Son départ en Chine, son amour pour Simeone et le titre avec l’Atletico: Carrasco se dévoile comme jamais (VIDEO)

En juillet 2015, Yannick Carrasco débarque chez les Colchoneros pour 15 millions d’euros. Quart de finaliste en C1, il sort d’une saison pleine à l’AS Monaco. « C’était un jour très important pour moi », explique-t-il. « Ce transfert me permettait de grandir car j’étais encore un très jeune joueur (22 ans). J’ai dû prouver que j’avais le niveau pour évoluer ici. »

Plusieurs épisodes ont marqué l’aventure de Carrasco dans la capitale espagnole. Son premier but en fait partie. Le 18 octobre 2010, face à la Real Sociedad, il ouvre son compteur. « C’est à ce moment-là que j’ai compris que j’avais le talent pour évoluer dans ce club. Ce n’est pas facile de jouer pour une telle équipe. Mais je savais qu’avec ma personnalité et mes qualités, je pouvais réaliser quelque chose de grand dans ce club. »Forcément, ce n’est pas le seul souvenir du Belge de 28 ans depuis son arrivée. D’autant plus que 33 autres suivront lors de son passage à l’Atleti.

Un départ… salvateur !

Lors de sa seconde saison, Carrasco confirme sur le terrain tout le bien que l’on pense de lui. Avec 10 buts et 8 passes décisives, il est l’un des leaders du vestiaire. Problème: YC21 est encore un peu immature. Six mois plus tard, il prend la décision de quitter l’Europe. Direction la Chine et le Dalian Yifang. Un choix qu’il ne regrette pas. « Avant tout, j’avais besoin de changer d’air et de voir autre chose », commence-t-il. « Lorsque vous êtes dans une situation trop confortable, comme en Europe, chaque détail peut vous énerver. Je suis parti en Chine pour connaître quelque chose de différent. Cette expérience m’a permis de grandir et de prendre de la maturité. »

Après une expérience exotique de deux ans, Carrasco sent le vent tourner et veut se relancer. Retour à l’envoyeur. Sauf que cette fois, ce n’est plus un jeune joueur qui débarque du côté de Madrid. « Les attentes étaient totalement différentes. Avec un prêt de six mois, je n’avais pas le droit à l’erreur. Je devais prouver des choses car beaucoup de personnes me disaient que j’avais perdu mon niveau en Chine. Ils ne savaient pas dans quel état d’esprit j’allais revenir. »

Moqué par le passé et parfois comparé à Beckham, ce n’est plus le même homme. « Je revenais de deux mois de vacances. Mais ce n’est pas la même chose de travailler en salle ou avec ses coéquipiers. J’ai dû travailler pour revenir. » Puis, un événement va bouleverser le monde entier: le Covid. « J’ai été chanceux avec le Lockdown. Car lorsque je suis revenu, tout le monde repartait de zéro. Physiquement, je me sentais très bien. »

Un titre pour l’éternité

Au bout de six mois, Carrasco convainc tout le monde sur le terrain et en dehors. Les dirigeants le signent pour une offre avoisinant les 27 millions d’euros. Un an plus tard, l’Atletico Madrid fête le 11e titre en Liga de son histoire. Carrasco joue un rôle prépondérant dans le money time avec une saison à six buts et dix assists. « La vérité est que nous n’avons pas parlé après la rencontre du titre. Nous avons juste pleuré comme des gamins », explique-t-il avec émotion. « Nous formions une famille unie. Depuis que Simeone est arrivé, tout le monde doit mourir les uns pour les autres. »

Clairement, l’Argentin garde une place particulière dans le coeur du Belge aux 58 sélections. « J’ai une excellente relation avec lui. Lorsque je suis arrivé, j’étais encore très jeune comme footballeur mais aussi en tant qu’homme. Il m’a permis de grandir. Lui comme moi, nous avons un caractère fort. Et c’est ce qu’il aime. Entre un père et un fils, il y a toujours des disputes et des discussions. Mais à la fin, il essaye juste de m’aider. Tout comme je veux l’aider, lui et l’Atleti, à remporter des trophées. Nous voulons la même chose et c’est pourquoi nous nous battons ensemble. »