Le marché des montres de seconde main en pleine croissance

Le secteur horloger vit une petite révolution avec le boom du marché de seconde main. Les collectionneurs semblent avoir pris le relais des touristes absents cette année. Cela permet de combler en partie la baisse des exportations.

Ce contenu a été publié le 06 août 2021 – 10:24

Nicolas Rossé; Antoine Schaub / RTS Info

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Pour les détaillants horlogers, l’année a été très difficile sans les touristes. Heureusement, les collectionneurs et autres intéressés aux montres de seconde main sont de plus en plus nombreux. Beaucoup de ces acheteurs sont à la recherche de pièces rares et surprenantes.

Les montres d’occasion représentent aussi un intérêt financier. «Cela permet de faire d’excellentes affaires. C’est une bonne réalisation que d’acheter des montres d’occasion, qui sont 40 à 50% moins chères que le prix normal», explique dans le 19h30 Patrick Antille, collectionneur.

Le marché des montres anciennes permet un peu de compenser l’effondrement du neuf. «Par le passé, c’était 50-50. Avec la baisse de demande de neuf, ça représente 80% d’occasion et 20% de neuf», remarque Alain Guttly, présent depuis 30 ans sur le marché des montres anciennes.

Le marché de l’ancien dépasse celui du neuf

Selon le Journal Suisse de l’Horlogerie (JSH), l’an dernier, le marché des montres d’occasion ou de seconde main a atteint les 20 milliards de francs. Un cap hautement symbolique pour l’horlogerie suisse.

«Pour la première fois dans l’histoire de l’horlogerie, ce marché, qui est en pleine croissance, a dépassé en 2020 le chiffre d’affaires de l’horlogerie suisse à l’export», constate Joël Grandjean, éditeur du JSH.

Les ventes de l’ancien qui dépassent celles du neuf: de plus en plus de marques réagissent, comme Omega, Journe, Moser ou Audemars Piguet. Richard Mille a même ouvert un réseau de 9 boutiques pour contrôler le marché du déjà porté. Un marché qui va continuer à croître.

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