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PSG – Newcastle : Paris n’est pas connecté à sa réalité inquiétante

Le match nul entre le Paris Saint-Germain et Newcastle s’est terminé sur un score de 1-1, ce qui condamne le champion d’Europe aux barrages. Luis Enrique a déclaré qu’il ne voit « personne qui soit davantage favori que nous » dans la course aux futurs matchs.

Au Parc des Princes,

Le Paris Saint-Germain doit s’inquiéter. Moins à propos de ce nouveau match nul contre Newcastle (1-1) qui propulse le champion d’Europe vers les barrages, que par la lucidité qui semble avoir quitté les joueurs. Ces derniers, à l’image de Vitinha, semblent avoir une vision différente de celle que nous avons eue sur le terrain du Parc des Princes.

« Je suis content de ce que l’équipe a produit », a déclaré le seul buteur parisien de la soirée au micro de Canal +. « Il faut être un peu froid là-dessus. Bien sûr que le résultat ne nous satisfait pas. On voulait la victoire, toujours la victoire, mais il faut voir le contenu. Une fois de plus, nous avons réalisé un grand match contre une équipe très difficile, très physique. » Plus tard en zone mixte, João Neves ira encore plus loin en qualifiant cela de « grand match ». A sa décharge, le joueur issu de Benfica admet qu’il était « très fatigué » après la rencontre. Cela peut expliquer son point de vue.

« Personne n’est plus favori » que le PSG selon Luis Enrique

C’est vrai qu’il ne faut pas négliger le premier quart d’heure qui rappelle les belles heures du PSG. Toutefois, dans leur analyse, les milieux de terrain portugais omettent étrangement la partie de l’histoire où Paris aurait pu perdre si Barnes n’avait pas raté une occasion incroyable et si Safonov n’avait pas réalisé un arrêt décisif en fin de match. Une fois que le PSG a ouvert le score de manière lumineuse grâce à un maestro, l’équipe commence doucement à s’éteindre après la blessure de Khvicha Kvaratskhelia à la 20e minute. On voit Ousmane Dembélé et Désiré Doué rater toutes leurs tentatives. L’équipe gère un avantage réduit comme si elle menait de quatre buts avant de concéder une égalisation que Luis Enrique sentait déjà arriver : « Un but qui fait mal », a-t-il admis en conférence de presse.

Un but qui replonge surtout le Paris Saint-Germain dans l’incertitude des barrages, que l’entraîneur asturien n’était pas si pressé d’éviter, finalement. « Nous allons prendre le chemin le plus long, mais je ne vois personne qui soit plus favori que nous », a-t-il encore assuré.

Les limites de la superstition

Luis Enrique a construit ses plus grands succès sur une approche psychologique souvent agaçante, ce que le PSG connaît bien. D’abord lors d’une soirée de 2017 après une défaite 4-0 au Parc des Princes contre le FC Barcelone, puis fin 2024 après une défaite peu enthousiasmante contre Arsenal (le fameux « on va tout gagner » prémonitoire). Être superstitieux n’est pas un défaut en soi, mais là, on frôle la caricature. Répéter comme l’année dernière que le contenu est bon et qu’il ne manque que les buts, c’est se voiler la face et prier pour que le miracle se reproduise.

Or, les chiffres ne sont pas en faveur du PSG. Paris n’est pas dans les mêmes temps de passage qu’en 2025. À la même époque l’année dernière, le PSG avait connu un déclic face à Manchester City et son jeu montrait une montée en puissance. En revanche, le match contre Newcastle n’a fait que renforcer certaines craintes : disparités physiques – Hakimi et Neves en difficulté, Kvaratskhelia blessé – ainsi que le manque d’idées et l’apathie offensive : chaque action aux abords de la surface était une équation difficile que Vitinha devait résoudre grâce à sa capacité de tir à mi-distance. Une fois de plus, cette situation est caricaturale.

Un éventuel huitième de finale contre le Barça ou Chelsea

Les critiques et inquiétudes pourraient encore être balayées. Cela pourrait se produire en cas de victoire contre Monaco ou Qarabag avant un éventuel choc contre Chelsea ou Barcelone en huitièmes de finale. « Ce qui est positif pour moi, c’est que lorsque tu joues toujours contre des équipes de haut niveau, tu es prêt pour les prochains matchs. »

« Maintenant, on va jouer avec les cartes que l’on a, c’est-à-dire se battre à chaque match comme une finale, comme on l’a fait l’année dernière », a déclaré Marquinhos. Reste à voir jusqu’où le souvenir heureux du sacre de l’année précédente pourra porter ces Parisiens, qui semblent bien moins sûrs d’eux.