Grâce à ses origines, suisses il obtient un emploi à Zurich

Le Suisse de l’étranger Ben Tite (30 ans) est heureux en Suisse. zvg

Pour les Suisses de l’étranger de la deuxième génération, le pays d’origine de leurs parents n’est souvent qu’une lointaine contrée. Y vivre, y étudier ou y travailler un jour: de nombreux jeunes Suisses de l’étranger n’y pensent même pas. Pourtant «ce n’est pas impossible», dit Ben Tite. La preuve, ce Suisso-Britannique est venu en Suisse en tant que professeur de langue.

Ce contenu a été publié le 19 juillet 2020 – 00:00 Plus

«Enfant, je n’aurais jamais pensé que ce serait possible», dit Ben Tite, un jeune Suisse de l’étranger. Ne parlant pas allemand et n’ayant aucune formation suisse, ce fils d’une Suissesse et d’un Anglais ne pensait pas avoir la moindre chance de quitter Chichester, dans le sud de l’Angleterre, pour s’installer un jour en Suisse.

Mais aujourd’hui, le trentenaire vit à Zurich, où il enseigne l’anglais oral à la KV Zurich Business School depuis 2018. Et désormais, il parle même couramment le suisse allemand. Sa mère parlait allemand avec lui quand il était enfant, mais il ne répondait toujours qu’en anglais. «Adolescent, j’avais honte de parler le suisse allemand.»

L’APPLICATION POUR LES SUISSES DE L’ETRANGER

Retrouvez quotidiennement sur notre application 📱SWI plus📱 un résumé de l’actu et échangez entre vous et avec nous sur notre forum.
👉 Android
👉 iPhone

End of insertion

Enseignant en Appenzell

Le fait que Ben Tite vive et travaille désormais en Suisse est dû à Movetia, l’agence nationale pour la promotion des échanges et de la mobilité au sein du système éducatif. Après sa formation d’enseignant en Angleterre et deux ans en Corée puis au Japon, il est tombé sur cette offre. «Soudain, un séjour en Suisse ne semblait plus si impossible.»

Il a d’abord dû s’adresser à British Council, l’organisation partenaire anglaise, et sa demande a ensuite été transmise à Movetia. «J’imaginais enseigner quelque part à la campagne, par exemple dans un village d’Appenzell.»

Rétrospectivement, il n’est pas mécontent que ce soit finalement Zurich. «S’intégrer dans une ville est un peu plus facile», dit-il. C’est l’agence qui détermine dans quelle école suisse les «assistants de langue», comme on les appelle, interviendront. Lorsqu’il est arrivé en Suisse en 2018, ce professeur diplômé a cherché une colocation et a décidé qu’il parlerait dorénavant le suisse allemand. Aujourd’hui, il le parle également avec sa grand-mère, qui vit à Pratteln et à qui il rend régulièrement visite.

Ben Tite profite de son temps libre pour découvrir la Suisse, ici près du parc aux ours à Berne. zvg

L’avenir en Suisse

Au départ, il était prévu qu’il ne reste qu’une année. Mais Ben Tite aime tellement la Suisse qu’après deux ans à Zurich, sa petite amie va bientôt le rejoindre en Suisse – également en tant qu’assistante linguistique, car elle aussi a une formation d’enseignante. Ils emménageront tous les deux dans leur propre appartement et envisagent de vivre en Suisse à long terme.

«Ma mère est très heureuse qu’il y ait maintenant une chance que ses futurs petits-enfants puissent grandir en Suisse». Elle est allée en Angleterre comme jeune fille au pair à 17 ans, est tombée amoureuse et a émigré en Angleterre à 21 ans.

Ben Tite a toujours été fier d’être Suisse et de posséder un passeport rouge à croix blanche, mais il ne s’est jamais senti véritablement suisse, dit-il. Cela perdure encore un peu aujourd’hui. «Enfant, je lisais des livres avec Globi, mais je n’ai pas eu d’enfance typiquement suisse.»

Nombre de ses élèves de la KV Zurich sont nés et ont grandi en Suisse. Ils parlent le suisse allemand sans accent, mais n’ont pas de passeport suisse. «Ils sont beaucoup plus suisses que moi.»

Plus

«J’ai trouvé ma voix grâce aux films d’animation»

Ce contenu a été publié le 04 janv. 2020 Rencontre à Londres avec le Suisse Simone Giampaolo, un des jeunes réalisateurs de dessins animés les plus cotés du moment.

Du temps libre pour découvrir le pays

Comme Ben Tite ne peut pas travailler éternellement comme assistant linguistique – le programme d’échange dure 4 ans au maximum – il prévoit d’obtenir le diplôme fédéral suisse d’enseignant.

Aujourd’hui, les Suisses de l’étranger sont principalement responsables de l’enseignement oral, de sorte que la préparation et le suivi sont limités. «J’ai beaucoup de temps libre et je peux découvrir ma patrie en faisant de la randonnée et du vélo.» En outre, avec 3500 francs bruts par mois, son salaire est plus élevé que celui qu’il gagnerait en tant qu’enseignant en Angleterre. Il se sent presque riche, dit-il.

Ben Tite espère que son expérience encouragera d’autres jeunes Suisses de l’étranger à venir en Suisse. Il n’est pas nécessaire d’être un enseignant qualifié comme lui pour bénéficier du programme d’échange.

Le programme d’assistants en langues

Les étudiants ainsi que les diplômés des universités, des hautes écoles spécialisées et pédagogiques ou les enseignants inexpérimentés venant de l’étranger peuvent travailler comme assistants linguistiques dans une école secondaire, une école professionnelle ou une école de maturité professionnelle en Suisse et y enseigner leur langue maternelle.

Ils acquièrent une première expérience professionnelle et apprennent en même temps à connaître la langue et la culture de leur région d’accueil. Pour les Suisses de l’étranger, la période d’assistance linguistique est l’occasion de découvrir leur pays d’origine et de mieux comprendre leur contexte culturel.

End of insertion

Plus

«La nourriture anglaise est bien meilleure que sa réputation»

Ce contenu a été publié le 03 juin 2018 Même si le nord-est de l’Angleterre ne passe pas forcément pour un endroit idyllique, Stephanie Zügler-Legler s’y plaît beaucoup.

Conditions d’admission

Ce contenu a été publié le 21 juin 2011 Être admis en tant qu’étranger dans le système d’enseignement supérieur implique des notes élevées, la maîtrise de la langue et parfois une…