cas. </p>
<p>« La législation n’a quasiment pas évolué depuis trente ans », souligne la directrice de la FLCPF. « La pratique de l’IVG est très encadrée en Belgique, ce qui est vraiment important. Mais la législation n’a quasiment pas évolué depuis trente ans et elle ne répond toujours pas aux besoins des femmes. Donc, est-ce que ce genre de site est une priorité ? Je dirais que non. La priorité est de revoir la loi belge. »</p>
<p>Sous la législature précédente, un comité d’experts pluridisciplinaires a rendu un rapport unanime, recommandant notamment un délai de 18 semaines pour pratiquer un avortement. La coalition Arizona est divisée sur cette question. Le gouvernement fédéral a annoncé qu&rsquo;avant les prochaines vacances parlementaires, un texte de loi visant à revoir les règles entourant l&rsquo;avortement sera présenté au Parlement. « On attend ce nouveau projet de loi, dont la priorité est l’augmentation du délai pour pratiquer un avortement et la suppression du délai de réflexion, qui est infantilisant pour les femmes », ajoute Delphine Chabbert.</p>
<p>Concernant la mise en place de tels services en ligne en Belgique, Delphine Chabbert précise qu’un centre de planning familial ou un hôpital doit passer une convention avec l&rsquo;Inami pour pratiquer une IVG aujourd&rsquo;hui. « Cette convention est assez précise sur la prescription et la délivrance de la pilule abortive. Il s’agit d’un parcours de soins qui comprend une prescription médicale ou encore un entretien avec un médecin. Avec cette convention Inami, il serait impossible de développer un tel projet en Belgique aujourd&rsquo;hui », souligne-t-elle.</p>
<p>Delphine Chabbert mentionne également qu&rsquo;il existe déjà des formes hybrides en Belgique : « Certaines femmes vont dans un centre de planning familial pour prendre le premier médicament du processus d’IVG médicamenteux, puis font le reste de la procédure chez elles. » Elle conclut en s&rsquo;interrogeant sur l&rsquo;éventualité d&rsquo;une perte totale de l&rsquo;accompagnement humain lors de ces traitements : « La qualité d’un accompagnement en centre de planning familial est fortement attendue par les femmes qui ne veulent pas être trop isolées lors de cet acte de soin. »</p>
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		<title>Bye bye Sénat&#8230; bye bye Belgique ?</title>
		<link>https://1001infos.net/belgique/bye-bye-senat-bye-bye-belgique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 06:51:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Sénat pourrait être supprimé, offrant des économies de 40 millions d'euros par an; un premier vote technique a eu lieu en commission, plusieurs votes sont encore nécessaires.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Le Sénat a été vidé de sa substance, et sa suppression pourrait offrir une opportunité d’économies de 40 millions d’euros par an. Hier, la majorité a voté en commission un premier pas technique vers la suppression du Sénat, en se basant sur des interprétations contestées de la réforme de la Constitution.</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --></p>
<h2>Un « clean cut » du Sénat</h2>
<p>Après avoir considérablement réduit le Sénat dans ses fonctions, sa suppression semble à première vue être une action saine et moderne de nettoyage. Un « <em>clean cut</em>« , une coupe nette, pour reprendre l’expression utilisée hier lors des débats.</p>
<p>Effectivement, le Sénat ne jouait plus un grand rôle ; par conséquent, sa suppression représente une possibilité d’économies, soit 40 millions d’euros par an. Pour Bart De Wever et la N-VA, l’argument d’efficacité s’accompagne d’un bénéfice politique : une réforme institutionnelle tangible à présenter à leurs partisans.</p>
<p>Ainsi, la majorité a voté hier en commission une première étape technique vers la suppression, en se basant sur des interprétations contestées de la réforme constitutionnelle.</p>
<p>Cette majorité inclut également le Vlaams Belang, Ecolo-Groen et Anders. En revanche, le PS a voté contre, tout comme la sénatrice germanophone du MR, tandis que le PTB a choisi de s’abstenir.</p>
<h2><strong>Un long parcours avant la suppression pure et simple</strong></h2>
