Un Suisse au Nicaragua: le rêve de Yanick Iseli

Bye bye la Suisse: Yanick Iseli dans son jardin dans le Jura. Eva Hirschi

En pleine pandémie de coronavirus, le Suisse Yanick Iseli veut émigrer au Nicaragua. swissinfo.ch l’accompagne dans son périple.

Ce contenu a été publié le 06 mai 2021 – 10:52


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À certains moments, la vie nous met face à des choix: rester ou partir – émigrer. «Quand je me tenais là, dans la jungle, je me suis soudain dit que je pourrais vivre ici.» Depuis longtemps, Yanick Iseli nourrissait le désir de vivre de manière aussi autonome que possible. En Suisse, cependant, cela est très difficile, dit-il. Coûts élevés, longs hivers où rien ne pousse, bureaucratie – il en a fait l’expérience. 

«Nous possédons un morceau de forêt. J’y ai construit une petite cabane en bois avec des matériaux simples, sans avoir à abattre un seul arbre ou à modifier le terrain», raconte-t-il. Peu de temps après, il a reçu une lettre des autorités. La cabane avait été construite sans autorisation et devait être détruite.

Maison d’hôtes, poules et plantes

Au Nicaragua, il espère maintenant réaliser son rêve. «Là-bas, je peux faire ce que je veux. Ici, je ne pourrais même pas peindre les volets de ma maison de la couleur qui me plaît – protection des monuments oblige.» Lors de son dernier voyage, il a déjà acheté un terrain dans la zone de culture du café du Nicaragua, non loin de la petite ville de Matagalpa, avec l’aide d’un ami avocat. Sur sa parcelle, l’autodidacte et bricoleur passionné souhaite désormais construire une maison d’hôtes et sa propre habitation.

Yanick Iseli devant sa maison à Montsevelier dans le Jura suisse. Eva Hirschi

En outre, Yanick Iseli possède 1,2 hectare de terre qu’il souhaite cultiver. La dernière fois qu’il est allé au Nicaragua, il a engagé un jardinier pour s’occuper des premières plantes. «Nous avons déjà planté plus de 200 arbres, des oranges aux avocats en passant par les mangues et les fruits de la passion». Bien sûr, il y a aussi des caféiers, qui sont au nombre de 300 en ce moment.

«Je vais vendre une partie de la récolte de fruits et légumes au marché local. J’aimerais exporter du café et plus tard du cacao en Suisse», explique-t-il. Il aura également des poulets, ainsi que – si tout se passe bien – une petite pisciculture. Mais il faudra attendre un certain temps avant que cela n’arrive. Yanick Iseli est maintenant dans les derniers préparatifs de son départ. Il quitte la Suisse vendredi. Nous l’accompagnerons.

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