Défense nationale et votations: un vieux couple

© Keystone / Peter Klaunzer

La Suisse fait toujours figure d’exception en matière de votations sur des objets militaires. Et la couverture médiatique dont jouissent régulièrement ses scrutins à l’étranger ne laisse guère indifférents les citoyens d’autres pays, la plupart du temps curieux du privilège dont bénéficient les Helvètes.

Ce contenu a été publié le 08 septembre 2020 – 11:00 En savoir plus sur lauteur.e | Rédaction en langue anglaise

«Nous aimerions aussi avoir notre mot à dire sur les dépenses militaires», résume Lindsay Koshgarian du National Priorities Project, une ONG active dans l’actuelle campagne présidentielle aux États-Unis sous le hashtag #PeopleoverPentagon. «Nous ne pouvons pas bombarder notre sortie de la pandémie de Covid», ironise-t-elle, se référant à la décision du Congrès américain de conserver dans le budget fédéral une somme de 733 milliards de dollars (661 milliards de francs suisses) en faveur du secteur de la défense.

Les médias du monde entier continuent d’être intrigués par la façon dont ces questions sont réglées en Suisse. «La bataille sur l’achat d’avions de combat prend de l’ampleur», «Une lutte articulée autour du référendum», «Les Suisses votent (à nouveau) sur l’achat d’avions de combat»: voici en vrac quelques-uns des titres piochés sur des sites d’informations en lien avec la votation du 27 septembre, lors de laquelle le peuple suisse se prononcera sur l’achat de nouveaux avions de combat pour un budget de plus de 6 milliards de francs.

Taiwan Democracy. Cette île du Pacifique occidental a par conséquent continué d’organiser des dizaines de scrutins, témoignant de la vitalité de sa démocratie dans une région du monde où les enjeux de sécurité nationale sont permanents.

DCAF, Geneva Centre for Security Sector Governance). Son objectif: encourager l’application des principes dits de «gouvernance démocratique» précisément sur les questions de sécurité et de défense. Avec plus de 60 États membres, cette organisation s’est révélée depuis lors être «un vecteur essentiel de paix» dans le monde, selon son directeur Thomas Guerber.