Vincent Vanasch est sacré meilleur gardien du monde de hockey pour la 3e année consécutive (Mise à jour)

Comme en 2017 et 2018, Vincent Vanasch a été élu le meilleur gardien du monde pour l’année 2019.

Le portier belge a réussi son pari d’arriver au sommet et de s’y maintenir. Malgré la solide opposition venue d’Australie ou d’Espagne sans oublier l’Allemagne, les résultats de ce vote sont logiques. En 2019, Vincent Vanasch a été dans tous les bons coups. Il a d’abord brillé en Pro League avec une image. A Krefeld, il sort un arrêt 4 étoiles lors du premier quart-temps contre l’Allemagne alors que les Red Lions ne parvenaient pas à prendre le dessus sur leur adversaire. A partir de cet arrêt, le match a été à sens unique avec un score historique de 0-8 à l’arrivée.

Mais, quand on évoque la saison 2019 de Vinchou, on replonge immédiatement dans cette demi-finale des championnats d’Europe. The Wall s’est offert le plaisir… d’inscrire un but alors que les Allemands, encore eux, dominaient les Red Lions. En effet, le marquoir affichait 0-2 et même 0-3 à la suite d’un pc victorieux que Vanasch a contesté pour une faute de… main. En effet, il était le seul à avoir vu à travers son casque l’arrêt du stoppeur avec la main. La vidéo l’a confirmé. Le but a été annulé. A 0-2, Vanasch venait de rallumer la flamme dans le regard des Belges qui ont fini par émerger en fin de partie avec cet obus en pleine lucarne de Wegnez. Cette vidéo a été le tournant du tournoi des Belges, sacrés champions d’Europe en battant en finale l’Espagne. 

 

L’année des Reds s’était achevée à Anvers au mois d’août car ils n’ont pas dû jouer les deux matches qualificatifs pour les JO. En 2019, les Belges ont joué la finale de Pro League et ont remporté leur premier titre de champion d’Europe. 

Si le collectif belge est redoutable, l’apport de Vanasch mérite d’être souligné. Cette distinction est la conséquence logique d’une saison extraordinaire pour le keeper du Watducks qui a également réalisé des exploits en EHL même si ce parcours de club n’entrait pas en ligne de compte lors des FIH award. En EHL, le Watducks est passé à 3 reprises par la case shoot out avec un très grand Vanasch qui a offert le premier titre EHL à la Belgique. 

Outre ses réflexes et ses qualités de gardien, Vincent Vanasch appartient aussi à la catégorie des légendes pour ses qualités humaines. La vie ne l’a pas toujours épargné. Après de bons débuts en équipe nationale, il a été lâché de toutes parts à cause d’un passage à vide à Louvain. Il était annoncé perdu pour le hockey de haut niveau. C’est le Watducks qui l’a remis en selle en deux temps. En 2011, Pascal Kina l’a repris dans son équipe. Ensuite, il s’est battu pour le garder malgré une saison moyenne. En 2012, il a explosé au point de devenir le gardien titulaire en équipe nationale. Depuis 2012, il régale par ses arrêts. Il a joué au White Star, au Pingouin, à Louvain, au Watducks, à Oranje Zwart et à nouveau au Watducks alors que la saison prochaine il s’en ira à la découverte du championnat allemand avec Rot Weiss Cologne avec une idée précise: être le premier joueur à remporter l’EHL avec trois clubs issus de 3 pays différents (Oranje Zwart, Watducks et Rot Wiess Cologne).

Papa et kiné, il est pleinement épanoui en dehors du hockey également.