«Le temps sous pression» au Festival de photographie de Lenzbourg

La petite ville de Lenzbourg se transforme pour la troisième fois en capitale de la photo. Originaire de Florence, la directrice du festival, Margherita Guerra est arrivée par hasard dans la bourgade argovienne.

Ce contenu a été publié le 08 octobre 2020 – 14:08 En savoir plus sur l’auteur.e | Multimedia

Une discussion animée se déroule dans les locaux d’une usine désaffectée à Lenzbourg. Aujourd’hui, les photographes présentent leur travail à un panel d’experts renommés dans le cadre du Festival de photographie de la petite ville argovienne.

La directrice de la manifestation, Margherita Guerra est originaire de Florence et a débarqué un jour par hasard dans la région. «Nous voulions partir à l’aventure et simplement aller vivre ailleurs, se souvient-elle. Cela aurait pu être Munich ou Cologne, mais Lenzbourg est un lieu culturel passionnant. Il y a des semaines de musique, du cabaret, une maison de la littérature… Ne manquait que la photographie.»

Margherita Guerra a étudié la théologie et travaille avec la photo depuis 20 ans. Ce qui l’intéresse: «observer ce qui se cache derrière les choses, ce qui est en nous, comment les gens voient le monde». La théologie est un domaine universitaire, surtout en Italie. Pour être plus proche de la vraie vie, Margherita Guerra s’est formée à la photographie et a travaillé comme rédactrice images pour différents médias et pour les archives Alinari.

Margherita Guerra (troisième depuis la gauche) et son équipe.

Une fois installée à Lenzbourg, elle a voulu développer un concept d’événement photographique et s’est alliée à trois autres femmes pour fonder le festival en 2017. Chaque année, la manifestation attire davantage de visiteurs et gagne en reconnaissance au niveau national et international. Le thème de cette édition 2020 est «Le temps sous pression».