La calligraphie en quête d’une résonance actuelle

Souun Takeda a dessiné 湧純 (Yu Jun, « Fontaine pure » en français) pendant son séjour à Zurich l’année dernière. Il dit avoir été inspiré par la population, les paysages et les fontaines en Suisse. Kaoru Uda/swissinfo.ch

Le calligraphe japonais Souun Takeda organise sa première exposition européenne en solo à Zurich. L’artiste prouve qu’à l’ère du numérique, l’art du «shodo» ne se résume pas à de l’encre sur du papier.

Ce contenu a été publié le 10 octobre 2021 – 10:00


patrimoine culturel immatérielLien externe par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Au Japon, les enfants apprennent la calligraphie à l’école primaire.

Mais pour de nombreux adultes japonais, la calligraphie n’évoque plus rien que la nostalgie des souvenirs d’école. Avec la numérisation, de nombreuses personnes n’ont plus besoin d’écrire à la main.

Souun Takeda reste toutefois optimiste. «Le monde attache de plus en plus d’importance à la vitesse et à l’efficacité. En calligraphie, nous faisons le contraire, car elle n’a pas vraiment de but. Cela fait du bien à beaucoup de gens de se concentrer sur l’écriture d’une seule lettre, encore et encore.»

C’est pour cette raison que la calligraphie attire particulièrement la jeune génération, affirme Souun Takeda. «La hâte n’enrichit pas toujours l’esprit. La calligraphie nous permet d’apprécier la beauté de l’instant et de capturer ce qui nous passe par la tête. Dans ces moments où l’on a le sentiment d’avoir toutes les réponses, que tout se trouve devant soi, il est plus aisé de trouver la sérénité.»

Articles mentionnés