Thomas Detry : « Le grand objectif, c’est le Top 50 mondial »

Tout s’accélère pour Thomas Detry ! Parachuté sur le PGA Tour (la D1 du golf mondial) voici un peu plus d’un mois, le champion bruxellois vient d’y aligner trois performances remarquables : 12e au Fortinet Championship, 9e au Sanderson Farms et 2e au Butterfield Bermuda dimanche dernier. Résultat : il occupe actuellement la septième place à la FedEx Cup, le classement annuel du circuit américain. “J’ai, surtout, sécurisé ma carte pour toute la saison aux États-Unis. Lorsque je me suis qualifié pour le PGA Tour, en passant par les Finals du Korn Ferry Tour, je n’avais accès qu’à un droit de jeu partiel. Là, grâce à mes trois bons résultats, je suis sûr d’avoir accès à la plupart des tournois du calendrier en 2023”, nous confie-t-il depuis le Mexique où il s’apprête à participer, dès jeudi, au Mayakoba Championship.

Dimanche dernier, aux Bermudes, Detry a été tout près de soulever le trophée. Il n’a échoué qu’à un point de l’Irlandais Seamus Power. “Bizarrement, je n’ai jamais imaginé pouvoir gagner. Lorsque j’étais au trou 16, j’avais en effet cinq points de retard sur le leader. Dans ma tête, je visais donc le top 3, sans plus. Mais, sur la fin, tout a basculé. J’ai réussi deux birdies sur les deux derniers trous tandis que Power a concédé trois bogeys sur ses quatre derniers trous. Avec le recul, c’est un peu dommage. Mais je suis néanmoins très heureux de mes dernières performances…”

En vérité, après une première moitié d’année décevante, Thomas Detry a retrouvé la grande forme dès cet été. “Mon top 10 à l’Open d’Écosse a servi de déclic. Depuis, j’ai retrouvé mon swing et ma confiance !”

La présence à ses côtés de JP Fitzgerald, l’ancien caddie de Rory McIlroy, n’est sans doute pas étrangère à cette renaissance. “Il possède une grande expérience du circuit. Il a porté le sac des plus grands, comme Ernie Els ou Darren Clarke. Il a rendu mon jeu plus agressif. Il me pousse à me surpasser et, en même temps, il fait preuve d’une grande stratégie.”

Bref, tous les paramètres sont au vert. “J’occupe actuellement la 85e place du ranking mondial. L’objectif est évidemment de me hisser, dès que possible, dans le top 50 qui donne accès à tous les tournois, y compris le Masters d’Augusta, le seul Major que je n’ai pas encore disputé.”

Dans sa forme actuelle, il pourrait parfaitement relever ce défi d’ici la fin de l’année. Après Mayakoba, il disputera encore le Nedbank en Afrique du Sud et la finale du DP World Championship à Dubaï. Il s’agit de trois gros tournois, richement dotés en dollars et en points. “Après, je ferai un petit break. J’ai beaucoup joué ces derniers mois. J’ai besoin de me reposer à la maison, à Dubaï.”

Lors de la plupart des tournois, Sarah, sa compagne, et Sofia, sa petite fille de neuf mois, l’accompagnent aux quatre coins du monde. “Cette présence est très importante pour moi. Ce n’est pas toujours évident au niveau de l’organisation. Mais Sofia est adorable et résiste à tous les jet-lags !”

L’an prochain, Thomas louera un pied-à-terre aux États-Unis ou, éventuellement, en République dominicaine pour rendre plus confortables ses séjours aux États-Unis. “En 2023, je jouerai essentiellement sur le circuit américain. Mais cela ne m’empêchera évidemment pas de disputer de nombreux tournois en Europe.”

Avec, en toile de fond, le rêve ultime : se qualifier pour la Ryder Cup. Pour l’heure, il s’agit encore d’une chimère. Mais en golf, tout peut aller très vite !