La Suisse devrait continuer à financer Frontex

Un garde-frontière européen porte un enfant, au large de l’île grecque de Lesbos. Dans d’autres circonstances, des ONG reprochent à l’agence européenne des maltraitances sur des migrants. Keystone / Santi Palacios

Une majorité des Suisses estiment qu’il faut continuer à soutenir le corps européen des garde-frontières, selon le premier sondage de la SSR en vue des votations fédérales du 15 mai. Les lois sur la transplantation et le cinéma recueillent également une majorité d’avis favorables.

Ce contenu a été publié le 01 avril 2022 – 06:00


la participation financière de la Suisse à Frontex, l’agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes, révèle le premier sondage de la SSR réalisé mi-mars par l’institut gfs.bern. 29% des personnes interrogées sont contre et 8% sont encore indécises.

référendumLien externe. Les voix les plus critiques se trouvent tout de même chez les Verts (parti écologiste) et les socialistes (gauche), mais pas seulement. Le scepticisme est aussi présent parmi les sympathisantes et les sympathisants de l’UDC (Union démocratique du centre/ droite conservatrice), historiquement critique envers le système de Schengen/Dublin et la libre circulation des personnes.

Les arguments en faveur du projet des autorités séduisent, contrairement à ceux du camp du non. Une large majorité des personnes sondées estiment que le corps européen des gardes-frontières aura besoin de plus de ressources à l’avenir et qu’une meilleure protection des frontières extérieures de l’Europe est nécessaire. Les politologues de gfs.bern notent que les partisanes et partisans de Frontex ont déjà réussi à démontrer la nécessité d’agir. Le camp du oui fait valoir «des arguments sécuritaires convaincants dans un contexte international instable», estime l’institut de sondage.

Vers le consentement présumé au don d’organes

Comme la plupart des États européens, la Suisse pourrait adopter le principe du consentement présumé en matière de transplantation. Ainsi, toute personne serait considérée comme donneuse d’organes potentielle, pour autant qu’elle n’ait pas exprimé son refus de son vivant. Actuellement, pour que ses organes puissent être prélevés, une personne doit avoir explicitement donné son accord avant sa mort ou, en l’absence de déclaration, ses proches doivent y consentir après sa mort.

63% des Suisses sont favorables à ce changement de paradigme, 34% auraient voté contre et seuls 3% ne savent pas encore.

train de mesures en faveur des médias, refusé par le peuple le 13 février: liberté économique et protection de la diversité se retrouvent face à face. Le niveau d’approbation de départ du paquet d’aide aux médias était toutefois inférieur à celui de la loi sur le cinéma.

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