Une joueuse de tennis révèle la somme choquante qu’elle a gagnée lors de son dernier tournoi

Actuellement 410ème joueuse mondiale, la Française Sara Cakarevic a participé lundi au premier tour des qualifications du tournoi ITF de Prague. Au terme d’un match très serré, elle s’est finalement inclinée (5-7, 6-3, 10-8) face à l’Argentine Paula Ormaechea. Comme le veut la règle, la Française a donc aussitôt été invitée à rentrer chez elle. Avant cela, elle a toutefois pu récupérer ses gains. Comme le montre sa Story Instagram, la jeune femme a donc eu la « chance » de repartir avec… 2,25 euros. Comble de l’ironie, elle n’a même pas reçu la totalité de la somme puisque le tournoi a préféré arrondir à 2 euros.

Pourtant, Sara Cakarevic n’a pas à rougir de ses prestations. Au cours de sa carrière, elle a disputé 354 matches et en a remportés 208, soit plus de 58%. Après avoir atteint la 304ème place mondiale en 2018, elle figure aujourd’hui à la 410ème.  

Si ce post a choqué bon nombre d’internautes, il n’est finalement qu’une preuve supplémentaire du quotidien difficile des joueurs et joueuses classés au-delà de la 100ème place. Ceux-ci se contentent en effet de tournois secondaires (ITF) dont le prize money est considérablement plus bas que celui des tournois mieux cotés. Là où les « grands » peuvent empocher des centaines de milliers d’euros par an, les joueurs d’un plus bas niveau ont souvent du mal à joindre les deux bouts. Pour gagner de belles sommes, ils sont en effet contraints d’aller très loin dans les tournois, ce qu’ils ne parviennent évidemment pas à faire à chaque fois. Pour eux, se sortir de la galère est d’autant plus compliqué que leur classement ne leur permet même pas d’avoir l’opportunité de se qualifier pour des tournois mieux rémunérés.

Des cagnottes pendant la pandémie

Ce problème, bien connu dans le monde du tennis, s’est encore aggravé avec la pandémie et la diminution du nombre de tournois. Il y a un an, Stefanos Tsitsipas avait ainsi ouvert une cagnotte pour « les oubliés » du tennis, avec l’aide de l’entraîneur Patrick Mouratoglou.

L’ATP (le circuit masculin), la WTA (le circuit féminin), l’ITF (la fédération internationale de tennis) et les quatre Grands Chelems avaient quant à eux récolté 6 millions de dollars pour aider les joueurs en difficulté financière suite à l’arrêt des compétitions.

Des initiatives bienvenues qui ne régleront toutefois pas le problème de fond.