Ronny Deila, lucide après la défaite du Standard face à OHL: « Notre niveau est préoccupant »

Il menait son groupe, pour ce qui ressemblait à un tour du déshonneur, sous les sifflets. Ronny Deila, frappant dans les mains pour remercier tout de même les supporters, n’est manifestement pas du genre à se cacher, ou à laisser ses joueurs recueillir les sifflets en fin de soirée.

Mais l’entraîneur norvégien, qui a redit que son équipe a été bonne entre les deux rectangles, mais pas dedans, a fait le même constat que ses prédécesseurs. « On doit être plus efficaces pour concrétiser nos occasions, et moins permissifs pour éviter d’encaisser. »

Interrogé sur les raisons qui expliquent cette trop grande facilité à encaisser, il n’avait toutefois pas de réponse. « C’est impossible à expliquer », soufflait-il. « Louvain est trop facilement rentré, et il était trop tard. C’était trop simple sur les côtés. »

Il pointait une différence par rapport au match à Westerlo, tout de même. « On était désorganisés, à Westerlo. Contre Louvain, cela allait mieux. La défaite n’est pas tactique, ni à la suite d’une mauvaise volonté, car les joueurs ont fait preuve de caractère. Mais il y a eu des situations mal gérées. »

Quand il évoque ces situations, Deila ne parle donc pas que de la défense. Il pointe aussi les lacunes offensives, et c’est pour cette raison qu’il a fait trois changements, dont deux joueurs offensifs, à la pause. « La première période n’avait pas été mauvaise, mais il fallait amener une autre énergie, des jambes fraîches, du dynamisme. »

Deila a pris le temps de relever au moins une éclaircie ou deux dans la grisaille : « J’ai aimé la montée de Canak. J’ai apprécié aussi la prestation de William (Balikwisha). »

Quand il lui a été demandé s’il était inquiet, en revanche, pour sa défense, il n’a pas cherché à tourner autour du pot. « Bien sûr que c’est préoccupant, mais on doit l’accepter pour le moment, c’est notre niveau. Mais on doit croire en nous. »

Le Standard est-il en crise ? « Quand on parle d’un club comme le Standard, pour son histoire, on pourrait dire oui. Mais je trouve toutefois le mot un peu fort. On doit accepter notre situation, et on attend des renforts. Mais on ne doit pas subir la situation. On doit reconstruire ce club, cette équipe, et on a besoin d’entraînements, de réunions, de bien préparer les matchs. La situation est très sérieuse, mais en même temps on doit prouver. »