<p>C’est un premier vote, mais d’autres interventions sont encore nécessaires, et celles-ci devraient être plus complexes. Au total, huit votes sont prévus au Sénat et à la Chambre, dont quatre nécessitent une majorité des deux tiers. Si le vote d’hier en commission est validé en plénière, l’avenir du Sénat sera définitivement tranché. La majorité et le Vlaams Belang ont la capacité de décider du résultat.</p>
<p>Cependant, la situation est plus nuancée. Le Vlaams Belang pourrait faire preuve d’opportunisme et changer d’avis. De plus, la majorité a exprimé son intention de ne pas s’associer aux extrêmes pour faire valoir son texte. À cela s&rsquo;ajoute que certains élus francophones du MR et des Engagés sont favorables à ouvrir la voie à une suppression d’un point de vue technique, mais sont moins enclins à agir rapidement. Ils recherchaient un accord plus large avec le PS, notamment. Ce dernier, par la voix de Paul Magnette, avait un temps fait preuve d’ouverture à la suppression, mais hier, il a défendu fermement le Sénat contre un « <em>passage en force brutal</em>« .</p>
<h2>Aucune utilité ?</h2>
<p>L’avenir du Sénat demeure donc incertain, ce qui pourrait être l’occasion de redéfinir son utilité. La grande majorité des États fédéraux ont un système bicaméral, et ce n&rsquo;est pas sans raison : il s&rsquo;agit d&rsquo;un enjeu d&rsquo;équilibre des pouvoirs.</p>
<p>Aux États-Unis, au Canada, en Suisse et en Allemagne, le Sénat, ou la deuxième chambre, sert de contrepoids aux entités fédérées. Ce sont généralement les régionalistes, ou ceux qui craignent un pouvoir central trop autoritaire, qui défendent le bicamérisme. En Belgique, le paradoxe est que ce sont les nationalistes de la N-VA qui souhaitent cette suppression. Toutefois, cela est cohérent, car la Flandre y est majoritaire. De leur point de vue, les parlements régionaux sont amenés à devenir, en pratique, les deuxièmes chambres à côté de la Chambre des représentants.</p>
<h2>Renforcement de l&rsquo;exécutif ?</h2>
<p>La suppression du Sénat s’inscrit également — comme cela se produit dans d’autres pays — dans une volonté de renforcer le pouvoir de l’exécutif au nom de l’efficacité. Néanmoins, il convient de rappeler que le Sénat, en tant que chambre de réflexion, a déjà fait ses preuves dans le passé : il a joué un rôle essentiel dans plusieurs réformes éthiques, telles que l’euthanasie, l’IVG ou le mariage entre personnes de même sexe. On ne peut pas affirmer avec certitude que ces réformes auraient eu lieu sans le Sénat, et il est encore moins certain qu&rsquo;elles auraient été mises en œuvre de manière relativement apaisée, comme cela a été le cas en Belgique, sans cette seconde assemblée.</p>
<p>Les idées ne manquent pas sur le papier : une assemblée des régions, une assemblée citoyenne, ou une assemblée mixte. Toutefois, la tâche de reconstruire un projet pour le Sénat de manière transpartisane semble bien plus ardue que sa simple suppression. Cela reflète d&rsquo;ailleurs la complexité de la Belgique.</p>
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		<title>Un vote pour supprimer le Sénat, « une erreur » selon des constitutionnalistes.</title>
		<link>https://1001infos.net/belgique/un-vote-pour-supprimer-le-senat-une-erreur-selon-des-constitutionnalistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Mar 2026 17:47:40 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le gouvernement fédéral prévoit de supprimer le Sénat d'ici 2029, considérant qu'il ne joue plus de rôle pertinent dans le système politique belge.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/belgique/un-vote-pour-supprimer-le-senat-une-erreur-selon-des-constitutionnalistes/">Un vote pour supprimer le Sénat, « une erreur » selon des constitutionnalistes.</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Le gouvernement fédéral a annoncé la volonté de supprimer le Sénat, considérant qu&rsquo;il « ne joue plus aucun rôle pertinent dans notre système politique ». La coalition Arizona prévoit d&rsquo;adopter les modifications constitutionnelles nécessaires pour que la suppression soit effective d&rsquo;ici 2029.</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --><br />
« <em>Nous décidons de supprimer le Sénat</em>« . Dans son accord de majorité, le gouvernement fédéral exprime clairement son intention. Le Premier ministre l&rsquo;avait déjà rappelé en novembre dernier auprès des sénateurs : « <em>Le Sénat ne joue plus aucun rôle pertinent dans notre système politique et appartient déjà au passé</em>« , affirmait Bart De Wever le 17 novembre.</p>
