Beaucoup de candidats, beaucoup de femmes, beaucoup de jeunes

Elections fédérales

La part des femmes parmi les candidats au Conseil national n’a jamais été aussi haute qu’en 2019.

(Peter Klaunzer/Keystone)

Il n’y a jamais eu autant de candidats pour le Conseil national, et parmi eux, les candidates sont plus nombreuses que jamais. En outre, un tiers des prétendantes et prétendants ont moins de 30 ans.

Le 20 octobre, elles et ils seront 4596 à briguer un des 200 sièges du Conseil national, la Chambre basse du Parlement fédéral. Il n’y en a jamais eu autant.

Dans les années 1990, le nombre de candidats approchait les 3000, une barre franchie pour la première fois en 2007.

gfs.bernLien externe. Jusqu’ici, certains exigeaient un certain nombre de signatures pour pouvoir simplement présenter une liste, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Il est aussi devenu plus facile de se porter candidat.

Cloé Jans voit encore une autre explication: «Il y a des partis qui ont délibérément choisi comme stratégie de déposer le plus de listes possible». L’idée, c’est que les parents et les connaissances choisissent des listes avec des noms qu’ils connaissent. C’est par exemple la stratégie du Parti démocrate-chrétien (PDC).

S’il est peu probable que cette approche ait beaucoup d’effet en termes de points de pourcentage, elle permet à la relève de faire ses armes et d’acquérir de l’expérience.

Beaucoup de candidates, mais pas dans tous les partis

Un regard aux listes montre que depuis 1971, date à laquelle la Suisse a enfin accordé le droit de vote aux femmes sur le plan fédéral, il n’y a jamais eu autant de candidates. Par rapport à l’élection précédente, la part des femmes a augmenté de 6 points de pourcentage, passant de 34,5% à 40,4%.

En Suisse, les femmes restent nettement bien moins représentées en politique que les hommes. Dans les parlements cantonaux, elles sont juste en-dessous de 30%. Au Conseil national, la part actuelle est de 32%.

Grève des femmes du 9 juin 2019 a mené les partis à s’occuper des questions d’égalité et des revendications féminines. Mais la politologue croit que la tendance va perdurer, parce que si peu de femmes au Parlement, cela ne correspond plus à une Suisse moderne.

Un tiers de moins de 30 ans

Si l’on considère d’autres indicateurs démographiques, la situation a également un peu changé. Par rapport aux candidats de la législature qui se termine, ceux de 2019 sont légèrement plus âgés: 41,3 ans en moyenne, contre 40,8 en 2015.

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