La diplomatie scientifique prend forme à Genève

Les développements de l’intelligence artificielle sont l’un des domaines examinés par la fondation GESDA qui entend favoriser un usage des technologies à venir qui soit bénéfique à l’ensemble de l’humanité. Samuel Truempy Photography

Lancé en 2019, le Geneva Science and Diplomacy Anticipator (GESDA) a tenu vendredi sa première conférence. Cette réunion virtuelle avait pour objectif de préciser les axes de recherche que la fondation entend développer avec les organisations internationales et les diplomates en poste à Genève.

Ce contenu a été publié le 18 décembre 2020 – 16:45 dizaine de synthèses sur les recherches scientifiques émergentes. Ces rapports explorent les avancées dans quatre domaines: l’intelligence artificielle associée aux technologies quantiques, l’augmentation technologique de l’être humain, la diplomatie scientifique, l’éco-régénération et la géo-ingénierie,.

«Après s’être plongés dans les publications scientifiques et avoir mené des discussions avec des experts du monde entier, les scientifiques ont produit des rapports approfondis sur ces sujets cruciaux, en évaluant les percées qui pourraient être attendues dans 5, 10 et 25 ans», précise Joël Mesot, président de l’École polytechnique fédérale de Zurich, dans un communiqué.

questions éthiques que pose sa démarche prévisionnelle.

dernier numéro aux crimes de guerre, le conseiller fédéral Ignazio Cassis précise à propos de la fondation: «Elle vise à exploiter les opportunités porteuses d’avenir pour façonner le présent et appréhender dès aujourd’hui les foyers potentiels de conflits. Il ne s’agit pas de prédire l’avenir, mais de donner à notre société les moyens de l’affronter au mieux.»

L’engagement suisse est aussi financier. La Confédération suisse fournit un financement initial de 3 millions de francs suisses pour la phase pilote du GESDA (2019-2022), tandis que la ville et le canton de Genève apportent chacun une contribution de 300’000 francs suisses pour la même période.

«Les pays en développement sont les chefs de file de l’action climatique»

Ce contenu a été publié le 11 déc. 2020 5 ans après l’accord de Paris, les pays en développement assument un rôle moteur en termes climatiques, affirme Cassie Flynn, du PNUD.

Les sponsors devraient également apporter des fonds. Olivier Dessibourg, directeur de la communication scientifique du GESDA, précise à swissinfo.ch que ces fonds ont été «en partie égalés» par une fondation philanthropique et qu’une équipe travaille à la collecte d’argent pour les projets.

D’ici à 2022, les experts scientifiques et diplomatiques du GESDA devraient se réunir, identifier les questions à traiter et lancer les premiers projets de la fondation. «Désormais, nous avons un peu plus d’une année pour montrer que notre travail est utile et a du sens», souligne Olivier Dessibourg.