<p>La coalition Arizona prévoit d&rsquo;abolir l&rsquo;une des deux chambres du Parlement fédéral en votant durant cette législature les modifications constitutionnelles nécessaires à sa suppression d&rsquo;ici 2029, date des prochaines élections. Concrètement, les services de la Chambre et du Sénat seraient fusionnés et le personnel intégré dans divers services publics.</p>
<p>Suite à un échange entre le Premier ministre et les sénateurs en novembre, la commission des affaires institutionnelles du Sénat a entamé aujourd&rsquo;hui un long processus législatif en vue de cette disparition. La première étape consiste en la révision de l&rsquo;article 195 de la Constitution. Les partis de la majorité (MR, Les Engagés, N-VA, Vooruit et CD&#038;V), ainsi qu&rsquo;Anders, Ecolo-Groen et le Vlaams Belang, ont voté en faveur. Le PS et la sénatrice germanophone Liesa Scholzen (MR-ProDG) ont voté contre, tandis que le PTB s&rsquo;est abstenu.</p>
<p>« <em>C’est le démarrage du processus, il y aura encore sept votes</em>« , a répondu Bart De Wever. « <em>On ne parle pas encore du contenu mais de la méthode</em>« .</p>
<p>### Un Sénat de moins en moins utile dans la politique belge</p>
<p>La Constitution, dans son article 36, consacre le Sénat comme l&rsquo;une des trois branches du pouvoir législatif fédéral, aux côtés de la Chambre des représentants et du Roi. « <em>Il a vraiment été pensé comme un contrepoids de la Chambre. Plus posé, plus feutré et moins médiatique</em>« , explique Anne-Emmanuelle Bourgaux, professeure de droit constitutionnel à l’UMons.</p>
<p>Cependant, avec les réformes de l&rsquo;État, son rôle et ses compétences ont considérablement diminué. Il n&rsquo;intervient plus que lors des révisions de la Constitution ou des votes de lois spéciales. « <em>Ce sont vraiment les moments les plus importants de l’évolution institutionnelle de notre pays</em>« , précise Cédric Istasse, chercheur en sciences politiques au Centre de recherche et d’information sociopolitique (CRISP). « <em>Il mène donc toujours des travaux, mais il n’intervient plus pour l’ensemble des autres décisions. Par exemple, il n’est plus nécessaire à un gouvernement d’avoir la majorité au Sénat pour pouvoir être installé</em>« .</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, le Sénat est composé de 60 sénateurs : 50 issus des parlements des entités fédérées et 10 cooptés, c&rsquo;est-à-dire sélectionnés par les sénateurs et donc par les partis politiques. De par sa composition, il offre également un espace d&rsquo;échanges et de représentation des Régions et Communautés dans la structure fédérale de la Belgique.</p>
<p>### Le coût de la suppression</p>
<p>Ce constat d&rsquo;un Sénat de moins en moins important dans la vie politique belge constitue le premier argument du gouvernement De Wever pour sa suppression. Le second concerne le budget : la dotation du Sénat s&rsquo;élève actuellement à près de 42 millions d&rsquo;euros. Sa suppression en 2029 permettrait d&rsquo;économiser 8 millions d&rsquo;euros, le personnel étant transféré vers la Chambre ou d&rsquo;autres services publics.</p>
<p>« <em>Le Sénat coûterait trop cher pour son utilité. C’est vrai qu’il ne sert plus à grand-chose, mais c’est parce qu’on a voulu qu’il ne serve plus à grand-chose</em>« , ajoute Cédric Istasse. « <em>Je pense qu’il y a surtout derrière une volonté des nationalistes flamands, en l’occurrence la N-VA, de supprimer ce symbole du fonctionnement fédéral. Dans un but idéologique, on veut effacer un symbole de la Belgique</em>« .</p>
<p>### « Une erreur » voire « une aberration » selon les constitutionnalistes</p>
<p>Pour de nombreux experts et spécialistes du droit constitutionnel, la suppression du Sénat n&rsquo;est pas considérée comme une bonne nouvelle. « <em>Dans les cercles des juristes, des politologues ou des constitutionnalistes, cette décision passe très mal. On estime généralement que c’est une erreur voire une aberration</em>« , déclare le chercheur du CRISP.</p>
<p>Anne-Emmanuelle Bourgaux abonde dans ce sens : « <em>Le Sénat est un contre-pouvoir avec un travail législatif de grande qualité</em>« , rappelant des lois sur des questions éthiques (IVG, euthanasie, mariage homosexuel, procréation médicalement assistée…) où le Sénat a joué un rôle moteur.</p>
