Les multiples facettes de la Genève internationale vues de l’intérieur

Cette photo montre une image de Genève très différente de celle du quartier international. Mais l’une des questions centrales est commune: avec la Covid-19 et d’autres défis majeurs, l’argent continuera-t-il à arriver? © Mark Henley/panos Pictures

La Genève internationale est une plateforme importante pour le multilatéralisme. Le gouvernement suisse continue à la promouvoir et à y investir. Mais elle est en train de changer et fait face à de nouveaux défis. Comment la voient ceux qui y travaillent?

Ce contenu a été publié le 31 août 2020 – 13:30 Swiss Digital Initiative («initiative numérique suisse», SDI) et le «Geneva Science and Diplomacy Anticipator», qui fait partie du Campus Biotech regroupant de nombreuses start-up.

Mark Henley dit que son bâtiment préféré au sein de la Genève internationale est probablement le Palais des Nations, bien qu’il «aime beaucoup d’autres endroits comme la salle de l’Assemblée à l’Organisation mondiale de la santé, le couloir monumental à l’Organisation internationale du travail, ou encore la nouvelle salle de conférence de l’Organisation mondiale du commerce, dont les murs sont capitonnés comme un sac à main Gucci».

IHEID), qui a vu le jour dans l’historique Villa Barton en 1938. En se développant, il lui a toutefois fallu plus d’espace. L’IHEID travaille aujourd’hui principalement dans un bâtiment moderne en verre qui surplombe la voie ferrée. Une «nouvelle et immense résidence pour étudiants» est aussi en cours de construction dans la rue, explique Joost Pauwelyn, professeur de droit international à l’IHEID.

«Nos projets immobiliers sont un héritage de notre ancienne directrice, et elle a complètement changé les choses», poursuit-il. «Cela a commencé en 2008. Nous venions d’avoir la Villa Barton et les étudiants étaient logés dans toute la ville. Mais maintenant, il y a beaucoup d’espaces ouverts et une ambiance de campus bien plus présente.»

Les professeurs ont leur propre bureau, et Joost Pauwelyn aime y travailler. «Je n’aurais jamais pensé que les bâtiments pouvaient faire une telle différence», reconnaît-il.