Un Suisse au Nicaragua: les ennuis continuent

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Après de multiples péripéties, Yanick Iseli est enfin retourné au Nicaragua. Mais au lieu de retrouver ses arbres et plantes en fleurs, il a découvert un champ de bataille – des invités indésirables avaient envahi la propriété pendant son absence.

Ce contenu a été publié le 28 juillet 2022 – 09:30


seconde tentative pour rejoindre le Nicaragua a été la bonne: en voyageant avec une autre compagnie aérienne, Yanick Iseli a pris un vol de Zurich à Paris, puis de Paris à San José au Costa Rica, et enfin un car pour le Nicaragua. Fin mars, le Suisse a enfin rejoint sa propriété près de San Ramon, dans le nord du Nicaragua.

Mais ce fut un «retour en catastrophe». Alors que son jardinier aurait dû se rendre sur la plantation pendant son absence et s’occuper des arbres, ce dernier a littéralement quitté le pays pour aller travailler dans une mine d’or nouvellement ouverte – «un travail très dur, mais bien payé», explique Yanick Iseli.

Série: avec Yanick Iseli au Nicaragua

Cet article fait partie d’une série sur l’émigration. Swissinfo accompagne le Suisse Yanick Iseli dans son aventure au Nicaragua et fournit par-là même de précieux conseils sur l’expatriation dans ce pays.

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Le jardinier avait certes envoyé un jeune garçon pour le remplacer, «mais apparemment celui-ci n’avait aucune idée ni du travail, ni des maladies végétales».

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Des termites, gros et nombreux

De plus, un véritable fléau s’était abattu sur le terrain du Suisse: «Les termites ont presque tout dévoré sur mes plants de café!». Yanick Iseli a dû essayer de sauver les caféiers tandis qu’il luttait simultanément contre les colonies de termites, «gros et nombreux!».

Mais ce n’est pas tout. Des chevaux avaient également envahi le verger et dévoré presque tous les bananiers et les feuilles des arbres. «J’avais pourtant dit à plusieurs reprises à mon jardinier de poser un fil de fer barbelé tout autour de la propriété».

Le jardinier n’avait pas complètement disparu et Yanick Iseli l’a fait venir chez lui pour constater les dégâts. «Je lui ai dit qu’après toutes ces fautes et ces mensonges, je ne pouvais plus l’employer. Que s’il préférait travailler dans les mines, qu’il parte. Il est parti, presque soulagé», raconte le Jurassien.

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Le courage retrouvé

Baisser les bras ne fait pas partie des habitudes de Yanick Iseli. Il a donc rapidement passé une annonce pour trouver un nouvel employé et est entré en contact avec un homme qui avait plus de 15 ans d’expérience dans l’agriculture biologique et la permaculture. Le Suisse était extrêmement intéressé, puisque son objectif est de cultiver son terrain de la manière la plus écologique et durable possible. Finalement, ce jardinier a toutefois trouvé un emploi mieux rémunéré ailleurs.

«J’ai tout de même trouvé quelqu’un qui aime son travail et le fait bien. Il n’a certes aucune idée de ce que signifie agriculture biologique et n’a jamais entendu parler de basilic, mais il est ouvert à de nouvelles méthodes», dit le Jurassien en riant.

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Yanick Iseli a retrouvé son enthousiasme. Il poursuit l’aménagement de sa maison dont les murs, composés d’un mélange de paille et de terre, doivent encore être enduits d’argile. Le Suisse a rendu la maison qu’il louait à San Ramon et vit désormais à plein temps dans sa maison à moitié achevée. «Je préfère vivre entre mes quatre murs – même si les murs ne sont pas encore tout à fait terminés».

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Edité et traduit de l’allemand par Emilie Ridard

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