<p>Selon elle, le Sénat pourrait également servir de plateforme pour avancer vers une démocratie participative. « <em>Plutôt que de le supprimer, on pourrait en faire une assemblée citoyenne</em>« , précise-t-elle.</p>
<p>Un autre argument en faveur du Sénat concerne son rôle dans le fédéralisme belge. « <em>Dans tous les États fédéraux, il y a toujours deux chambres parlementaires avec un Sénat pour représenter les entités fédérées, comme les cantons en Suisse, les länder en Allemagne ou les états aux États-Unis. C’est un principe fondamental du fédéralisme que les entités fédérées puissent être représentées au niveau fédéral</em>« , indique Cédric Istasse. Une préoccupation majeure concerne notamment la représentation de la Communauté germanophone.</p>
<p>Bart De Wever a souhaité rassurer à ce sujet : « <em>C’est important que les entités fédérées soient impliquées et je pense qu’il existe différentes solutions possibles pour impliquer la Communauté germanophone</em>« , a affirmé le Premier ministre ce lundi devant le Sénat.</p>
<p>### Un long processus vers la suppression</p>
<p>Malgré ces critiques, le gouvernement De Wever et une grande partie de la classe politique belge semblent déterminés à supprimer le Sénat. Pour y parvenir, toutes les mentions de cette institution dans la Constitution doivent être supprimées. Après le vote d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, sept autres votes seront nécessaires. De plus, la modification du texte fondateur de la Belgique exige un vote à la majorité des deux tiers.</p>
<p>La coalition Arizona devra donc rechercher du soutien au-delà du gouvernement, au sein de l&rsquo;opposition. Cela pourrait inclure des partis néerlandophones tels qu&rsquo;Anders ou Groen. « <em>En plus de la N-VA, les autres partis flamands se positionnent clairement en faveur de la suppression. C’est également le cas du Vlaams Belang</em>« , précise Vincent Lefebve, juriste et chercheur au CRISP. « <em>Chez les francophones, les positions sont plus nuancées. Ainsi, le MR, bien qu&rsquo;ayant plutôt été pour le maintien du Sénat, a accepté dans un esprit de loyauté par rapport à l’accord de gouvernement</em>« . Le PS reste quant à lui opposé à la suppression sans réflexion sur une alternative au Sénat.</p>
<p>La méthode employée par le gouvernement fait également l&rsquo;objet de critiques.</p>
<p>La constitution et son article 195 obligent le milieu politique à annoncer, en fin de législature, les articles ouverts à modification lors de la mandature suivante. « <em>Or, tous les articles concernant le Sénat, environ une quarantaine, ne sont pas ouverts à révision</em>« , constate Anne-Emmanuelle Bourgaux. « <em>La majorité Arizona devra se rendre compte qu&rsquo;elle souhaite vraiment supprimer cette institution aussi ancienne que la Belgique, mais qu&rsquo;elle ne pourra pas le faire car, constitutionnellement, tous les articles relatifs au Sénat ne sont pas ouverts à révision. Qu’à cela ne tienne, pour Bart De Wever, la fin justifie les moyens. Il a donc décidé de modifier l’article 195 qui permet la modification de la Constitution. Cet article est ouvert à révision. On ne peut donc pas changer tous les articles qui concernent le Sénat, mais on peut changer la manière de changer la Constitution</em>« .</p>
<p>Le vote de ce lundi 30 mars concernait donc la révision de cet article 195. Un nouveau vote, cette fois en séance plénière, doit intervenir ce vendredi.</p>
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		<title>Dépression prénatale : « Je ne pleurais pas tout le temps » durant la grossesse</title>
		<link>https://1001infos.net/france/depression-prenatale-je-ne-pleurais-pas-tout-le-temps-durant-la-grossesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 Mar 2026 05:37:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elise, 30 ans, éprouve des angoisses pendant sa grossesse, représentant 10 à 15 % des femmes enceintes connaissant une dépression prénatale.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/france/depression-prenatale-je-ne-pleurais-pas-tout-le-temps-durant-la-grossesse/">Dépression prénatale : « Je ne pleurais pas tout le temps » durant la grossesse</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Elise a 30 ans lorsqu&rsquo;elle tombe enceinte de son premier enfant et fait état d&rsquo;angoisses terribles durant sa grossesse. Selon Lucie Joly, « 10 à 15 % des femmes enceintes connaîtront un épisode dépressif caractérisé durant leur grossesse ».</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --><br />
