Sport

Un élève de sixième sur deux ne peut pas courir cinq minutes.

Une étude publiée par le ministère de l’Éducation nationale le 2 février confirme la baisse des capacités d’endurance des élèves de sixième, où plus de la moitié des 267 000 enfants testés se sont révélés incapables de courir plus de 5 minutes à une allure minimum de 9,5 km/h. Selon le compte rendu de cette étude, seuls 34,2 % des élèves atteignent une maîtrise satisfaisante en endurance, avec un pourcentage de 21,6 % chez les filles et 46,3 % pour les garçons.


Une étude diffusée par le ministère de l’Éducation nationale le 2 février dernier confirme la baisse des capacités d’endurance des élèves de sixième. Plus de la moitié des 267 000 enfants testés se sont montrés incapables de courir plus de 5 minutes à une vitesse minimum de 9,5 km/h. Par ailleurs, 18 % d’entre eux n’arrivent pas à courir plus de 3 minutes à 8,5 km/h sans s’arrêter. Ces résultats sont d’autant plus préoccupants qu’ils révèlent des inégalités croissantes en fonction du sexe et du milieu social.

Ce test, réalisé en septembre 2025, comprenait trois épreuves : un exercice d’endurance cardiorespiratoire, un saut en longueur sans élan et une course de 30 mètres. « Parmi les trois tests qui composent l’évaluation des aptitudes physiques, c’est en endurance que la part de maîtrise satisfaisante est la plus faible », indique le rapport de cette étude. Les collégiens devaient courir à une allure de footing de manière régulière et sans interruption pendant au moins trois minutes, puis au moins cinq minutes.

Des inégalités entre les filles et les garçons

Un élève sur cinq a échoué au premier exercice d’endurance et la moitié au second. En tout, seuls 34,2 % des élèves atteignent une maîtrise satisfaisante en endurance. Ce pourcentage est de 21,6 % chez les filles, contre 46,3 % pour les garçons. Le taux de réussite est également significativement plus bas dans les collèges les moins favorisés (indice de position sociale 1), à 25,3 % contre 43,4 % pour les établissements les mieux lotis (indice de position sociale 5).

« Ces données ne sont pas vraiment nouvelles, et cela fait plusieurs années que nous alertons sur la dégradation des capacités physiques des jeunes », déplore Coralie Benech, professeur de sport en lycée et cosecrétaire générale du syndicat SNEP-FSU, dans les colonnes du Parisien. Sur une période de 25 ans, le ministère de la Santé évoque même une perte de 40 % des capacités cardiovasculaires des enfants. Dans le classement de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de 2019 sur l’activité physique des adolescents, la France se situe d’ailleurs au 119e rang sur 146.