Witsel revient sur la finale de Coupe 2011: “On était invincible”

Il y a dix ans, Axel Witsel soulevait la Coupe de Belgique après ce succès 2-0 contre Westerlo. Il s’agissait là du dernier match en rouche, à ce jour, de celui que les supporters considèrent comme une des légendes de Sclessin.

Lorsque vous montez sur le terrain, savez-vous que c’est votre dernier match ?

« Non. Je n’en étais pas sûr. Mais c’est vrai que j’avais envie de découvrir autre chose, de passer un cap supplémentaire. Mais, au moment où je monte sur la pelouse, je ne sais pas que, un mois et demi plus tard, c’était terminé. Je n’ai pas considéré cette finale comme ma tournée d’adieu. »

Le contexte était compliqué avec la perte du titre et surtout l’accident de Mehdi Carcela quelques jours plus tôt à Genk.

« On avait encore en tête ce qui s’était passé avec Mehdi. C’était grave et, Dieu merci, Mehdi est en vie aujourd’hui car à l’époque on avait peur, on craignait le pire. On était tous sous le choc. Sportivement, je reste persuadé que si Mehdi termine le match, on est champions. Cela nous a bousculés. On n’était plus vraiment dans le match après cela. Avant la finale, on s’est juré qu’on allait la gagner pour lui. Cela nous a donné de la force. »

Eliaquim Mangala nous a précisé que vous étiez en mission et que rien ne pouvait vous arrêter.

« Je partage son sentiment. On était en mode guerriers. Avec le recul, je pense qu’on peut dire qu’on était invincibles. »

C’était le trophée qui manquait à votre palmarès. La boucle était donc bouclée ?

« J’avais tout remporté dans mon pays, avec mon club de cœur et formateur. J’avais donc légitimement envie d’évoluer après cinq années passées en Belgique. Je voulais me mettre à l’épreuve, repousser mes limites. On a été champions, on a remporté la Coupe ; le moment était venu. »

Retrouvez l’interview complète d’Axel Witsel, invité du samedi de la DH Les Sports+.