Elise a 30 ans lorsqu&rsquo;elle apprend qu&rsquo;elle est enceinte de son premier enfant. Mariée à un homme qu&rsquo;elle aime, bibliothécaire épanouie, elle n&rsquo;a jamais eu de problèmes de santé mentale. Rien ne laissait présager ce qui allait lui arriver. « Dès le premier mois de grossesse, j’ai eu des angoisses terribles de maladie et de mort. Je pleurais tout le temps. J’avais perdu toute ma joie de vivre. Je n&rsquo;arrivais plus à fonctionner correctement. »</p>
<p>Dans une société qui glorifie le bonheur associé à la maternité, la dépression prénatale &#8211; qui survient avant l&rsquo;accouchement &#8211; demeure souvent un sujet tabou. Pourtant, elle est loin d&rsquo;être rare. « 10 à 15 % des femmes enceintes connaîtront un épisode dépressif caractérisé durant leur grossesse », souligne Lucie Joly, psychiatre à l’hôpital Saint-Antoine et enseignante à l’Université Paris Sorbonne. « À la tristesse, à la perte d’intérêt et aux troubles du sommeil et de l’appétit s’ajoutent une forte culpabilité, une dévalorisation, ainsi que de l&rsquo;anxiété et des difficultés à s&rsquo;investir dans sa grossesse », détaille la spécialiste en périnatalité.</p>
<p>### Culpabilité et dévalorisation</p>
<p>Bien qu&rsquo;Elise remplisse presque tous les critères, elle attribuait ses symptômes à sa grossesse et aux hormones. « Beaucoup de femmes minimisent leur souffrance psychique, car il est difficile de distinguer entre les variations d&rsquo;humeur normales durant la grossesse et les symptômes dépressifs », confirme Anne-Laure Sutter-Dallay, professeure associée à l’Université de Bordeaux et responsable de la filière régionale de psychiatrie périnatale. Elle précise : « C’est l’impact sur le quotidien qui permet de faire la différence. »</p>
<p>Si la dépression prénatale peut toucher n&rsquo;importe quelle femme, celles ayant des antécédents psychiatriques sont plus vulnérables. Lila*, 40 ans, a toujours connu des fluctuations dans sa santé mentale. En 2018, profitant d&rsquo;un arrêt maladie lié à un burn-out, elle se lance avec son compagnon dans leur projet de bébé. « Tout le monde me disait que la grossesse était un moment incroyable, qu’on se sentait heureuse grâce aux hormones. »</p>
<p>Dès les premières semaines, son mal-être s&rsquo;aggrave. « Je ne dormais plus. C’était insupportable. Je voyais le bébé comme un parasite qui grossissait en moi, une ennemie venue me pourrir la vie. J&rsquo;habitais au quatrième étage et j&rsquo;avais peur de ce que je pouvais faire. » Lila envisage l&rsquo;IVG. Après une nuit terrible marquée par des vomissements liés à l&rsquo;angoisse, elle demande finalement une hospitalisation en psychiatrie. « Je ne savais pas comment j&rsquo;allais pouvoir tenir neuf mois. » Elle passera les trois premiers mois de sa grossesse à l&rsquo;hôpital, où elle recevra un diagnostic de trouble bipolaire, expérience qu&rsquo;elle relate dans sa bande dessinée *Corps à corps &#8211; Enceinte et bipolaire* (Editions Steinkis), sortie le 12 mars, illustrée par Claire Paq.</p>
<p>### « La grossesse est un moment de grande vulnérabilité psychique »</p>
<p>« Le risque de décompensation psychiatrique est plus élevé pendant la grossesse », indique Lucie Joly. De significatives modifications hormonales surviennent dans le cerveau de la future mère. « Le taux d&rsquo;œstrogènes est 10.000 fois supérieur à celui d’autres moments de la vie, rappelle la psychiatre. Des changements dans le cerveau rendent la femme plus susceptible de développer des troubles anxieux et dépressifs. » La spécialiste mentionne que celles ayant une sensibilité hormonale accrue &#8211; comme un syndrome prémenstruel fort &#8211; sont plus à risque.</p>
<p>La grossesse agit comme un révélateur des troubles psychiques, mais d&rsquo;autres facteurs y contribuent. Vivre des violences conjugales, faire face à la précarité ou à l&rsquo;isolement, avoir une grossesse non planifiée ou rencontrer des complications obstétricales augmente la probabilité de souffrir de dépression prénatale.</p>
<p>### Un risque d’accouchement prématuré</p>
