Thomas Detry : un nouveau caddie et un vrai déclic

Thomas Detry a retrouvé le moral. “La première partie de ma saison a été décevante. Sans trop savoir pourquoi, j’ai été aspiré dans une spirale négative. Un peu comme si je n’avais plus confiance dans mon jeu. Même l’envie et le plaisir avaient disparu”, confie-t-il.

Lors du Soudal Open de Rinkven, en mai, le Bruxellois était carrément dans le creux de la vague. Devant son public, il ne passa pas le cut. “C’était très frustrant. Mais c’est le golf. Parallèlement, je vivais des moments merveilleux en famille avec ma femme Sarah et notre petite fille Sophia Dolores, née en avril. Peut-être, d’ailleurs, n’avais-je pas la tête au golf pour cette raison…”

Là, depuis quelques semaines, Thomas Detry est reparti sur de bons rails avec de belles prestations lors du BMW de Munich, de l’Irish Open, du Scottish Open et, surtout, du British Open à St. Andrews où il a terminé à la 34e place avec un eagle sur le dernier trou. “C’est mon meilleur résultat dans un Grand Chelem !”

L’explication de ce réveil réside peut-être dans l’engagement d’un nouveau caddie. “Je travaille désormais avec JP Fitzgerald qui, pendant sept ans, porta le sac de Rory McIlroy avec qui il remporta quatre Majors. Et les résultats sont déjà là…”

Fitzgerald est une figure dans le monde du golf (il a aussi bossé pour Ernies Els, Darren Clarke et Victor Perez). “Il possède un sacré caractère et ne supporte pas la médiocrité. Mais il m’apporte beaucoup au niveau de la stratégie et du mental. C’est peut-être le déclic qui me manquait.”

C’est dire si le joueur belge a de l’ambition pour la suite de la saison. “Si je retrouve la confiance, j’espère grimper dans les classements. À terme, mon objectif est toujours de me hisser sur le circuit américain. C’est pourquoi je participerai fin août, aux États-Unis, aux finales du Korn Ferry Tour, qui permettront à une vingtaine de joueurs de se qualifier pour le PGA Tour.”

À l’instar de tant d’autres, Thomas Detry a été approché par le LIV Invitational, le fameux circuit dissident financé par un fonds souverain saoudien qui a déjà attiré dans ses filets tant de ténors (Mickelson, Johnson, Koepka, DeChambeau, Reed, Westwood, Garcia, Wiesberger, Poulter…) “Il y a beaucoup d’argent à prendre. Mais j’ai refusé. Je suis jeune, je commence à peine ma carrière et, sportivement, j’ai encore tout à prouver sur les circuits traditionnels.”