PSG – Liverpool : 0,0 expected goals, 25 % de possession, stats clés des Reds
Le PSG a remporté la première manche du quart de finale retour de la Ligue des champions contre Liverpool au Parc des Princes avec un score de 2-0. Liverpool n’a réalisé aucun tir cadré durant le match, ce qui constitue la première fois en six ans qu’ils n’ont pas réussi à se mettre en position de marquer dans un match de C1.
On peine à imaginer comment, en l’espace d’une semaine, la dynamique pourrait changer au point que le PSG éprouve des craintes à Anfield lors du quart de finale retour de la Ligue des champions. Bien qu’il faille toujours faire preuve de prudence, notamment face à une équipe habituée aux moments décisifs, les Parisiens ont franchi une étape importante vers le dernier carré mercredi soir au Parc des Princes avec une victoire (2-0) qui aurait pu (ou dû) être bien plus large.
Pour mieux comprendre la domination du PSG lors de cette première manche, quelques statistiques significatives ont été compilées. Cela est d’autant plus éclairant que l’entraîneur Arne Slot a déclaré après la rencontre qu’il « s’estime heureux de n’avoir perdu que 2-0 ».
**0 pendant 6 longues minutes**
Tout d’abord, il convient de souligner que c’est la première fois en six ans que les Reds ne parviennent à réaliser aucun tir cadré lors d’un match de Ligue des champions. Pire encore, ils n’ont jamais été en position de marquer. Le score final en termes d’attentes de buts a donc été de 0,000000.
Cette faiblesse s’est également traduite par le nombre de passes tentées : seulement 253 pour Liverpool, contre 744 pour Paris, une statistique digne d’une équipe de bas de tableau de Ligue 1 venue pour défendre sans rien proposer d’autre. La répartition des zones du terrain où Liverpool a eu davantage le contrôle du ballon que les Parisiens illustre clairement cette situation.
Avec seulement 25 % de possession de balle sur l’ensemble du match, cela n’est guère surprenant. Des confrères de *L’Equipe* rapportent ce jeudi matin une statistique incroyable : pendant 6 minutes (de la 59e à la 65e), soit une éternité dans un match de football, les Anglais n’ont pas effectué la moindre passe. Aucune. Ce passage à vide s’est terminé avec le second but de Kvaratskhelia, après 89 passes parisiennes.
« Il y avait tellement de rythme partout, aux quatre coins du terrain », a déclaré Slot au coup de sifflet final, complètement égaré par la performance de son équipe. Face à ce constat, l’entraîneur néerlandais et ses joueurs doivent se sentir particulièrement démunis avant d’aborder le match retour, la semaine prochaine. Les Parisiens n’ont peut-être pas inscrit autant de buts qu’ils auraient pu, mais ils ont réussi à s’installer durablement dans l’esprit de leurs adversaires.