<p>Il est essentiel de prendre en charge la dépression prénatale, car « si elle n’est pas traitée, elle peut conduire à une dépression post-partum », met en garde la médecin Joly. Par ailleurs, une mauvaise santé mentale peut nuire au développement de la grossesse. « Si la femme est anxieuse ou dépressive, son taux de cortisol, l&rsquo;hormone du stress, augmente. On sait que le cortisol a des effets néfastes sur divers paramètres obstétricaux, dit la médecin. Il peut engendrer des retards de croissance intra-utérins et des accouchements prématurés. »</p>
<p>Pour identifier ces situations, il est crucial que les professionnels de santé soient formés. « Aucun professionnel ne m&rsquo;a jamais demandé comment j&rsquo;allais », déplore Elise, qui suivait un suivi médical important et était alitée dès son deuxième mois en raison d&rsquo;un décollement placentaire. « J&rsquo;ai pris seulement 4 kg pendant ma grossesse. Il était impossible de ne pas voir que j&rsquo;allais mal », estime-t-elle.</p>
<p>Malgré un entretien prénatal précoce obligatoire en France pour détecter d&rsquo;éventuelles vulnérabilités de la mère, les statistiques révèlent un manque de prise en charge. « Dans une enquête que nous avons réalisée, seules 25 % des femmes en souffrance interrogées ont eu une consultation concernant leur mal-être, et seulement 10 % ont reçu un traitement », souligne Anne-Laure Sutter-Dallay. Certaines se tournent vers des professionnels du bien-être, souvent coûteux, qui peuvent apporter du soutien, mais pas en cas de pathologie établie. « En conséquence, nous accueillons des femmes tardivement alors que nous aurions pu les aider plus tôt. »</p>
<p>### « Je ne voulais pas que les gens sachent que j’étais en hôpital psychiatrique »</p>
<p>La question du tabou est également primordiale. « La maternité est sacrée dans notre société, et exprimer sa tristesse est souvent incompris », remarquer Elise, désormais présidente de l’association Maman Blues. Lila ressent cela aussi. « Je ne voulais pas que les gens sachent que j’étais en hôpital psychiatrique pendant ma grossesse. J’avais honte et j’ai porté cette honte longtemps. »</p>
<p>Lila a vécu son accouchement comme une libération. « J’ai immédiatement adoré ma fille, et la maternité m’a apporté une immense joie au quotidien. C&rsquo;était le bonheur, même si je détestais entendre d&rsquo;autres femmes dire cela à propos de la grossesse. » De son côté, Elise a décompensé dès son retour à la maison. « Je n’arrivais ni à m’occuper de ma fille ni de moi. Je savais que si personne n’intervenait, j’allais mourir. » Elle sera hospitalisée pendant deux mois en psychiatrie.</p>
<p>Malgré tout, elles ont toutes deux souhaité agrandir leur famille. Pour tenter de vivre une grossesse plus sereine, elles ont toutes les deux eu besoin d’une thérapie EMDR. Si la fille de Lila n&rsquo;est pas encore grande sœur, pour Elise, la seconde grossesse a été beaucoup plus calme. « J&rsquo;ai eu un autre enfant, je n&rsquo;ai pas eu de récidive, beaucoup n&rsquo;ont pas cette chance. »</p>
<p>*Le prénom a été modifié.*</p>
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		<title>Procès des bébés congelés : incohérences et pertes de mémoire évoquées par la mère</title>
		<link>https://1001infos.net/france/proces-des-bebes-congeles-incoherences-et-pertes-de-memoire-evoquees-par-la-mere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 25 Mar 2026 17:29:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aurélie S., 45 ans, est jugée à Avignon pour le meurtre de deux nourrissons, nés en 2018 et 2019, conservés dans son congélateur.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/france/proces-des-bebes-congeles-incoherences-et-pertes-de-memoire-evoquees-par-la-mere/">Procès des bébés congelés : incohérences et pertes de mémoire évoquées par la mère</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>Aurélie S., 45 ans, est jugée devant la cour d’assises d’Avignon pour le meurtre de deux de ses nourrissons, qu’elle a conservés dans son congélateur. Elle a donné naissance à ces bébés en 2018 et en 2019 chez elle, sans aide.</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --><br />
« Je ne sais pas », « je ne me souviens plus », « je n’ai pas réfléchi », a répété inlassablement ce mercredi Aurélie S., 45 ans, lors du cinquième jour de son procès. Elle est jugée par la cour d’assises d’Avignon pour le meurtre de deux de ses nourrissons, qu’elle a ensuite conservés dans son congélateur. Cette journée, consacrée à son interrogatoire, a vu l&rsquo;accusée éprouver des difficultés à recoller les morceaux de sa mémoire et à fournir des déclarations cohérentes avec les éléments du dossier et les expertises.</p>
