Un Suisse au Nicaragua: Yanick Iseli devient propriétaire

Yanick Iseli dans sa nouvelle maison au Nicaragua: bien des transformations sont encore au programme. zVg

Yanick Iseli vit au Nicaragua depuis maintenant trois mois. Certaines choses se sont déroulées conformément à ses plans; d’autres pas. C’est ainsi que, de manière inattendue, il a acheté une maison – parce qu’il avait besoin de se connecter au réseau électrique.

Ce contenu a été publié le 01 août 2021 – 11:00


construction en arc de cercleLien externe conçue à l’origine par Léonard de Vinci, qui ne nécessite pas de fixations telles que des clous, des vis ou des piliers de soutien.

C’est son ami Louis qui a eu cette idée. Âgé d’une soixantaine d’années, Louis est originaire du Canada, mais travaille au Nicaragua depuis plus de cinq ans. Il y a établi une plantation de café et une ferme de bambou; il expédie le café à Québec et à Montréal, et vend le bambou sur le marché local comme matériau de construction.

Louis bouillonne d’idées et de projets. «Je trouve très stimulant d’échanger des expériences avec lui, même s’il me semble que son passe-temps favori est de bouleverser mes plans», dit Yanick Iseli en souriant. Sinon, hormis Louis, l’émigrant suisse n’a pratiquement pas de contacts avec d’autres émigrants ou expatriés. «Il y a déjà quelques Suisses ici. Je les croiserai certainement tôt ou tard, mais je ne cherche pas spécialement à entrer en contact avec eux. Je ne me soucie pas de l’origine d’une personne.»

«Je viens d’Europe»

Yanick Iseli peut compter sur un cercle d’amis déjà existant; il s’est déjà rendu cinq fois dans le nord du Nicaragua, chaque fois pour plusieurs semaines. En outre, il parle couramment l’espagnol et n’a donc aucun problème à entrer en contact avec les locaux. En revanche, ceux qui n’ont pas encore d’environnement dans un nouveau pays ont souvent recours aux associations d’expatriés ou d’émigrants.

La petite plantations de manguiers de Yanick Iseli. zVg

Le Suisse est le seul étranger de son village. «Je connais de mieux en mieux mes voisins, nous avons de bons contacts», dit-il. Il indique qu’en général, les gens sont très positifs à son égard, avec beaucoup de curiosité.

«Même si j’explique d’où je viens, beaucoup de gens d’ici ne savent même pas où se trouve la Suisse, ajoute-t-il. L’un d’eux m’a demandé combien de temps il me faudrait pour y aller en voiture. Et un autre a simplement acquiescé en disant, ah oui, le pays au nord des États-Unis. C’est pourquoi, maintenant, je dis simplement que je viens d’Europe.»