«La révolution numérique agit comme un tsunami sur l’industrie suisse»

Des machines connectées que l’on peut régler et réparer à distance: c’est ce que propose l’entreprise vaudoise Bobst, spécialisée dans les équipements destinés aux fabricants d’emballages et d’étiquettes. 

(© Keystone / Jean-christophe Bott)

La Suisse est prête à surfer avec succès sur la vague du numérique qui déferle sur le secteur industriel. Mais attention, des noyades ne sont pas exclues, avertit Xavier Comtesse dans un livre qui paraît ce mercredi. 

Communicateur-né, touche-à-tout visionnaire, agent provocateur, extrémiste de l’innovation: les qualificatifs ne manquent pas pour décrire Xavier ComtesseLien externe. L’ancien consul scientifique de Suisse à Boston et ex-directeur romand du laboratoire d’idées libéral Avenir SuisseLien externe (voir encadré) publie avec une dizaine de co-auteurs, parmi lesquels Elmar Mock, co-inventeur de la Swatch, un ouvrage visant à mettre en valeur les pionniers de l’industrie 4.0 en Suisse («Industrie 4.0 – The Shapers»Lien externe). Entretien avec un technophile ultra-convaincu.

Avec une dizaine de co-auteurs, Xavier Comtesse dresse le portrait de 20 entreprises suisses pionnières de l’industrie 4.0. 

(swissinfo.ch)

swissinfo.ch: Mettons-nous d’abord d’accord sur la terminologie. Qu’entendez-vous exactement par industrie 4.0?

Xavier Comtesse: C’est tout simple, il s’agit de la révolution numérique appliquée à l’industrie. Big Data, intelligence artificielle, internet des objets, imprimantes 3D: toutes ces innovations apparues au cours des dix dernières années bouleversent en profondeur la façon de produire des machines, des objets et des biens de consommation.

Même si elle passe un peu inaperçue du grand public, cette quatrième révolution industrielle agit comme un véritable tsunami sur l’ensemble de l’industrie suisse.

Elle est aussi importante, si ce n’est plus encore, que les trois révolutions précédentes, à savoir l’invention de la machine à vapeur au 18e siècle, de la machine-outil à la fin du 19e siècle et de la machine-outil à commande numérique au 20e siècle.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples concrets?

Éditions ZoéLien externe.

En 1992, il devient haut fonctionnaire à Berne auprès du Secrétaire d’Etat à la science, à la recherche et l’éducation. En 1995, il est envoyé comme diplomate scientifique auprès de l’Ambassade de Suisse à Washington. En 2000, il devient le premier Consul scientifique de Suisse à Boston où il crée le concept des SwissnexLien externe.

En 2002, il est nommé directeur du Think Tank Avenir Suisse, où il s’occupe principalement des questions d’innovation. En 2012, il lance pour le compte de la Chambre Neuchâteloise du Commerce et de l’Industrie le Swiss Creative CenterLien externe dédié à la nouvelle révolution industrielle. Deux ans plus tard, il fonde avec Elmar Mock «Watch Thinking», un cercle de réflexion sur l’horlogerie. En 2015 s’ajoute à cette liste «Health@Large», un nouveau laboratoire d’idées sur la santé numérique.

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Vous pouvez contacter l’auteur de cet article sur Twitter: @samueljabergLien externe

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