<p>Pendant près d’une heure, elle a relaté, de manière saccadée, les accouchements de ces deux nourrissons en 2018 et 2019 &#8211; elle a également trois autres filles et a donné naissance sous X à un autre enfant &#8211; nés chez elle, sans assistance. Aurélie S. a expliqué avoir « perdu pied » au moment de la mort d’Alia, le premier des deux bébés, survenue le surlendemain de sa naissance.</p>
<p>« C’est là que je l’ai placée dans le congélateur », a-t-elle déclaré. Selon son récit, son décès est accidentel. « J’ai glissé dans les escaliers et je suis tombée avec elle, sur elle. Je ne pourrais pas vous dire comment précisément, car je ne m’en souviens pas », a-t-elle expliqué à la cour. Ces affirmations vont à l&rsquo;encontre des expertises qui révèlent des lésions « à gauche et sur l’arrière du crâne », « incompatibles avec votre version » de la chute. Aurélie raconte avoir ensuite déposé son nourrisson sur le canapé avant de partir se changer.</p>
<p>À son retour, Alia, le prénom donné au nourrisson par ses deux filles adolescentes, ne présente pas de réaction. « Je suis restée un moment avec elle dans les bras, sur le canapé », poursuit l’accusée, qui affirme avoir essayé de percevoir un battement de cœur et de sentir une respiration. Tout s’accélère lorsque sa fille aînée l’informe de son arrivée imminente. « C’est là que je l’ai placée dans le congélateur. Je ne sais pas pourquoi je l’ai mise là. Pourquoi je n’ai pas appelé les secours ? J’ai perdu pied », a juré Aurélie S., derrière ses larges lunettes, t-shirt noir à manches longues, bras croisés, malaxant nerveusement son bras droit avec son autre main.</p>
<p>Sur le banc des parties civiles, le père de la jeune victime peine à cacher sa colère et finit par quitter la salle quelques minutes. Aurélie S. explique qu’à l’annonce de sa grossesse, ce dernier avait coupé tout contact avec elle. Une version qui ne correspond pas aux déclarations de l’intéressé, partie civile au procès, qui avait précédemment soutenu sa compagne lors d&rsquo;un premier IVG. « Alors il ment ? », interroge la présidente de la cour. « Oui », rétorque l’accusée. « Vous n’avez jamais fait croire à M. R. que vous aviez avorté ? », insiste la magistrate. « Non. Il n’a jamais proposé de m’accompagner pour le second », assure-t-elle.</p>
<p>Concernant un second accouchement dont elle ne sait pas dater le mois, Aurélie S. dit avoir confié le nourrisson à l’adoption « à un couple gay ». En réalité, celui-ci se trouve dans le congélateur, emmailloté dans un linge et placé dans un sac de course sommairement noué.</p>
<p>L’année suivante, en 2019, naît Ange-Raphaëlle. « Je ne savais même pas que j’étais enceinte », reprend Aurélie S., qui ne parvient pas à dater le mois de ce deuxième accouchement. Ses filles n’ont pas remarqué cette nouvelle grossesse ni entendu l’accouchement, qu’elle qualifie de « plus difficile, le pire de tous ». Aurélie S. assure avoir ensuite perdu connaissance, le nourrisson entre ses jambes encore reliées au cordon ombilical. À son réveil, elle constate le décès. « J’ai mis le doigt sous le nez pour sentir et écouter le cœur. Mais il n’y avait rien du tout. Et après de longues minutes, j’ai pris la décision de la mettre avec sa sœur. Après, j’ai nettoyé un petit peu et j’ai passé la fin de la nuit à fumer cigarette sur cigarette. Puis, j’ai fait semblant de tout », a-t-elle conclu.</p>
<p>Abondamment interrogée par la présidente de la cour d’assises sur ses incohérences, l’absence de traces de sang sur le canapé malgré un second accouchement hémorragique, et la présence de lésions sur le premier nouveau-né, Aurélie S. n’offre à la cour d’autres explications que l’absence de souvenirs ou une simple réfutation. « On aimerait tous savoir la vérité », insiste l’une de ses filles à la barre. Sera-t-elle entendue ? Le verdict est attendu à la fin de la semaine.</p>
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		<title>Russie : Femmes sous pression pour relancer la natalité, ados en psy</title>
		<link>https://1001infos.net/international/russie-femmes-sous-pression-pour-relancer-la-natalite-ados-en-psy/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Rédaction 1001Infos]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Mar 2026 05:47:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2023, la Russie enregistre 8,6 naissances pour 1.000 habitants, et depuis janvier 2025, vingt-sept régions russes offrent des allocations aux étudiantes enceintes.</p>
