Roberto Martinez reste évasif sur son avenir avec les Diables: « Je préfère ne rien dire sous le coup de l’émotion »

La mine est grave. Le sourire qui orne habituellement son visage a disparu pour un masque qui ne cache pas ce que ressent Roberto Martinez.

Roberto, quel est votre sentiment après cette élimination ?

« Comme vous pouvez l’imaginer, c’est un sentiment de déception, et de tristesse. Ces joueurs ne méritaient pas ça, ils ont fait un incroyable travail, depuis le premier jour du rassemblement, et malheureusement, on a vu une très bonne équipe en face. La marge était mince, et cela n’a pas tourné en notre faveur. En première période, l’Italie s’est mieux adaptée, et on n’a pas assez créé d’occasions sur actions placées. On a donné un but important, et on n’a pas été en mesure de répondre au pressing. En deuxième période, on a eu des occasions, mais pas de but. J’ai pensé qu’on allait prendre le dessus. Je suis triste pour les joueurs, dont l’attitude a été magnifique, à l’image de Kevin De Bruyne (qui a joué 90 minutes alors qu’il était diminué). »

Quand avez-vous décidé de titulariser Doku ?

« Jérémy a grandi pendant le camp, et les trois derniers jours ont montré qu’il était prêt. Il a une incroyable énergie, et il l’a montré dans un match de grand tournoi. Je n’ai jamais vu Jérémy comme un jeune joueur, mais comme un joueur mature, avec des qualités, qui a provoqué un penalty, et a toujours été une menace. La question n’est pas de savoir qui était là ou pas, mais notre capitaine, notre joueur référence (Eden Hazard) a manqué. »

Pourquoi Carrasco n’a-t-il pas reçu sa chance ?

« On sait que Yannick a un rôle important dans ce groupe, mais aujourd’hui, en un contre un, c’était un match pour Jérémy. Yannick devait monter si Doku n’était pas capable de tenir 90 minutes. J’ai choisi de faire monter Mertens pour amener un autre profil. »

Comment voyez-vous votre avenir ?

« C’est difficile de parler d’autre chose que de l’élimination. C’est trop tôt, et je préfère ne rien dire sous le coup de l’émotion. Il y a certains sentiments qu’on doit garder pour soi. Je préfère rester sur le tournoi, et retenir que les joueurs n’ont rien fait de mal, au contraire. Le temps de l’analyse viendra, mais en ce moment, c’est le sentiment de déception qui domine. »