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PSG – Chelsea : Luis Enrique, Kvara et Hakimi font la différence

Luis Enrique a été récompensé pour sa capacité à encaisser les coups avec le large succès parisien en 8e de finale aller de Ligue des champions contre Chelsea. Khvicha Kvaratskhelia a déclaré : « Aucun joueur ne veut démarrer sur le banc… Je respecte les choix de l’entraîneur. »

Au Parc des Princes,

Dans le procès concernant le burn-out au PSG, les joueurs n’étaient pas les seuls impliqués. Luis Enrique, parfois moins inspiré, semblait parfois dépassé par les limites de son propre système, devenu plus prévisible lorsque son équipe manquait de sa supériorité physique. L’Asturien, malgré un optimisme parfois exagéré, a su encaisser les critiques. La réussite a finalement été au rendez-vous, avec une large victoire parisienne en 8e de finale aller de la Ligue des champions contre Chelsea, qui reflète également ses idées de jeu.

Le plus important : L’orgueil piqué de Kvaratskhelia

Gérer les ego est un aspect basique du management, mais il fallait du courage pour mettre Khvicha Kvaratskhelia sur le banc afin de lui faire passer un message subtil : il devait se battre. « Aucun joueur ne veut démarrer sur le banc », a confié Kvara au micro de CBS. « Mais nous avons de très bons attaquants. Donc je respecte les choix de l’entraîneur. Peu importe que je joue 10 ou 90 minutes, je donnerai mon maximum. C’est ce que j’ai fait. »

Comme prévu, le Géorgien avait faim de jeu en entrant sur le terrain à la 60e minute. Il a profité de l’espace au Parc des Princes, délivrant une passe décisive pour Vitinha et inscrivant deux buts, dont un superbe, sans oublier quelques exploits personnels, le tout lui valant le titre d’homme du match. Cela pourrait-il faire regretter à Luis Enrique son choix ? Pas du tout. « Si on refaisait le match, je referais la même chose. »

Le plus couillu : Ignorer la fusée Neto et mettre Hakimi sur les côtes d’Enzo

17e minute de jeu, Paris mène 1-0. Pedro Neto se lance dans un jeu à trois pour déborder Marquinhos, qui sera complètement pris de vitesse. L’action s’achève par un sauvetage in extremis de Nuno Mendes dans la surface parisienne, mais Paris était clairement pris de vitesse par le joueur portugais.

Quel était le rôle d’Achraf Hakimi dans cette action ? Il surveillait Enzo Fernandez. Luis Enrique souhaitait éviter une infériorité numérique au milieu de terrain, jugeant l’Argentin plus menaçant que la vitesse de l’ailier. Le but d’Enzo en seconde période confirmera que le coach espagnol avait raison de se méfier. Le positionnement central d’Hakimi a porté ses fruits tout au long du match, lui permettant même de semer le trouble à Dembélé sur le but du 2-1.

Luis Enrique a choisi de laisser Marquinhos galérer avec Pedro Neto pendant qu'Hakimi surveillait Enzo Fernandez
Luis Enrique a choisi de laisser Marquinhos galérer avec Pedro Neto pendant qu’Hakimi surveillait Enzo Fernandez - Canal+

Le plus subtil : Dembélé au cœur du jeu, Vitinha premier relanceur

Avoir Ousmane Dembélé sur le terrain offre un avantage non seulement par sa capacité à faire la différence, mais aussi par son habilité à prendre le contrôle dans les zones de création adverses. Cette zone, laissée vacante ces derniers temps, était cruciale puisque Vitinha, premier relanceur avec Pacho et Marquinhos, peinait à s’imposer comme il le faisait l’an passé.

Dembélé a par moments occupé un rôle de 8 avancé ou de 10 pour apporter du surnombre au milieu de terrain
Dembélé a par moments occupé un rôle de 8 avancé ou de 10 pour apporter du surnombre au milieu de terrain - Canal +

Jusqu’à sa sortie en seconde période, le joueur formé à Porto a pu profiter de sa technique pour soulager ses défenseurs contre le pressing des Blues, tout en ayant un relais de choix avec Dembélé, qui traversait le milieu pour éviter de faire reculer le jeu.

Le plus 2025 : Barcola dans le rôle du premier défenseur

Ousmane Dembélé, prêt à attaquer le gardien de l’Inter en finale de Ligue des champions, incarne l’une des images symboliques de la domination parisienne en 2025. Cependant, Dembouz est loin de son meilleur niveau physique de l’année dernière, et pour le protéger des blessures, il a fallu confier cette tâche à un joueur capable de le faire : Bradley Barcola, qui s’est imposé face à Filip Jorgensen.

Le pressing de Barcola s'est intensifié en seconde période, mais le Parisiens gênait déjà Jorgensen en première mi-temps.
Le pressing de Barcola s’est intensifié en seconde période, mais le Parisiens gênait déjà Jorgensen en première mi-temps. - Canal+

Le Danois a souvent brillé par son jeu au pied, mais face à un pressing quasi inévitable, il a fini par commettre une faute. Le troisième but est un don, certes, mais un don qu’il a fallu aller chercher. Le mérite revient à Barcola, et donc à Luis Enrique, qui a une nouvelle fois montré son bon sens en préparant l’ancien lyonnais à des tâches plus offensives ces dernières semaines.