<p>L’article <a href="https://1001infos.net/international/russie-femmes-sous-pression-pour-relancer-la-natalite-ados-en-psy/">Russie : Femmes sous pression pour relancer la natalité, ados en psy</a> est apparu en premier sur <a href="https://1001infos.net">1001Infos</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><!-- Intro IA --></p>
<p><em>La Russie a constaté un taux de natalité en chute libre depuis 1987, atteignant en 2023 8,6 naissances pour 1.000 habitants. Depuis janvier 2025, vingt-sept régions russes ont mis en place des allocations pour les étudiantes enceintes afin de les inciter à ne pas avorter.</em></p>
<p><!-- Contenu principal (réécrit par IA) --><br />
C’est une question de survie de la nation contre « l’extinction ». Pour faire face à un taux de natalité en forte baisse depuis 1987, qui a atteint en 2023 8,6 naissances pour 1.000 habitants, la Russie multiplie les initiatives pour persuader les familles, en particulier les femmes, de procréer. Le ministère de la santé russe recommande désormais aux médecins de diriger leurs patientes n’ayant pas l’intention d’avoir d’enfants vers « une consultation avec un psychologue dans l’objectif de favoriser une attitude positive à l’égard de la maternité », selon un document dont l’AFP a eu connaissance le jeudi 19 mars.</p>
<p>Dans la même lignée, vingt-sept régions russes ont mis en place en janvier 2025 des aides financières pour les étudiantes enceintes afin de les inciter à ne pas avorter. Trois autres régions ont également élargi ces programmes aux adolescentes enceintes, sans considération d’âge, rapporte la BBC. Moscou a par ailleurs durci sa législation sur l’avortement et adopté des lois rendant illégale la soi-disant « propagande child-free ». Le Kremlin s&rsquo;appuie sur un discours défendant les valeurs traditionnelles, anti-LGBT et anti-IVG.</p>
<h2>Un problème structurel</h2>
<p>Ces initiatives, utilisant tantôt la carotte, tantôt le bâton, « s’inscrivent dans un tableau plus large : la crise démographique », insiste Tatiana Kastouéva-Jean, directrice du Centre Russie/Nouveaux États Indépendants (NEI) de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Un problème majeur que Vladimir Poutine s’efforce de résoudre depuis son accès au pouvoir, même s&rsquo;« il aggrave la situation en ayant déclaré la guerre à l’Ukraine en 2022, envoyant au front les hommes en âge de procréer et faisant fuir les autres à l’étranger ».</p>
<p>En dépit des contradictions, la Russie a également mis en place depuis mars 2024 une politique anti-immigration alors que « la natalité était en partie soutenue par une immigration de travail en provenance d’Asie centrale », ajoute Anna Colin Lebedev, chercheuse en sciences politiques et spécialiste des sociétés post-soviétiques.</p>
<h2>Des mesures de court terme</h2>
<p>L’instauration d’un capital maternité en 2023, une aide financière pour chaque naissance, a contribué à l&rsquo;augmentation des naissances. Cependant, « son effet est limité dans le temps : elle accélère le calendrier des naissances sans nécessairement augmenter le nombre d’enfants par famille », indique la directrice du pôle Russie de l’Ifri. Le problème demeure donc avant tout structurel. « Mathématiquement, il y a moins de femmes jeunes en âge de procréer », rappelle Tatiana Kastouéva-Jean. Les autorités auront du mal à inverser cette tendance avec des mesures axées sur le court terme.</p>
<p>Plutôt qu&rsquo;une politique « agressive, qui stigmatise les femmes sans enfants ou qui se base uniquement sur l&rsquo;encouragement financier, il faudrait instaurer de vraies conditions économiques et sociales, comme des places en crèche », souligne encore Tatiana Kastouéva-Jean. Un contexte moins anxiogène que la guerre, qui n&rsquo;est pas propice à fonder une famille. « Toutes les politiques pro-natalistes adoptées ces dernières années reposent sur de mauvaises idées », résume de manière critique Anna Colin Lebedev.</p>
<p>Cependant, ces « politiques obscurantistes et probablement contre-productives à long terme » montrent que le Kremlin se soucie du problème, selon Anna Colin Lebedev, sans pour autant apporter la solution adéquate.</p>
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